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lundi 30 mars 2026

Histoire et souvenir à Gouarec en Côtes d'Armor

Inauguration de plaques commémoratives à Gouarec.

Plaque à l'école publique de Gouarec. Doc P.Le Dour

 C'est le vendredi 27 mars 2026 que le maire de Gouarec, Mr Lejart inaugurait en présence des élèves de l'école, des enseignantes et de représentants de la population qui s'étaient déplacés, deux plaques au nom de Marie Antoinette Cojean née à Gouarec en 1914 et décédée en 1986. Un mot de Pierre Le Dour, expliquait les raisons de cette inauguration qui donnait pour la première fois à l'école publique de Gouarec, un nom  qui est désormais: "école Primaire publique Marie Antoinette Cojean". Une présentation par Pierre Le Dour en visioconférence dans la salle polyvalente à proximité permettait d'en savoir un peu plus sur la vie et le destin de cette résistante gouarécaine, oubliée jusqu'au jour où le travail entrepris dans le cimetière de Saint Gilles, l'ancienne église paroissiale de Gouarec, avec Marilyn Le Moign, permettait à Pierre  de recécouvrir la tombe familiale de la famille Cojean sur laquelle une plaque commémorative avait été posée après restauration de la tombe en avril 2024. Pour financer cette plaque, Pierre avait suggéré une chaîne humaine reliant Gouarec à Plélauff  et en février 2024, plus de 200 personnes avaient répondu à l'appel, rendant l'action possible.

Plaque apposée sur le mur de sa maison de naissance.Doc P.Le Dour

Durant la même journée du 27 mars, Jérôme Lejart et Pierre Le Dour ont dévoilé cette dernière plaque sur la façade, rue au Lin, de l'ancien lieu de naissance de Marie Antoinette Cojean (actuelle Taverne des Ducs). Cette matinée d'inauguration a été également l'occasion de soutenir l'association Sauvegarde du Patrimoine de Gouarec (Président Mr Deronne), organisatrice de cette commémoration avec la mairie. Un grand merci  au travail de recherche et à la ténacité de Pierre Le Dour sans lesquels une résistante gouarécaine serait restée oubliée dans sa modeste tombe du cimetière inclinée par le lent travail du temps.

mercredi 25 mars 2026

Patrimoine de Gouarec en Côtes d'Armor

 Premier trimestre 2026 à Gouarec

C'est  le vendredi 27 mars que Gouarec va se souvenir plus particulièrement d'une figure de la Résistance par un certain nombre d'actions de commémoration et d'hommage à l'une de ses enfants. Tout d'abord: inauguration à 9h d'une plaque à l'école publique qui prend le nom de Marie Antoinette Cojean avec le mot de Pierre Le Dour et du maire: Jérôme Lejart. 9h45: conférence de Pierre Le Dour à la salle polyvalente (du minigolf; prix d'entrée libre au profit de la "Sauvegarde du patrimoine").11h: plaque dévoilée sur la maison natale de Marie Antoinette Cojean (actuelle Taverne des Ducs) et verre de l'amitié sous les Halles, offert par la municipalité de Gouarec.

La rue de l'église en février 2026 (photo O.F)
La pluviométrie abondante en ce début d'année 2026 a  fait resurgir des souvenirs aux habitants du centre ville de Gouarec avec la montée des eaux dans les rues et jusqu'au porche de l'église. Mais cette inondation partielle n'a pas battu de record en hauteur d'eau (et c'est tant mieux pour les gouarécains!). Le spectacle de la rue de l'église couverte d'eau comme celle de la rue au Lin, restera dans les mémoires.
la rue de l'église en 1916. Carte Postale Waron, St Brieuc


Sur la dernière image qui est une carte postale Waron (de Saint Brieuc) datée de 1916, on peut découvrir la même rue, bien différente par le nombre de façades en schiste sombre du pays (femme de dos en coiffe Fañch) et donc prise bien avant le goudronnage des routes et l'arrivée de l'électricité qui entrera véritablement en service le 15 novembre 1931. Gouarec comme Trève de Plouguernevel avant la Révolution dépendait de l'évêché de Quimper (Cornouaille) et non de Vannes comme indiqué sur certains sites du net. Il faut passer au Sud du Doré et du Blavet pour être dans l'évêché de Vannes, ce qui est le cas de Plélauff.

mardi 17 mars 2026

Les Cartes Blanches de Sainte Brigitte en Morbihan

"De la truite à la crêpe" Histoire de la restauration à Sainte Brigitte par Martine du Pontavice 

Suivie de la pièce à boire et à manger: "Merci d'être venu, c'est courageux" du Théâtre de Lorient

(en partenariat avec Pontivy Communauté). Dimanche 29 mars à 16h- Salle des fêtes de Ste Brigitte.

Affiche de la Carte Blanche
Cette Carte blanche se déroule en deux temps: 

1- Martine du Pontavice, cheffe de la Truite de Quénécan dans les années 1980-1990, restaurera la mémoire de ce premier et unique restaurant brigittois qu'elle a créé avec Gilles du Pontavice. Elle rendra également un hommage particulier à Denise Dupuis, ancienne cuisinière au château des Forges des Salles, et à Chislaine Le Bagousse, décédée cette année, qui a créé la crêperie "La Ribote".

2- Le Théâtre de Lorient présentera "Merci d'être venu, c'est courageux", une proposition à manger et à boire par Antony Cointre et Simon Delétang, dans le cadre de son itinérance sur notre territoire (partenariat culturel avec Pontivy Communaité).

Affiche de la pièce par le Théâtre de Lorient



ATTENTION: le début de la Carte blanche est à 16h et non à 15h comme habituellement. Le spectacle débutera à 17h.

Gratuit, boissons et gâteaux bienvenus comme à l'accoutumée.

Réservation conseillée (par texto): 06.48.25.47.00

jeudi 12 mars 2026

Abbaye de Boquen en Plénée-Jugon, Côtes d'Armor

Sur les traces des cisterciens en pays gallo: l'abbaye de Boquen en Plénée-Jugon

Boquen, pignon ouest de l'abbatiale en mars 2026.Photo PJ
Cette abbaye se situe à l'orée de la forêt de Plénée-Jugon. Elle a été fondée au XIIe siècle, en 1137 par Olivier II de Dinan et Agnorie de Penthièvre, une première similitude avec Bon-Repos: Constance de Bretagne Penthièvre est de la même "maison" et la fondatrice en 1184 de l'abbaye de Bon-Repos avec son époux, Alain III de Rohan. L'abbaye de Boquen est fille de Bégard qui est la première grande abbaye cistercienne dans ce secteur. Elle est abandonnée à la Révolution comme beaucoup d'édifices religieux. Classée MH en 1938.

Cette abbaye est réinvestie en 1936 par Dom Alexis Presse, un moine cistercien en délicatesse avec son ordre monastique. C'est lui qui restaure l'abbaye, alors en très mauvais état. En 1965, Bernard Besret (ex-théologien fort connu dans les années 1960-1970), prend la suite en ayant rompu avec le catholicisme en 1970. De 1976 à 2011, l'abbaye héberge la communauté des Soeurs de Bethléem et depuis le 1/01/2011, c'est la Communauté du Chemin Neuf qui gère le site.

Intérieur de l'abbatiale vu du chevet
PhotoPJ
Cette abbatiale encore bien conservée date donc du dernier quart du XIIe siècle (fenestrage roman sur la nef). Le choeur gothique a été approfondi au XVe siècle et contient le tombeau de Gilles de Bretagne, né vers 1420, mort assassiné en prison en 1450, Seigneur de Chantocé et fils du Duc de Bretagne JeanV et frère des ducs François premier et Pierre II.
L'impression générale laissée par le bâtiment est celle d'une église démesurément grande et austère mais dont la taille révèle l'importance de la communauté monastique de l'époque. Sa construction en granite sombre grossier ajoute une touche monochrome qui amplifie ce côté austère et nu car ici et conformément à l'esprit cistercien, pas d'ornementations excessives ni nombreuses statues. Le style est volontairement dépouillé.
Armarium, transept nord, 
contre le mur ouest à l'angle
du cloître. Photo PJ

Un armarium (endroit où l'on place des livres et documents divers) orne le mur ouest du transept nord, proche de la sacristie et de la salle capitulaire. On voit ici la disposition du clocher, très souvent positionné à la croisée de la nef et du transept, comme au Relec ou à Bon-Repos. Dans cette dernière abbaye, les archives mentionnent les réparations réalisées au XVIIe sur le clocher en mauvais état en précisant qu'il était couvert d'ardoises (rien à voir avec la flèche en granite de Saint Mayeux!)
Salle capitulaire (XIIe). Photo PJ


 




Sur cette façade de la salle capitulaire, deux baies géminées encadrent la porte avec des arcs en plein cintre et chapiteaux  sculptés de motifs végétaux. Le granite utilisé ici est plus fin que celui qui domine dans la nef. Un nombre important d'anciennes pierres tombales sont visibles au sol de la salle capitulaire. Les sculptures en bas-relief sur ces dalles mortuaires soulignent l'importance des personnages enterrés ici (crosses d'abbés, blasons...)Les autres bâtiments ont été fortement remaniés au XVIIe et XVIIIe siècle, puis restaurés et modifiés au XXe.

Quel rapport entre cette abbaye et celle de Bon-Repos en Saint Gelven (Bon-Repos-sur-Blavet aujourd'hui)? Des sites comme "infobretagne" parlent de Bon-Repos comme "fille" de Boquen, ce qui est faux, Bon-Repos est fille de Savigny, alors pourquoi cette confusion? Parceque Guillaume Grignon, abbé de Boquen, ratifie en 1390 une donation faite à l'abbaye de Bon-Repos par Jean, vicomte de Rohan et le texte de cet acte indique Guillaume Grignon comme Père de Bon-Repos. Notons également au passage que Nicolas, abbé de Cîteaux, supérieur général de l'ordre cistercien procède en 1387 à une réforme de l'abbaye de Bon-Repos qui est mise sous tutelle de Boquen et de Coatmalouen (Décadence de Bon-Repos, "fêtes païennes" au cours du XVe siècle). En 1469, apparaît le nom de l'abbé Alain de Penguily (également toponyme que l'on trouve sur Boquen) accusé de "maléfices, délits et mauvaise administration".C'est  l'ensemble de ces éléments qui a contribué à la confusion sur la filiation de Bon-Repos. Sources: voir synthèse  wikipedia, patrimoine de Plénée-Jugon..."Les cisterciens en Bretagne aux XIIe et XIIIe siècle" d'André Dufief...


dimanche 8 mars 2026

Patrimoine de Rosquelfen en Laniscat, Bon-Repos-sur-Blavet (22)

La fontaine et le lavoir du Rocher du Marquis à Rosquelfen en mars 2026

Fenteun Correk et lavoir à Rosquelfen en mars 2026
En ce début mars, le lavoir du Rocher du Marquis à Rosquelfen est bien rempli, alimenté par une fontaine boostée par les pluies incessantes des mois précédents. Des animaux y viennent sans doute plus souvent aujourd'hui que les humains qui ont construit et utilisé le lavoir pendant des siècles. L'usage de ce lavoir par les gens de la lande de Rosquelfen s'est achevé dans les années 1980. Ce sont donc les sangliers et les chevreuils qui deviennent les principaux utilisateurs...

Dans le lavoir en mars 2026

En s'approchant du lavoir, on distingue une ombre rouge qui se déplace sur le lit de feuilles mortes, feuilles qui lui servent d'abri en cas de gel (rare) ou d'une éventuelle menace.

Poisson rouge dans le lavoir
Ce poisson a été gagné par une petite fille en 2016 à Binic. Il faisait quelques centimètres. Aujourd'hui, il est le gardien permanent du lavoir et en 10 ans, il s'est allongé d'environ 15 cms ce qui démontre sa capacité de résistance et d'adaptation dans un milieu fermé mais tout de même bien plus vaste qu'un "bocal" à poisson rouge! Une curiosité à voir en passant sur l'ancien chemin qui reliait autrefois la fontaine et le lavoir au village de Rosquelfen.