Libellés

samedi 30 août 2014

Festival Fisel

Balade en pays Fisel


Le samedi 31 août 2014 s'est déroulé au départ du village Fisel à Rostrenen, la balade découverte du pays, une invitation au voyage dans l'imaginaire, le mystère et l'environnement géologique et topographique de la bordure Sud de Rostrenen. Débuté par un poème de Baudelaire recomposé pour la circonstance, la ballade s'est engagée sur un chemin parsemé de surprises comme ce sonneur de Uilleann-pipe concentré sur son jeu, au fond d'une vallée encaissée dans le granite de Rostrenen.
Plus loin, et après une belle prestation acrobatique dans les toiles suspendues à un arbre, une maquette détaillée du terrain d'aviation de Bordeaux pendant la guerre, au moment du débarquement du 6 juin 1944, illustre les propos sur les événements qui se sont déroulés en centre Bretagne à ce moment là: les avions américains venus raser cet aéroport, abattus par les allemands et tombés dans la région, le sauvetage des pilotes et membres d'équipages rescapés, puis la réflexion qu'imposent les  attitudes de la population à ce moment là: résistants ou collaborateurs ou ni l'un ni l'autre? Quelle serait notre attitude dans une situation similaire??
Tout le trajet de la marche est jalonné de surprises, œuvres d'art dispersées sur les rochers ou dans les champs en bordure de la rivière de St Jacques, présentation des métiers de la forêt, visite de la grotte, de la motte castrale, des anciennes exploitations de granite: une belle journée que les participants ne vont pas oublier!


Expression corporelle sous les hêtres
Chant des "Langues de meufs"

Sculpture en terre cuite de Clotilde Cousin
                                                          

mardi 19 août 2014

Poème

Les pierres

Pierres dressées, pierres du Liscuis
Pierres spectrales dans la nuit
Pierres des tombes gravées d'hier
Pierres sculptées des vieux calvaires
Pierres des ruines et des talus
Pierres vénérables des statues
Pierres sur la lande dispersées
Pierres des champs et des cités
Pierres des runes et de mémoire
Pierres des elfes en écritoires
Pierres moussues, amas géants
Grottes secrètes des korrigans
Ardoises épaisses des toitures
Schistes bleutés de nos vieux murs
Pierres immobiles et silencieuses
Pierres éternelles et généreuses
Pierres des sources recevant
Les confidences des amants
 Les pierres parlent aux humains
Mémoire fidèle de leur destin.

Illustrations:1- pierre tombale de Toussaint Maurice Le Flahec de Guermeur, en schiste, dans le cimetière de Rosquelfen (Laniscat:22), décédé en 1803 et parent  d'Yves Joseph Le Flahec de Guermeur, chirurgien partisan de la Révolution, assassiné devant chez lui par les chouans le 6 juin 1795.
2-Message elfique dans l'ardoise.3:Borne milliaire romaine du Moustoir en Plélauff (22).

Géographie, Blavet

Le Blavet, fleuve ou rivière?

Devant les avis contrastés à ce sujet, il faut revenir à la  définition du dictionnaire qui indique bien qu'un cours d'eau se jetant dans la mer ou l'océan est un fleuve. Ce beau cours d'eau qui passe à Gouarec et se jette dans l'Atlantique à Lorient est barré à Guerlédan par le barrage hydroélectrique commencé en 1924 et inauguré en 1930, noyant 17 écluses du canal de Nantes à Brest sous ses eaux.
Les géographes ont ajouté à la définition du dictionnaire des critères techniques qui sont sans doute à l'origine des hésitations sur l'appellation, comme le débit , la taille et l'importance des affluents, la longueur etc.

C'est en tenant compte de ces critères complémentaires que l'appellation de "fleuve côtier" a été créée par les mêmes géographes. C'est dans cette catégorie que sont rangés les cours d'eau armoricains qui se jettent dans l'Atlantique ou la Manche.
On peut donc dire et écrire que le Blavet est un fleuve côtier de 149 kms environ et qui prend sa source dans les Côtes d'Armor, à 5 kms au Sud de Bourbriac.
La photo montre le Blavet en crue sous le pont de Bon Repos, près de l'abbaye du même nom (sur Saint Gelven, 22) en février 2014, période particulièrement pluvieuse (voir article sur Gouarec inondé à cette période).

jeudi 14 août 2014

Archéologie

Menhir et camp de Hacadour sur les bords du canal en Mellionnec (22)

Le site de Hacadour est proche de la chapelle de la Pitié en Mellionnec, un endroit qui correspond à un élargissement du canal de Nantes à Brest avant qu'il ne s'engouffre dans une sorte de "passe" ceinturée de sommets granitiques (double écluse à cet endroit). Avant le canal, le grand Doré coulait déjà dans la vallée. En période de basses eaux du canal, on peut voir les deux arches d'un ancien pont réputé d'époque romaine et qui témoigne de la présence d'une ancienne voie et donc de l'importance du lieu. La photo présente l'état actuel du sommet topographique au sud du canal et à proximité du menhir de Hacadour.
Sur le site T4T35.fr intitulé "Mégalithes du monde"  le menhir est décrit comme un monument de granite de 2m40 de hauteur. Ce menhir est situé sur le versant sud de la crête et n'était visible que de la direction sud. Il semble annoncer le "camp" dont le même site indique qu'il présente plusieurs menhirs renversés. Il est aujourd'hui très difficile de distinguer entre les pierres considérées comme "menhirs" et le chaos naturel granitique qui présente les mêmes "marmites" de dissolution chimique qu'à Duault ou Kerbescond en Rostrenen (voir article précédent sur Kerbescond). Le site est défendu côté nord, par un véritable mur de granite presque vertical (limite de faille) dans lequel on retrouve des cavités dont l'une présente des similitudes avec la grotte du bois de Kerbescond sans en avoir la taille.

Flanc nord de Hacadour, chaos granitique (granite de Rostrenen) avec cavités ou grottes dont celle-ci assez profonde (cliquer sur la photo pour agrandir).
Véritable muraille de granite sur le flanc nord du camp de Hacadour, bordure sud du Doré canalisé (sorte de gorge ou resserrement de la vallée devant l'affleurement rocheux)
"Marmites" ou figures de dissolution chimique dans le granite de Rostrenen, comme à Kerauffret  en Plouguernevel (au dessus de la vallée du Doré, dite de Pont Croix ou à Kerbescond en Rostrenen, dans le même granite. Ce rocher se situe au centre de l'endroit nommé "camp de Hacadour". Il semble que cet endroit  soit répertorié par les archéologues dans les sites encore à étudier du Néolithique (site sans doute réutilisé à l'époque celtique et romaine) comme dans de nombreux endroits en centre Bretagne.

lundi 11 août 2014

Poème

L'harmonie perdue

Beau rosier sauvage
Gardien des présages
Dans le château disparu
Tu fais du roncier
L'endroit parfumé
Que je ne reconnais plus
Le temps des désirs
Des rires et plaisirs
Ne dure jamais très longtemps
Et le merveilleux
Les mystères du lieu
Vont sombrer dans le néant.

Au château abandonné
Un beau rêve s'est effacé.

Les ardoises bleues
L'endroit silencieux
Les croix blanches d'andalousite
Et l'eau de l'étang
Frisée par le vent
Gardent les secrets du site
Les grands arbres verts
Les ronces et le lierre
 La couverture végétale
Couvrent désormais
L'endroit que j'aimais
Au bord de l'étang des Salles.

Dans le vieux château ruiné
Parfume encore le rosier.

Vois sur le chemin
Tomber le crachin
Dont le voile alors efface
Les riches couleurs
Des bruyères en fleurs
Et les restes de nos traces
C'est au soir tombant
Qu'un soleil couchant
Illumine l'endroit perdu
Et cette lumière
Caressant la pierre
Parle d'un temps révolu.

Des présages du vieux rosier
Un augure cherche la clé.

Illustrations: étang des Salles, face aux ruines sur l'avancée de la rive dans l'étang; photo suivante: le rosier sur la façade, côté cour interne. 3e photo: face nord du château aux deux tours d'angle encore visibles. Dernière photo: ruines de  la tour Ouest réputée hantée.

jeudi 7 août 2014

Patrimoine sur Lanrivain

Le site de St Antoine en Lanrivain (22480)

Ce magnifique village, partiellement ruiné offre dans un décor sauvage et préservé de blocs granitiques, un échantillonnage exceptionnel du bâti rural allant du XVe au XVIIe siècle. En 1422, ce village est mentionné comme propriété du noble Rolland de Beaulieu. La première photo montre une restauration du village dans sa version XVIIe probable. Les murs sont en granite local, un faciès "porphyroïde" du granite de Quintin qui n'est pas sans rappeler celui de Rostrenen.
La seconde photo montre une originalité locale, les murs en "palis" ou orthostates de granite, une forme de construction assez rare dans le granite (on en trouve sur Trégunc) qui est taillé ou débité en blocs rectangulaires assez plats. Ces blocs seront utilisés pour construire des ponts, comme sur le Blavet en aval de Toul Goulic, lieu de passage d'une ancienne voie romaine ou antique.
Les traces d'exploitation du granite sont encore visibles et certaines peuvent remonter à l'âge du fer. Le pointillé visible sur cette photo a été réalisé pour placer des coins de bois qui sont mouillés ensuite pour éclater le bloc de manière contrôlée et linéaire. Cette technique n'était utilisée que lorsque le granite résistait à la fente directe par percussion. La photo montre une tentative de fente apparemment avortée.
Sur ce site, la très belle chapelle de Saint Antoine est réputée de la fin XVe, début XVIe siècle. Elle est restaurée en 1867 et 1935. Classée MH en 1932, elle présente un mur ouest du XVIIe. Une fontaine sacrée, dite "de dévotion" existe à proximité dans le vallon face au mur sud (le seul percé d'ouvertures). Cette fontaine s'inscrit également dans le secteur des sources du Blavet et de Toul Goulic, un lieu important pour les anciens Celtes puis à l'époque romaine (vestiges proches, en amont de Toul Goulic). Ce lieu a servi à la manifestation "Lieux mouvants, version 2014" par l'implantation de "jardins éphémères" qui s'intègrent parfaitement au décor naturel de ce très beau site entre Lanrivain et Trémargat.

Détails de l'ouverture circulaire à motif "trifolié", sur la façade sud de la chapelle Saint Antoine, un élément ornemental de la façade en grand appareillage de granite aussi remarquable que rare.
(Cliquer sur les photos pour les agrandir).
Sources: DRAC de Bretagne, Infobretagne: patrimoine de Lanrivain, canton de St Nicolas du Pelem.

jeudi 31 juillet 2014

Poème

Eté 2014

Chaleur du jour, moissons d'orages
Du grand soleil en pluies soudaines
Mouvants nuages au ciel de traîne
Glissent leurs ombres sur le bocage

Un souffle d'air dans la vallée
Désirs d'immersion végétale
Sur le halage d'un vieux canal
Un héritage du temps passé

Jardins fleuris bordés de murs
De l'or des blés au bleu des pierres
Vert des grands arbres drapés de lierre
Font de bien belles enluminures

Mais vers le Sud, d'épais nuages
Dévorent l'azur et la lumière
De belles roses messagères
Viennent de Ronsard nous dire l'adage:

"Le temps s'en va, le temps s'en va madame
Las! le temps non, mais nous nous en allons!"
(Illustrations: champ de céréales à Rosquelfen et chêne multiséculaire au Bois du Barde en Mellionnec, juillet 2014).

dimanche 27 juillet 2014

Recherches sur Rostrenen

Kerbescond en Rostrenen 22110

Kerbescond ou Kerbescont (suivant les auteurs) est un village au Sud de Rostrenen qui suscite la curiosité et l'intérêt des passionnés d'histoire, d'archéologie et de patrimoine en général. Ce nom signifie pour certains bretonnants "le village du Vicomte ou de la Vicomtesse", mais cette interprétation résiste mal à l'histoire locale qui parle du manoir de Kerbescont du XV et XVIe siècle (famille Le Gallic de Kerizouet) dépendant de la Baronnie de Rostrenen, ce qui exclue de fait une "Vicomté" à cet endroit. Une autre explication viendrait du celtique ancien qui signifie pour bescont, une courbure de la rivière, interprétation plausible. Le ruisseau de Saint Jacques s'enfile dans une série de failles N160 qu'il relie par des courbures. Ces  failles hercyniennes  facilitent l'érosion du granite. Kerbescond est situé dans le granite porphyroïde de Rostrenen, facile à identifier par ses énormes feldspaths potassiques (orthose ou microcline) appelés aussi "dents de cheval". Ces blocs de granite ont fait fantasmer plus d'un visiteur devant des "auges" et diverses cavités.
On retrouve ces cavités dans le site de Kerauffret, au-dessus de la vallée de Pont-Croix (petit Doré) à Plouguernevel, mais aussi dans le bois de Duault et d'autres endroits dans le granite. Une cavité en surface retient l'eau dans laquelle se déposent des feuilles qui en se décomposant dégagent de l'acidité. Celle-ci attaque la roche et produit ces cavités (photo: cliquer dessus pour l'agrandir. Le bloc a légèrement basculé vers la droite depuis la phase d'érosion de cette "marmite").
Le site officiel de Rostrenen parle de la motte féodale de Kerbescond, et en effet, on retrouve le fossé circulaire et le talutage toujours présents sur ce genre de fortification (deuxième photo). Cette structure est également visible à Kerauffret en Plouguernevel, Carnoet (Tossen Sant Gweltas) et dans de nombreux endroits. Nous sommes alors au Haut Moyen-Age, mais pour l'occupation de cet endroit à l'époque Romaine, il est plus difficile d'être précis (pas de datations ni études archéologiques). Certains auteurs comme  R.P. Giot ou Alain Le Diuzet parlent de haches en pierre polie (sans préciser la nature) et de monnaies attribuées aux Osismes (Inventaire archéologique des Côtes du Nord: 1969). Il y aurait donc aussi des traces de présence humaine au Néolithique et à l'époque de la Tène (celtes Osismes). Certains auteurs parlent aussi de carrefour de voies romaines mais cette affirmation n'est pas confirmée par les travaux de Jean-Yves Eveillard (Voies antiques en Bretagne, Thèse 1972). Il est par contre très probable que plusieurs voies antiques (antérieures à l'époque romaine) traversent ce secteur. Yvon Autret parle d'une voie Carhaix-Pontivy passant par Kerbescond sans préciser l'itinéraire par rapport au bois et à la rivière Saint Jacques. Seule la grande voie Condate-Vorgium est positionnée (Bonne Nouvelle- chapelle St Jacques et Miniou).
L'époque Néolithique n'a sans doute pas révélé ses secrets. Il existe en effet en rive Est de la rivière, au-dessus du moulin de Kerbescond (et derrière le manoir du même nom) une butte qui parait peu naturelle et mériterait quelques sondages de reconnaissance (photo ci-contre). Cette butte sur laquelle pousse un if (l'arbre sacré des celtes) a toutes les caractéristiques d'une butte tumulaire adossée aux blocs de granite qui surplombent la vallée. Les moyens actuels de l'archéologie risquent fort de laisser longtemps encore les curieux sur leur faim!

Enfin dans le bois de Kerbescond se niche une grotte signalée comme un abri du frère de la fameuse Marion du Faouet. Elle est habitée au début du XXe siècle par Jacques Caillebot décédé en 1913. Cette grotte est considérée par certains auteurs comme un ancien ermitage. A son entrée se remarquent encore les restes de la maçonnerie d'obturation de l'entrée avec la trace des anciennes huisseries. Tout le long de la rivière, d'anciens barrages témoignent de la présence de pècheries, puis de moulins (ruines), une richesse passée et directement liée à l'eau, source de vie à préserver.

mardi 22 juillet 2014

faune sauvage

Le jardin


En été dans le jardin apparait une faune sauvage qui sort des cavités dans le schiste, des sous-bois épais, comme cette famille de hérissons  se promenant le long des vieux murs.




Pas facile d'admirer leur binette car ils ont déjà les bons réflexes de survie. Malheureusement, ces réflexes ne les protègent pas du trafic routier, alors gare à la route!



Dans les vieux murs de pierres, les lézards verts attentent les rayons du soleil pour partir en chasse. Leur belle couleur est aussi un camouflage dans les mousses du vieux mur. Ils apprécient tout particulièrement le cotonaster en fleurs sur lequel ils attendent les insectes, leur plat principal.

samedi 12 juillet 2014

Archéologie

La sépulture circulaire de Lann-en-ilizien à Silfiac (56)

C'est en 1890 que l'archéologue Jérôme Le Brigand découvre un petit tumulus dans lequel se loge cette sépulture circulaire de 5m20 de diamètre à 4 kms à l'Ouest de Silfiac, près de la route de Lescouet-Gouarec, au lieu-dit Lann-en-ilizien (ou parfois orthographié Ninizienn). Il s'agit d'un monument funéraire de l'âge du fer (environ 600 avant JC).
Pour le protéger, l'archéologue décide de le transférer à Pontivy, près de l'église Saint Julien dans le square Lenglier. La sépulture est classée monument historique depuis 1892 et le musée de Vannes (Histoire et Archéologie) conserve encore une des urnes funéraires découvertes à l'intérieur. Actuellement, la coupe effectuée dans le monument montre la position des "niches" à urnes funéraires. Elles étaient au nombre de trois et superposées: la troisième non visible car sous le niveau du sol.
Le dessin de la coupe faite dans le monument à l'époque de sa découverte et de son transfert par J. Le Brigand (1891) montre la position des urnes, le muret interne protecteur soigneusement confectionné, le remplissage et le recouvrement en forme de dôme qui ne laissait aucun accès possible aux urnes contenant les ossements calcinés. Le soin avec lequel ce monument a été érigé laisse supposer qu'il s'agit d'un monument construit pour recevoir les restes de personnalités importantes de cette époque.

mardi 8 juillet 2014

Archéologie

L'énigme du site de la chapelle Saint Gildas à Laniscat (22)

Au nord de la chapelle Saint Gildas à Laniscat, se trouve un menhir isolé en quartzite lardé de veines de quartz, déjà mentionné dans un article précédent sur les menhirs du secteur de Quelfénec, le site de production des haches en métadolérite du Néolithique. Ce menhir de Saint Gildas est tout proche du contact géologique entre Dévonien et Carbonifère. A cet endroit on peut voir des fosses orientées Est-Ouest , dans l'alignement des formations schisteuses et dans lesquelles se trouve un gros filon de quartz laiteux riche en pyrite et localement en oxydes de fer.
Un contrôle des alluvions du Daoulas en aval de ce filon permet de constater la présence d'un cortège de minéraux lourds très peu roulés.
Certains minéraux comme l'épidote, la tourmaline (schorl) et même le quartz limpide présentent des formes bien conservées et très fraîches ce qui indique un faible transport. Deux points d'or apparaissent également dans ce contrôle en limite des formations Dévoniennes et Carbonifères. Y aurait-il donc un lien entre l'exploitation ancienne de ce filon de quartz et la présence du menhir? La question intéresse les archéologues et justifierait une étude plus détaillée de ce secteur.
Photos: le menhir de St Gildas au Nord de la chapelle et contrôle des alluvions du Daoulas par pannage au pan de huit litres en juin 2014.











mercredi 2 juillet 2014

Poème et légende

"Le présage du château mystérieux" (Huile sur toile de Reon)

C'est un endroit béni des dieux
Au vieux château drapé de ronces
Un chemin creux ici s'enfonce
Dans un sous-bois aux schistes bleus

Près de l'étang chante un ruisseau
Baignant sans fin la gorge vive
Un ancien bief borde la rive
Jusqu'au moulin dit du Corbeau

Dans ma mémoire réapparaissent
Les grands gardiens de ce temps là
Portiers du monde d'Argondia
Où la magie jamais ne cesse

Je vois Acis et Galatée
Endormis sous la voûte blême
Pourquoi attendre Polyphème?
Je dois enfin me réveiller

Et Argondia alors s'efface
Sous les grands chênes aux troncs moussus
Près de l'étang les ruines à nu
De l'ancien monde gardent la trace

Te souviens-tu de ce rosier
Qui chaque été au coeur des ruines
Offre aux passants fragrance fine
Pour un présage à déchiffrer?

Photos: entrée de la Grotte Magique dans les années 1970-80 au moulin du Corbeau (Ste Brigitte 56) aujourd'hui disparue. "Le présage du château mystérieux", huile sur toile de Reon, la Légende d'Argondia, aujourd'hui à Prague, Rép Tchèque.

samedi 28 juin 2014

Légendes

La grotte des Korrigans, vallée du Daoulas en Laniscat (22570)

Sur les anciennes photos ou cartes postales de la vallée du Daoulas, les gorges escarpées apparaissent étrangement dénudées par rapport à aujourd'hui où les arbres ont colonisé les flancs de cette rivière, affluent  du Blavet. Sur les vues orientées Nord, après le viaduc et l'ancien moulin en allant vers Laniscat, apparait un petit sentier qui monte vers les sommets. Il permettait à cette époque de rejoindre Canac'h Laeron. Ce chemin existe à nouveau aujourd'hui et se nomme le "chemin des korrigans". Il passe à proximité d'une ancienne cavité dans les schistes  qui devait servir d'abri autrefois aux travailleurs des carrières d'ardoises. Cette "grotte" à flanc de colline permet de se tenir à deux personnes en position assise: une vraie demeure de korrigans dans la vallée du Daoulas, avant d'arriver aux allées couvertes du Liscuis, un itinéraire dans la lande et les roches schisteuses qui impressionne toujours les marcheurs par sa beauté sauvage et préservée.

vendredi 20 juin 2014

Archéologie et patrimoine

Le menhir "Callac" en Saint Gilles-du-Vieux-Marché (Côtes d'Armor)

Dans un champ proche de la route, à la sortie du bourg de Saint Gilles-du-Vieux-Marché vers St Martin des Prés, Le Quillio, se dresse un magnifique menhir schisteux approchant les quatre mètres de hauteur; sa forme régulière et homogène est assez unique. Le matériau utilisé n'est pas non plus très fréquent (roche schisteuse: le bourg de St Gilles est proche des reliefs de schistes du Dévonien que l'on trouve au sud immédiat du village) mais correspond aux roches de ce secteur.



La seconde photo permet de se faire une idée plus précise de la taille de ce mégalithe par la personne à proximité immédiate.
(cliquer sur les photos pour les agrandir).
Le sens de la présence à cet endroit d'un tel monolithe isolé échappe toujours aux archéologues.

lundi 16 juin 2014

Poème

Mirage

Un corps sur un mur au soleil
L'azur sans mesure l'émerveille
Les découpures sur lui des ombres

Un visage baigné de lumière
Apaisé sur son lit de pierres
Bel arlequin au schiste sombre

L'esprit libéré vagabonde
Chevauche l'onde des verts épis
Le souvenir d'une harmonie
Sur les rivages d'un autre monde

Les ombres annoncent la nuit qui vient
Un disque blanc, clarté lunaire
Eclaire alors le mur de pierres
Sur lequel je ne vois plus rien

Par l'océan mouvant des blés
S'échappe et vogue l'imaginaire
Dans la clarté crépusculaire
S'ouvre à nouveau le temps des fées.

Photos: champ de blé sur la Lande de Rosquelfen en face du Bonnet Rouge et flore rase dans les débris d'ardoises du Liscuis.