Eté 2011
Promeneur cette année t'étonne!
L'été se confond à l'automne
Car le soleil se lave ici
Dans les ondées baignant la terre
Suivant sa course en solitaire
Sous l'arc-en-ciel, nuages gris
L'eau est ainsi cadeau béni
Et manteau vert sur le pays
Aux crêtes vives d'ardoises bleues.
Le vert et bleu s'ajoutent à l'or
Des fleurs d'ajoncs qui poussent encore
Dans ce pays béni des dieux.
L'été n'est pas rigueur d'azur
Ni couleurs vives ni ciel bleu pur
Mais une palette de pastels
Complexité toute en nuances
Soleil couchant, lac de garance
Un paradis pour les mortels.
Promeneur si tu cherches encore
Dans ce pays d'autres trésors
Que celui qu'il peut te donner
Les eaux des sources de la vie,
Forêts, fontaines, vertes prairies,
Alors ailleurs tu dois chercher.
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lundi 1 août 2011
poème
Aux Allées Couvertes
Persistance de la vie à refaire en silence
La balance des choses en équilibre instable
Table de pierre antique en tombe vénérable
Formidable vaisseau, la mort aurait un sens?
Des hommes inhumés là ont laissé leur empreinte
Complainte du tombeau au sommet du landier
Landes, fougères, bruyères, en suaire d'herbier
Enveloppent l'espace et la mémoire éteinte.
Table d'hôte ou de pierre, de la vie à la mort
Morte vie sans bonheur ou amour de la vie
Vivre c'est bien aimer, bonheur es-tu d'ici?
Ici est aujourd'hui et aimer rend plus fort.
Persistance de la vie à refaire en silence
La balance des choses en équilibre instable
Table de pierre antique en tombe vénérable
Formidable vaisseau, la mort aurait un sens?
Des hommes inhumés là ont laissé leur empreinte
Complainte du tombeau au sommet du landier
Landes, fougères, bruyères, en suaire d'herbier
Enveloppent l'espace et la mémoire éteinte.
Table d'hôte ou de pierre, de la vie à la mort
Morte vie sans bonheur ou amour de la vie
Vivre c'est bien aimer, bonheur es-tu d'ici?
Ici est aujourd'hui et aimer rend plus fort.
samedi 23 juillet 2011
trésor de Laniscat
Le plus important trésor monétaire datant de la Tène (-450 jusqu'à l'occupation romaine) en France a été découvert en 2007 lors de travaux de contournement de Gouarec, à proximité de Rosquelfen, par l'archéologie préventive (des statères avaient déjà été découverts par Claudine Bernard de Laniscat). Ce trésor est composé de 58 statères d'or allié et 487 quart de statères de même composition. Ces pièces qui représentent une fortune considérable pour l'époque appartiennent selon les archéologues à la tribu celte des Osismes qui occupaient l'ouest de l'Armorique et dont la capitale se situait à l'emplacement de l'actuelle ville de Carhaix. Selon les mêmes sources (INRAP), ces monnaies dateraient de la fin de la Tène, c'est à dire au début de l'occupation romaine de l'Armorique (70 à 50 avant JC). Si nous comparons ces pièces à d'autres pièces plus anciennes mais également de la Tène (troisième et deuxième siècle avant notre ère) on constate une grande variabilité des couleurs ce qui correspond également à une variabilité métallurgique. En effet, la fin de la Tène se caractérise par la raréfaction de l'or. Celui-ci est fortement dilué par alliage avec le cuivre et l'argent. C'est pourquoi l'appellation d'électrum pour ces pièces n'est pas appropriée, même si en "Histoire de l'Art" son usage est exagérément extensif. Il s'agit bien d'or allié à forte teneur en cuivre (l'électrum est un alliage naturel d'or et d'argent pour les minéralogistes).
Statère du Trésor de Laniscat, avers à tête d'homme aux cheveux en boudins et sourcil perlé. Frappe bien centrée et bords irréguliers. Couleur cuivrée. L'avers est légèrement bombé (il se trouve du coté du coin "dormant" au cours de la frappe; le revers est lui plus concave car il prend directement le choc du coin "mobile"
Revers de la même pièce avec cheval au galop monté d'un cavalier brandissant un javelot et muni d'un bouclier. Probable gonfanon en demi-lune devant le cavalier , animal dont on aperçoit l'arrière-train sous les antérieurs du cheval. Ce thème du guerrier à cheval est particulièrement fréquent chez les celtes.
Certains statères sont moins cuivrés et approchent la couleur du "bas or" ci-dessous (pièces Namnètes) ce qui correspond à des différences de teneur en or, argent et cuivre, observation intéressante pour la compréhension de l'histoire complexe de ce trésor.
Observons la couleur de ce statère d'or à traces de cuivre provenant de la dispersion de la collection personnelle d'André Breton en 2007. Il s'agit d'une pièce Suessiones (Avers) plus ancienne que les pièces du trésor de Laniscat et en or pratiquement pur (quelques % de Cu). La différence de couleur est sans ambiguïté.
Le revers de la pièce est également bien centré, ovalisé au moment de la frappe (Suessiones or).
Pour comparer avec un autre type d'alliage que les numismates appellent "bas or", il faut observer attentivement la pièce ci-dessous en bas-or qui correspond à une proportion à peu près équivalente d'or et d'argent ainsi qu'un faible pourcentage de cuivre. La couleur est caractéristique et permet de faire la distinction entre statère d'or, bas or et or allié à faible teneur qui caractérise la fin de l'époque celtique.
Avers de statère "Namnetes bas or" à tête d'homme de profil à droite, chevelu, ornementation perlée. La couleur comparée à la pièce précédente est plus pâle ce qui dénote une teneur plus importante d'argent avec présence de cuivre (analysé par microscopie électronique à balayage couplée à un analyseur EDS)
Dispersion de la collection d'André Breton: 2007
Période de la Tène II
Même pièce "Namnetes bas or" au cavalier à bride tenue, en position de saut par dessus un personnage à tête "d'Alien". L'extraordinaire diversité des graphismes qui s'éloignent du réalisme méditerranéen et témoignent d'une capacité d'abstraction et d'imagination spécifique au monde celtique, est une source inépuisable d'étude et un document laissé par nos ancêtres comme une fenêtre ouverte sur leur imaginaire, leurs concepts métaphysiques et l'extraordinaire finesse de leur art!
Statère du Trésor de Laniscat, avers à tête d'homme aux cheveux en boudins et sourcil perlé. Frappe bien centrée et bords irréguliers. Couleur cuivrée. L'avers est légèrement bombé (il se trouve du coté du coin "dormant" au cours de la frappe; le revers est lui plus concave car il prend directement le choc du coin "mobile"
Revers de la même pièce avec cheval au galop monté d'un cavalier brandissant un javelot et muni d'un bouclier. Probable gonfanon en demi-lune devant le cavalier , animal dont on aperçoit l'arrière-train sous les antérieurs du cheval. Ce thème du guerrier à cheval est particulièrement fréquent chez les celtes.
Certains statères sont moins cuivrés et approchent la couleur du "bas or" ci-dessous (pièces Namnètes) ce qui correspond à des différences de teneur en or, argent et cuivre, observation intéressante pour la compréhension de l'histoire complexe de ce trésor.
Observons la couleur de ce statère d'or à traces de cuivre provenant de la dispersion de la collection personnelle d'André Breton en 2007. Il s'agit d'une pièce Suessiones (Avers) plus ancienne que les pièces du trésor de Laniscat et en or pratiquement pur (quelques % de Cu). La différence de couleur est sans ambiguïté.
Le revers de la pièce est également bien centré, ovalisé au moment de la frappe (Suessiones or).
Pour comparer avec un autre type d'alliage que les numismates appellent "bas or", il faut observer attentivement la pièce ci-dessous en bas-or qui correspond à une proportion à peu près équivalente d'or et d'argent ainsi qu'un faible pourcentage de cuivre. La couleur est caractéristique et permet de faire la distinction entre statère d'or, bas or et or allié à faible teneur qui caractérise la fin de l'époque celtique.
Avers de statère "Namnetes bas or" à tête d'homme de profil à droite, chevelu, ornementation perlée. La couleur comparée à la pièce précédente est plus pâle ce qui dénote une teneur plus importante d'argent avec présence de cuivre (analysé par microscopie électronique à balayage couplée à un analyseur EDS)
Dispersion de la collection d'André Breton: 2007
Période de la Tène II
Même pièce "Namnetes bas or" au cavalier à bride tenue, en position de saut par dessus un personnage à tête "d'Alien". L'extraordinaire diversité des graphismes qui s'éloignent du réalisme méditerranéen et témoignent d'une capacité d'abstraction et d'imagination spécifique au monde celtique, est une source inépuisable d'étude et un document laissé par nos ancêtres comme une fenêtre ouverte sur leur imaginaire, leurs concepts métaphysiques et l'extraordinaire finesse de leur art!
mardi 19 juillet 2011
chapelle de Rosquelfen
Les personnages sculptés du retable correspondent très probablement aux donateurs. Leur tenue vestimentaire est conforme au style François Premier.
En examinant les personnages on s'aperçoit que tous les hommes sont représentés avec une barbe (à l'exception de Saint Jean qui figure dans cet ensemble actuellement mais qui pourrait bien provenir d'un autre mobilier de même époque).
La restauration tient compte de la polychromie d'origine.
Ce retable a été classé le 13 août 1964
En examinant les personnages on s'aperçoit que tous les hommes sont représentés avec une barbe (à l'exception de Saint Jean qui figure dans cet ensemble actuellement mais qui pourrait bien provenir d'un autre mobilier de même époque).
La restauration tient compte de la polychromie d'origine.
Ce retable a été classé le 13 août 1964
vendredi 8 juillet 2011
poème
Orage
Le ciel toujours mobile rassemble les nuages
Déroule leurs masses sombres comme un signal funeste
Bientôt viendra la pluie, le souffle de l'orage
Les ruisseaux bondissants sous la colère céleste.
Puis l'orage passera, repassera encore
Sur les crêtes boisées, sur les maisons de pierres
Sur les prés verdoyants, sur les enclos des morts
Dans une course sans fin, sans raisons, sans repères.
L'eau, la terre et le feu célèbrent leurs épousailles
Et perpétuent sans fin le cycle de la vie
Ainsi l'espoir est vif au moment des semailles
Puis le bonheur parfois aux automnes épanouis.
L'humain contemplatif pressent déjà l'hiver
Qui jette dans sa mémoire de grands reflets glacés
Sa conscience du temps a une saveur amere
Celle d'un bonheur furtif face à l'éternité.
Le ciel toujours mobile rassemble les nuages
Déroule leurs masses sombres comme un signal funeste
Bientôt viendra la pluie, le souffle de l'orage
Les ruisseaux bondissants sous la colère céleste.
Puis l'orage passera, repassera encore
Sur les crêtes boisées, sur les maisons de pierres
Sur les prés verdoyants, sur les enclos des morts
Dans une course sans fin, sans raisons, sans repères.
L'eau, la terre et le feu célèbrent leurs épousailles
Et perpétuent sans fin le cycle de la vie
Ainsi l'espoir est vif au moment des semailles
Puis le bonheur parfois aux automnes épanouis.
L'humain contemplatif pressent déjà l'hiver
Qui jette dans sa mémoire de grands reflets glacés
Sa conscience du temps a une saveur amere
Celle d'un bonheur furtif face à l'éternité.
mardi 5 juillet 2011
poème
Confidences aux ruines
Dans cet Eden, terroir des fées
Les mousses vertes recouvrent encore
Ecorces, murs et grands rochers
Dans une lumière aux reflets d'or
Paraît soudain dans un landier
Les pans de mur d'un ermitage
Offrant aux ronces ses pierres ornées
Triste destin d'un vieil ouvrage
Et cette ruine dans son vallon
Exhale encore tant de mystère
A ces vieux murs se confieront
Par les amants, des voeux sincères
Dans la beauté de ce lieu fort
Arcs ogivés, pierres sculptées
Le grand secret des coeurs et corps
La symphonie Eternité.
Dans cet Eden, terroir des fées
Les mousses vertes recouvrent encore
Ecorces, murs et grands rochers
Dans une lumière aux reflets d'or
Paraît soudain dans un landier
Les pans de mur d'un ermitage
Offrant aux ronces ses pierres ornées
Triste destin d'un vieil ouvrage
Et cette ruine dans son vallon
Exhale encore tant de mystère
A ces vieux murs se confieront
Par les amants, des voeux sincères
Dans la beauté de ce lieu fort
Arcs ogivés, pierres sculptées
Le grand secret des coeurs et corps
La symphonie Eternité.
dimanche 3 juillet 2011
sculpture
Le tuffeau blanc de Touraine offre des possibilités inégalées dans l'exécution de détails en sculpture. Son emploi est recherché pour les frises, bas-reliefs et ornementation des façades de monuments religieux ou profanes. C'est pourquoi la Touraine regorge de monuments très ornés comme églises, cathédrales, châteaux. Dans ce bloc de tuffeau blanc, un essai représentant deux rois de l'époque mérovingienne en Bretagne: Judual et Judicaël, et un roi de l'époque Carolingienne: Nominoë, premier roi de Bretagne (IXe siècle).
| Rois bretons dans tuffeau de Touraine |
vendredi 1 juillet 2011
Sculpture
| élément de corniche du XVI e redimentionné |
| emplacement de l'ensemble décoratif (fermé par planches) |
jeudi 30 juin 2011
poème
Le choix d'Epicure
Le hasard est joueur et nous de petits pions
Posés sur l'échiquier de ce monde infini
Il nous place et déplace sans nous dire les raisons
Pour nous jeter enfin dans le puits de l'oubli
Mais l'homme du hasard ne comprend pas les choix
Persuadé souvent qu'un tuteur bienveillant
Pèse sur son destin, lui évitant l'exploit
De réussir sa vie ici et maintenant!
Le phylactère succinct dans les doigts d'épicure
Indique les idées, convictions du sculpteur
Taillant le tronc de chêne et gravant l'écriture
Des philosophes grecs d'avant le Rédempteur
Démocrite, Epicure, en penseurs humains
Ont vu la Vérité chutant dans les tréfonds
D'un abîme grand ouvert et comprirent soudain
Que l'homme ne saurait rien, l'abîme était sans fond!
"La vérité est au fond de l'abîme et l'abîme est sans fond"Démocrite (460 avant JC)
Le hasard est joueur et nous de petits pions
Posés sur l'échiquier de ce monde infini
Il nous place et déplace sans nous dire les raisons
Pour nous jeter enfin dans le puits de l'oubli
Mais l'homme du hasard ne comprend pas les choix
Persuadé souvent qu'un tuteur bienveillant
Pèse sur son destin, lui évitant l'exploit
De réussir sa vie ici et maintenant!
Le phylactère succinct dans les doigts d'épicure
Indique les idées, convictions du sculpteur
Taillant le tronc de chêne et gravant l'écriture
Des philosophes grecs d'avant le Rédempteur
Démocrite, Epicure, en penseurs humains
Ont vu la Vérité chutant dans les tréfonds
D'un abîme grand ouvert et comprirent soudain
Que l'homme ne saurait rien, l'abîme était sans fond!
samedi 25 juin 2011
poème
Confidence
Fontaine qui coule des schistes bleus
Ecoute la peine du promeneur
Dans sa poitrine bondit son coeur
L'esprit est jeune dans un corps vieux.
Et le passant peut admirer
L'écrin sylvestre de son enfance
La maison basse de sa naissance
La nature forte et préservée
Il sent pourtant cette menace
Toujours issue du genre humain
Qui aujourd'hui ne comprend rien
A l'équilibre de cet espace
Car c'est ici, terre sous la pluie
Que la nature impose à tous
Son manteau vert, ses fleurs, ses mousses
La véritable source de vie.
Fontaine qui coule des schistes bleus
| Vallée du Daoulas |
Dans sa poitrine bondit son coeur
L'esprit est jeune dans un corps vieux.
Et le passant peut admirer
L'écrin sylvestre de son enfance
La maison basse de sa naissance
La nature forte et préservée
Il sent pourtant cette menace
Toujours issue du genre humain
Qui aujourd'hui ne comprend rien
A l'équilibre de cet espace
Car c'est ici, terre sous la pluie
Que la nature impose à tous
Son manteau vert, ses fleurs, ses mousses
La véritable source de vie.
jeudi 23 juin 2011
chapelle juin 2011
Le mobilier orné qui encadre l'autel à traces de polychromie correspond dans cette position à un retable. Ce retable était à l'origine un jubé ou élément de jubé, classé le 13 août 1964. Il a été déplacé et adapté au mur contre lequel il est adossé. Les médaillons en bois polychrome représentent les donateurs et correspondent par leur habillement à des personnages du XVIe siècle. Il n'est donc pas invraisemblable que ce jubé soit un élément de celui qui séparait à l'origine, la nef du choeur, disposition habituelle de ce mobilier ornemental à cette époque. Il existe encore dans le pays, à Notre Dame de la Croix en Plélauff (canton de Gouarec), un superbe jubé, très bien conservé et dans sa position d'origine entre le choeur et la nef, ce qui donne un aperçu de l'effet global d'une telle disposition (le but était alors de séparer le côté sacré de l'édifice, représenté par le choeur, de sa partie profane représentée par la nef où se tenait la population).Deux statues en bois polychrome font partie de cet ensemble mais paraissent avoir été réajustées par sciage. Ces statues anciennes (XVIe siècle) proviennet sans doute d'un autre mobilier.Leur étude permettra peut-être d'en savoir plus.
Statue de sainte Barbe représentée avec le rameau dans une main et la tour dans laquelle elle était enfermée
ci-dessous: St Jean l'évangéliste détail du visage de Sainte Barbe
Statue de sainte Barbe représentée avec le rameau dans une main et la tour dans laquelle elle était enfermée
ci-dessous: St Jean l'évangéliste détail du visage de Sainte Barbe
chapelle juin 2011
La première image montre le mur est du transept après travaux avec son ancien autel de pierre polychromé.
La seconde image représente la remise en place du jubé dont on voit bien qu'il a été adapté à l'emplacement. Celui-ci n'est pas celui d'origine (respect de l'ouverture au fond avec élévation du panneau courbe). Avec ce jubé, il y avait également deux statues de bois polychrome détaillés dans le message suivant. Ce mobilier classé est daté du XVIe siècle.
Ce jubé avait été déplacé par l'entreprise COREUM de Bieuzy-les-Eaux avant le démontage du pignon du transept. Il est aujourd'hui réinstallé dans sa position initiale, opération effectuée sous l'égide du Conseil Général des Côtes d'Armor (Céline Robert) qui finance une partie de l'opération. Signalons également que cette entreprise est celle qui a réalisé entre 1996 et 1998 la restauration du jubé, elle se dénommait à l'époque Entreprise Gilbert Le Goel, spécialisée dans la restauration de ce type de mobilier classé.
La seconde image représente la remise en place du jubé dont on voit bien qu'il a été adapté à l'emplacement. Celui-ci n'est pas celui d'origine (respect de l'ouverture au fond avec élévation du panneau courbe). Avec ce jubé, il y avait également deux statues de bois polychrome détaillés dans le message suivant. Ce mobilier classé est daté du XVIe siècle.
Ce jubé avait été déplacé par l'entreprise COREUM de Bieuzy-les-Eaux avant le démontage du pignon du transept. Il est aujourd'hui réinstallé dans sa position initiale, opération effectuée sous l'égide du Conseil Général des Côtes d'Armor (Céline Robert) qui finance une partie de l'opération. Signalons également que cette entreprise est celle qui a réalisé entre 1996 et 1998 la restauration du jubé, elle se dénommait à l'époque Entreprise Gilbert Le Goel, spécialisée dans la restauration de ce type de mobilier classé.
mercredi 22 juin 2011
chapelle juin 2011
dimanche 19 juin 2011
poème
Les poètes et leur temps
De nos contemporains nous serons incompris
Condamnés, mal jugés, soupçonnés, contredits
Car le peuple en aveugle et en sourd ignorant
Impose à ses enfants de rester dans le rang.
Il faut bien du courage aux artistes, aux poètes
Comme sibylles, oracles, magiciens et prophètes
Autrefois condamnés, brûlés, décapités,
Alors que bien souvent, ils disaient vérité.
La poésie et l'art offrent à leur créateur
Un univers magique, les sources du bonheur
Et ce bel héritage sera trésor envié
Que personne ne pourra ni détruire ni voler.
"Tu seras du vulgaire appelé frénétique"
Faisait dire à Euterpe un Ronsard très lyrique
Exposant par la muse, la mission du poète,
Savoir dire le vrai, en musique de fête.
De nos contemporains nous serons incompris
Condamnés, mal jugés, soupçonnés, contredits
Car le peuple en aveugle et en sourd ignorant
Impose à ses enfants de rester dans le rang.
Il faut bien du courage aux artistes, aux poètes
Comme sibylles, oracles, magiciens et prophètes
Autrefois condamnés, brûlés, décapités,
Alors que bien souvent, ils disaient vérité.
La poésie et l'art offrent à leur créateur
Un univers magique, les sources du bonheur
Et ce bel héritage sera trésor envié
Que personne ne pourra ni détruire ni voler.
"Tu seras du vulgaire appelé frénétique"
Faisait dire à Euterpe un Ronsard très lyrique
Exposant par la muse, la mission du poète,
Savoir dire le vrai, en musique de fête.
samedi 11 juin 2011
poème
Espace druidique
Mouvement en songeant, progressant d'un pas lent
Mesuré
Esprit tendu vers les nues
Ensoleillées
Au sommet dénudé, flancs boisés, singuliers
Dans le cercle de pierres
Inondé de lumière
Le barde s'interroge encore
Silencieux dans ce lieu sur son sort
Le grand cercle de pierres impose sa volonté
A ceux qui y pénètrent en choix délibéré
Scellant l'union sacrée d'esprits en rêve unis
En superposition au monde et à la vie
Dans un espace unique d'imaginaires dorés
Hors du temps des humains mais dans celui des fées.
Mouvement en songeant, progressant d'un pas lent
Mesuré
Esprit tendu vers les nues
Ensoleillées
Au sommet dénudé, flancs boisés, singuliers
Dans le cercle de pierres
Inondé de lumière
Le barde s'interroge encore
Silencieux dans ce lieu sur son sort
Le grand cercle de pierres impose sa volonté
A ceux qui y pénètrent en choix délibéré
Scellant l'union sacrée d'esprits en rêve unis
En superposition au monde et à la vie
Dans un espace unique d'imaginaires dorés
Hors du temps des humains mais dans celui des fées.
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