La source
Je sais par les sous bois vers les rochers verdis
Une puissante source aux saveurs de la terre
A l'éternelle fraicheur d'une matrice de pierre
Gardienne généreuse de son trésor enfoui
A travers les vieux arbres aux vertes frondaisons
Un timide soleil éclaire la fontaine
Où le coeur se libère et l'esprit me ramène
Aux abords du rivage où se perd la raison
Bientôt tombe la nuit et la lune blafarde
Entoure d'un halo d'or une elfe ou une fée
Silencieuse et légère en ce solstice d'été
Elle revient se pencher sur la source qu'elle garde
Le temps s'arrête alors en ce vallon boisé
La chanson de la source berce le coeur en veille
Sur les rivages d'ombres, de paix et de merveilles
Aux portes du mystère une âme vient d'accoster.
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jeudi 21 juin 2012
lundi 18 juin 2012
chapelle de Rosquelfen
Restauration 2012
La restauration du clocher est en cours d'achèvement; il perdra bientôt son armature d'échafaudages.
Vu du côté sud-ouest, il est déjà possible, malgré les échafaudages, d'apprécier le travail réalisé par l'entreprise Le Boulzec de Pommerit-Le-Vicomte. Le clocher retrouve une homogénéité et une fraîcheur qu'il n'avait sans doute jamais connu depuis le XVIIe siècle, date de sa construction. L'arasement central de la tour est constitué d'une ceinture de dalles de schiste biseautées et taillées sur toutes les faces.
La corniche supérieure est composée de corbeaux sculptés en granite clair soutenant une corniche de schiste taillé et poli faisant contraste de couleur accentué par les joints de chaux et sable. Les ouvertures ont également été consolidées et l'une d'entre elles présente un intérêt tout particulier par les inscriptions qui figurent sur toutes les pierres d'entourage et qui donnent des indications sur la date (1668) et les noms de personnes vraisemblablement à l'origine de la construction. Une étude de ces inscriptions est en cours.
La restauration du clocher est en cours d'achèvement; il perdra bientôt son armature d'échafaudages.
Vu du côté sud-ouest, il est déjà possible, malgré les échafaudages, d'apprécier le travail réalisé par l'entreprise Le Boulzec de Pommerit-Le-Vicomte. Le clocher retrouve une homogénéité et une fraîcheur qu'il n'avait sans doute jamais connu depuis le XVIIe siècle, date de sa construction. L'arasement central de la tour est constitué d'une ceinture de dalles de schiste biseautées et taillées sur toutes les faces.
La corniche supérieure est composée de corbeaux sculptés en granite clair soutenant une corniche de schiste taillé et poli faisant contraste de couleur accentué par les joints de chaux et sable. Les ouvertures ont également été consolidées et l'une d'entre elles présente un intérêt tout particulier par les inscriptions qui figurent sur toutes les pierres d'entourage et qui donnent des indications sur la date (1668) et les noms de personnes vraisemblablement à l'origine de la construction. Une étude de ces inscriptions est en cours.
mardi 12 juin 2012
poème
Un jour de pluie
Découragés par tant de pluie
De ciel graphite chassant l'azur
Les korrigans sont endormis
Aux creux moussus de leurs vieux murs
Les elfes cherchent le soleil
Sous le rideau de pluies sans fin
La nuit qui vient nettoie le ciel
L'ambre et le bleu préparent demain
Puis vient le jour silence aidant
Où la maison ouvre sa porte
Passe l'ennui passe le vent
Qui sous la pluie frappe à ma porte?
Découragés par tant de pluie
De ciel graphite chassant l'azur
Les korrigans sont endormis
Aux creux moussus de leurs vieux murs
Les elfes cherchent le soleil
Sous le rideau de pluies sans fin
La nuit qui vient nettoie le ciel
L'ambre et le bleu préparent demain
Puis vient le jour silence aidant
Où la maison ouvre sa porte
Passe l'ennui passe le vent
Qui sous la pluie frappe à ma porte?
mercredi 6 juin 2012
poème
Songes
Crocs d'ardoises
Lande épineuse aux ruines éventrées
Rocs grisés de lichens aux crêtes burinées
Crispation, résistance, silence d'un monde qui se noie
Posture d'un agonisant où seul
le regard sur l'horizon invisible de ses rêves
garde la lumière de l'aube primitive,
celle où la nature peut enfin se contempler
dans le perpétuel mouvement de l'air, de l'eau, de la terre et du feu
quadricèle mobile des ancêtres qui bien avant nous contemplaient l'immense ballet cosmique
dans lequel ils figuraient, dérisoires étincelles du brasier céleste,
mais tout l'univers en eux...
Crocs d'ardoises
Lande épineuse aux ruines éventrées
Rocs grisés de lichens aux crêtes burinées
Crispation, résistance, silence d'un monde qui se noie
Posture d'un agonisant où seul
le regard sur l'horizon invisible de ses rêves
garde la lumière de l'aube primitive,
celle où la nature peut enfin se contempler
dans le perpétuel mouvement de l'air, de l'eau, de la terre et du feu
quadricèle mobile des ancêtres qui bien avant nous contemplaient l'immense ballet cosmique
dans lequel ils figuraient, dérisoires étincelles du brasier céleste,
mais tout l'univers en eux...
mardi 5 juin 2012
poème
Tristesse
Le ciel bas, le ciel sombre apporte les corbeaux
Et le noir à nouveau vient chasser la lumière
Eteindre la couleur diluée par les eaux
De larmes tristes et froides et l'âme désespère
Quand la maison de pierres prend sa posture d'hiver
Où les portes fermées confirment l'abandon
Du jardin délaissé où l'ancolie prospère
L'esprit pleure l'azur et l'âme en déraison
L'averse étale encore son humide rideau
Qui filtre la lumière, assombrissant l'ardoise
Le jardin se souvient des odeurs de foin chaud
De caresses solaires sur les corps qui se croisent
Les pensées se succèdent, silencieuses et secrètes
Aux couleurs effacées de la morne saison
Mais la mémoire présente, bien vivante et discrète
Ramène la conscience au port de la raison.
Le ciel bas, le ciel sombre apporte les corbeaux
Et le noir à nouveau vient chasser la lumière
Eteindre la couleur diluée par les eaux
De larmes tristes et froides et l'âme désespère
Quand la maison de pierres prend sa posture d'hiver
Où les portes fermées confirment l'abandon
Du jardin délaissé où l'ancolie prospère
L'esprit pleure l'azur et l'âme en déraison
L'averse étale encore son humide rideau
Qui filtre la lumière, assombrissant l'ardoise
Le jardin se souvient des odeurs de foin chaud
De caresses solaires sur les corps qui se croisent
Les pensées se succèdent, silencieuses et secrètes
Aux couleurs effacées de la morne saison
Mais la mémoire présente, bien vivante et discrète
Ramène la conscience au port de la raison.
mercredi 30 mai 2012
chapelle de Rosquelfen
Blasons de la chapelle.
Nous avons poursuivi l'étude des blasons de la voûte et du retable avec l'appui de généalogistes et spécialistes de l'héraldique. Le moment est venu de faire le point sur ces recherches.
Suite à une discussion sur le forum de "histoires de Bretagne" (yahoogroupes), et devant une impasse liée au blason du retable (d'argent aux trois croissants de gueules, voir l'article du 30 décembre 2011 sur ce blog) nous avons vérifié l'authenticité des formes et des couleurs en échantillonnant le blason de la voûte.
Ce blason aux trois croissants est positionné sur le premier blochet de la voûte en partant du coeur et tenu par un personnage dont on aperçoit les deux mains de part et d'autre du blason. Celui-ci, comme toute la voûte de la chapelle est recouvert d'une peinture gris-bleu-vert assez indéfinissable car modifiée par le temps. Sous cette couche gris-bleu-vert, les croissants sont colorés en blanc ainsi que le blason lui-même. Ces couleurs sont compatibles avec un blason d'azur aux croissants d'argent, car la couleur azur a pu se modifier avec le temps. Pour le savoir, une analyse des pigments serait appropriée. Ce qui découle de l'examen détaillé de ce blason c'est l'absence de pigment rouge et donc de la couleur rouge sur les croissants.
Un nouveau problème se pose donc maintenant qui consiste à vérifier si les deux blasons de la chapelle ont une même origine alors qu'ils n'ont pas la même couleur.
Question: les couleurs observées sur le blason du retable sont elles les couleurs d'origine ou ont elles pu être modifiées au cours d'une étape de déplacement du mobilier ou d'une restauration ancienne, le rouge rendant les croissants plus visibles sur fond blanc que du blanc sur fond bleu?
Pour vérifier cette hypothèse il est nécessaire d'avoir l'avis des derniers experts restaurateurs du retable (société COREUM de Bieuzy-les-Eaux) et peut-être aller plus loin dans l'analyse des pigments présents. Rappelons que le retable est classé depuis août 1964 et que cette étude devra passer par les services de conservation du patrimoine qui sont seuls habilités dans ce domaine. Pour l'instant, l'hypothèse d'un blason appartenant aux de Ponthou est envisagée car cette famille est bien présente à proximité de Rosquelfen au XVe et XVIe siècle. La recherche se poursuit donc dans ce sens avec l'appui de Pierre Le Dour . A suivre donc...
Nous avons poursuivi l'étude des blasons de la voûte et du retable avec l'appui de généalogistes et spécialistes de l'héraldique. Le moment est venu de faire le point sur ces recherches.
Suite à une discussion sur le forum de "histoires de Bretagne" (yahoogroupes), et devant une impasse liée au blason du retable (d'argent aux trois croissants de gueules, voir l'article du 30 décembre 2011 sur ce blog) nous avons vérifié l'authenticité des formes et des couleurs en échantillonnant le blason de la voûte.
Ce blason aux trois croissants est positionné sur le premier blochet de la voûte en partant du coeur et tenu par un personnage dont on aperçoit les deux mains de part et d'autre du blason. Celui-ci, comme toute la voûte de la chapelle est recouvert d'une peinture gris-bleu-vert assez indéfinissable car modifiée par le temps. Sous cette couche gris-bleu-vert, les croissants sont colorés en blanc ainsi que le blason lui-même. Ces couleurs sont compatibles avec un blason d'azur aux croissants d'argent, car la couleur azur a pu se modifier avec le temps. Pour le savoir, une analyse des pigments serait appropriée. Ce qui découle de l'examen détaillé de ce blason c'est l'absence de pigment rouge et donc de la couleur rouge sur les croissants.
Un nouveau problème se pose donc maintenant qui consiste à vérifier si les deux blasons de la chapelle ont une même origine alors qu'ils n'ont pas la même couleur.
Question: les couleurs observées sur le blason du retable sont elles les couleurs d'origine ou ont elles pu être modifiées au cours d'une étape de déplacement du mobilier ou d'une restauration ancienne, le rouge rendant les croissants plus visibles sur fond blanc que du blanc sur fond bleu?
Pour vérifier cette hypothèse il est nécessaire d'avoir l'avis des derniers experts restaurateurs du retable (société COREUM de Bieuzy-les-Eaux) et peut-être aller plus loin dans l'analyse des pigments présents. Rappelons que le retable est classé depuis août 1964 et que cette étude devra passer par les services de conservation du patrimoine qui sont seuls habilités dans ce domaine. Pour l'instant, l'hypothèse d'un blason appartenant aux de Ponthou est envisagée car cette famille est bien présente à proximité de Rosquelfen au XVe et XVIe siècle. La recherche se poursuit donc dans ce sens avec l'appui de Pierre Le Dour . A suivre donc...
lundi 28 mai 2012
poème
Le petit jardin
Sur le flanc d'un coteau boisé
Un jardin noyé de verdure
Protège à l'abri de vieux murs
Les vives couleurs de rosiers
C'est à l'aube d'un triste matin
Que boutons et fleurs épanouies
Sans un bruit se sont évanouis
Pleure alors le petit jardin
Un chevreuil est passé par là
Inspiré par les belles fleurs
Fraîches roses aux vives couleurs
Et par leur parfum délicat!
Le temps cicatrise les plaies
Comme les blessures des coeurs
Reviendront bientôt les couleurs
Aux coeurs et aux roses de mai.
Sur le flanc d'un coteau boisé
Un jardin noyé de verdure
Protège à l'abri de vieux murs
Les vives couleurs de rosiers
C'est à l'aube d'un triste matin
Que boutons et fleurs épanouies
Sans un bruit se sont évanouis
Pleure alors le petit jardin
Un chevreuil est passé par là
Inspiré par les belles fleurs
Fraîches roses aux vives couleurs
Et par leur parfum délicat!
Le temps cicatrise les plaies
Comme les blessures des coeurs
Reviendront bientôt les couleurs
Aux coeurs et aux roses de mai.
Chapelle de Rosquelfen
Les travaux sur le clocher sont en cours de réalisation; la partie supérieure de la tour a perdu son enduit et le mur est en cours de renforcement et rejointoiement.
Une équipe de journalistes réalise un reportage sur le sujet les 30 et 31 mai (TF1)
Sur la photo jointe, le clocher est vu du nord. Son armature d'échafaudages ne permet pas encore de se rendre compte du travail réalisé sur la maçonnerie, mais il avance selon le planning établi.
Une équipe de journalistes réalise un reportage sur le sujet les 30 et 31 mai (TF1)
Sur la photo jointe, le clocher est vu du nord. Son armature d'échafaudages ne permet pas encore de se rendre compte du travail réalisé sur la maçonnerie, mais il avance selon le planning établi.
jeudi 10 mai 2012
poème
Daoulas
Les dentelles de schiste
Accrochent les nuages
Dans cet endroit sauvage
Où la beauté persiste
La vallée verte s'endort
Sous sa cape de bruine
Enveloppant les ruines
De biefs qui coulent encore
Et la mémoire dérive
Dans la gorge profonde
Où les échos de l'onde
Ricochent sur les rives
Sommeil de deux mille ans
D'un ancien pont romain
Y dansent les lutins,
Passe l'eau, passe l'an!
Fier torrent bondissant
Le Daoulas lave l'or
Et offre ses trésors
A l'éphémère passant.
Les dentelles de schiste
Accrochent les nuages
Dans cet endroit sauvage
Où la beauté persiste
La vallée verte s'endort
Sous sa cape de bruine
Enveloppant les ruines
De biefs qui coulent encore
Et la mémoire dérive
Dans la gorge profonde
Où les échos de l'onde
Ricochent sur les rives
Sommeil de deux mille ans
D'un ancien pont romain
Y dansent les lutins,
Passe l'eau, passe l'an!
Fier torrent bondissant
Le Daoulas lave l'or
Et offre ses trésors
A l'éphémère passant.
mardi 8 mai 2012
archéologie
L'allée couverte de Bochacoat (Lande de Gouarec, sur commune de Plélauff, Côtes d'Armor)
Lors de la rando Muguet organisée par les Korriganed Gouarec le 6 mai dernier, le circuit patrimoine est passé à proximité d'un vestige néolithique bien connu dans le pays sous l'appellation "allées couvertes de Bochacoat". Mais si le nom est connu, l'emplacement de ce qui reste aujourd'hui de cet ensemble qui comportait encore dans les années 1960, au moins deux monuments séparés, est particulièrement difficile à trouver.
Sur cette vue, on distingue l'extrémité est de l'allée avec une pierre de couverture en schiste d'environ quatre tonnes et qui est basculée vers le nord (affaissement du pilier (ou pierre brute)de soutènement nord.
Ce vestige d'environ 5000 ans est contemporain du site néolithique du Liscuis, beaucoup plus connu et fréquenté, sur l'autre rive du Blavet (en Laniscat).
Sur cette vue, c'est la partie ouest de l'allée couverte de Bochacoat qui est visible avec une dalle de couverture encore en place. Les dalles pariétales sont affaissées vers le centre de l'allée du fait de la pression latérale; l'ensemble n'étant plus tenu par le tertre de recouvrement qui a disparu. Ce monument funéraire correspond à une sépulture collective de sédentaires installés sur place et développant l'agriculture. L'abondance de tels monuments (pas toujours respectés comme ils le devraient) témoigne de l'occupation du territoire par des groupes humains organisés et dès 6000 ans avant notre ère.
Lors de la rando Muguet organisée par les Korriganed Gouarec le 6 mai dernier, le circuit patrimoine est passé à proximité d'un vestige néolithique bien connu dans le pays sous l'appellation "allées couvertes de Bochacoat". Mais si le nom est connu, l'emplacement de ce qui reste aujourd'hui de cet ensemble qui comportait encore dans les années 1960, au moins deux monuments séparés, est particulièrement difficile à trouver.
Sur cette vue, on distingue l'extrémité est de l'allée avec une pierre de couverture en schiste d'environ quatre tonnes et qui est basculée vers le nord (affaissement du pilier (ou pierre brute)de soutènement nord.
Ce vestige d'environ 5000 ans est contemporain du site néolithique du Liscuis, beaucoup plus connu et fréquenté, sur l'autre rive du Blavet (en Laniscat).
Sur cette vue, c'est la partie ouest de l'allée couverte de Bochacoat qui est visible avec une dalle de couverture encore en place. Les dalles pariétales sont affaissées vers le centre de l'allée du fait de la pression latérale; l'ensemble n'étant plus tenu par le tertre de recouvrement qui a disparu. Ce monument funéraire correspond à une sépulture collective de sédentaires installés sur place et développant l'agriculture. L'abondance de tels monuments (pas toujours respectés comme ils le devraient) témoigne de l'occupation du territoire par des groupes humains organisés et dès 6000 ans avant notre ère.
mardi 1 mai 2012
chapelle de Rosquelfen
La nouvelle tranche de travaux vient de débuter sur le clocher de la chapelle de Rosquelfen. Comme indiqué dans l'article précédent, ces travaux vont consister à réduire les désordres de maçonnerie constatés, supprimer les fissures et remplacer les pierres trop fragilisées. Ces travaux sont réalisés à nouveau par l'entreprise Le Boulzec de Pommerit-Le-Vicomte.
Sur cette vue, c'est la face nord du clocher et son habillage d'échafaudages qui est visible. La même installation est faite sur les deux autres faces.
Cette seconde vue prise sur le côté nord de l'entrée principale du clocher (face ouest) montre le réemploi d'un bloc de granite sculpté (deux sommets de colonnes) qui se trouvait vraisemblablement sur l'entrée ouest de la nef avant la construction du clocher, entrée du XVe siècle donc, démontée au moment de la construction du clocher et placée dans la nouvelle entrée du XVIIe siècle. L'un des blocs de granite en dessous est fendu sur toute son épaisseur (flambage vertical), ce qui dénote des contraintes anormalement élevées sur ce côté nord de l'ouverture.
Sur cette vue, c'est la face nord du clocher et son habillage d'échafaudages qui est visible. La même installation est faite sur les deux autres faces.
Cette seconde vue prise sur le côté nord de l'entrée principale du clocher (face ouest) montre le réemploi d'un bloc de granite sculpté (deux sommets de colonnes) qui se trouvait vraisemblablement sur l'entrée ouest de la nef avant la construction du clocher, entrée du XVe siècle donc, démontée au moment de la construction du clocher et placée dans la nouvelle entrée du XVIIe siècle. L'un des blocs de granite en dessous est fendu sur toute son épaisseur (flambage vertical), ce qui dénote des contraintes anormalement élevées sur ce côté nord de l'ouverture.
mardi 24 avril 2012
poème
Essai d'ornementation de la source du Rocher du Marquis
Elfe des sources vives
Gardienne des fontaines
Il n'est plus temps pour toi
De veiller en silence
Ta présence ignorée
Par trop d'indifférence
Laisse la s'exprimer
En sagesse souveraine.
Dire aux consuméristes
Qui toujours te méprisent
Et confier sans attendre
Aux nombreux promeneurs
En traduction d'artiste
La fragile saveur
D'un espace naturel
Par la source transmise.
Elfe des sources vives
Gardienne des fontaines
Il n'est plus temps pour toi
De veiller en silence
Ta présence ignorée
Par trop d'indifférence
Laisse la s'exprimer
En sagesse souveraine.
Dire aux consuméristes
Qui toujours te méprisent
Et confier sans attendre
Aux nombreux promeneurs
En traduction d'artiste
La fragile saveur
D'un espace naturel
Par la source transmise.
vendredi 20 avril 2012
Archéologie
Itinéraires antiques du secteur Laniscat-Gouarec (Côtes d'Armor)
De nombreux auteurs ont publié sur les voies antiques armoricaines (A. Le Diuzet, R.P.Giot, J. L'Helgouach, J.Briand, J.Y. Eveillard, R. Kerviler...) et en particulier sur la plus importante voie romaine du secteur, celle de Condate-Vorgium (Rennes-Carhaix) que l'on peut suivre de St Gelven à Gouarec, à partir des indications de J.Y. Eveillard.
Cette voie passe à 100m à l'est de la chapelle St Golven, se dirige vers le Halien, puis le Zélo. Elle se poursuit à 300m au sud de l'église de St Gelven et va vers le Longeau où elle traverse le Daoulas sur un pont à multiples dalles de schiste, encore visible aujourd'hui.
Cet ouvrage mériterait sans aucun doute une action de restauration. Il constitue l'un des rares vestiges encore en place de cette importante voie romaine. De cet endroit, la voie remonte sur Canac'h Laeron, Toul Bleiz, an Alle Braz et le Liscuis en passant sur une chaussée surélevée empierrée qui marquait le passage du Len, ruisseau du Liscuis. La voie bifurque ensuite à gauche pour reprendre son tracé est-ouest. Dans la sortie de la vallée du Liscuis se trouvait au moyen-âge, une fortification appelée "Castel Liscuis coz" qui gardait l'entrée du village de Rosquelfen (C489 et 490 du cadastre de Laniscat).
La voie passe à 200m au sud de la chapelle de Rosquelfen et emprunte la "venelle de Rosquelfen" qui la fait déboucher au carrefour actuel de la route Gouarec-Laniscat et Gouarec-Ste Tréphine (lieu dit le Poteau). La voie traverse le Blavet au nord de Gouarec sur un gué dallé pour passer à 100m au sud de la chapelle de St Gilles. Elle rejoint ensuite Stangarmel, Kerjaffray, St Jean, Kerleau en traversant le Doré, Kerabin et arrive à Rostrenen par Coadernault.
Deux autres voies croisent cette grande voie est-ouest, une à Gouarec (par la Villeneuve, Stango)
et l'autre à l'est de la vallée du Daoulas (Bon-Repos, St Gelven); itinéraires précisés ultérieurement.
Les trois photos jointes concernent le franchissement du Daoulas par la grande voie Condate-Vorgium. Les structures en pierres sèches de l'ouvrage important par sa longueur, sont encore visibles bien que bousculées par la végétation. Un projet de restauration de cet ouvrage serait en cours d'étude (communes de Laniscat et St Gelven, avec l'aide d'une association dynamique de marcheurs locaux (Korriganed Gouarec).
De nombreux auteurs ont publié sur les voies antiques armoricaines (A. Le Diuzet, R.P.Giot, J. L'Helgouach, J.Briand, J.Y. Eveillard, R. Kerviler...) et en particulier sur la plus importante voie romaine du secteur, celle de Condate-Vorgium (Rennes-Carhaix) que l'on peut suivre de St Gelven à Gouarec, à partir des indications de J.Y. Eveillard.
Cette voie passe à 100m à l'est de la chapelle St Golven, se dirige vers le Halien, puis le Zélo. Elle se poursuit à 300m au sud de l'église de St Gelven et va vers le Longeau où elle traverse le Daoulas sur un pont à multiples dalles de schiste, encore visible aujourd'hui.
Cet ouvrage mériterait sans aucun doute une action de restauration. Il constitue l'un des rares vestiges encore en place de cette importante voie romaine. De cet endroit, la voie remonte sur Canac'h Laeron, Toul Bleiz, an Alle Braz et le Liscuis en passant sur une chaussée surélevée empierrée qui marquait le passage du Len, ruisseau du Liscuis. La voie bifurque ensuite à gauche pour reprendre son tracé est-ouest. Dans la sortie de la vallée du Liscuis se trouvait au moyen-âge, une fortification appelée "Castel Liscuis coz" qui gardait l'entrée du village de Rosquelfen (C489 et 490 du cadastre de Laniscat).
La voie passe à 200m au sud de la chapelle de Rosquelfen et emprunte la "venelle de Rosquelfen" qui la fait déboucher au carrefour actuel de la route Gouarec-Laniscat et Gouarec-Ste Tréphine (lieu dit le Poteau). La voie traverse le Blavet au nord de Gouarec sur un gué dallé pour passer à 100m au sud de la chapelle de St Gilles. Elle rejoint ensuite Stangarmel, Kerjaffray, St Jean, Kerleau en traversant le Doré, Kerabin et arrive à Rostrenen par Coadernault.
Deux autres voies croisent cette grande voie est-ouest, une à Gouarec (par la Villeneuve, Stango)
et l'autre à l'est de la vallée du Daoulas (Bon-Repos, St Gelven); itinéraires précisés ultérieurement.
Les trois photos jointes concernent le franchissement du Daoulas par la grande voie Condate-Vorgium. Les structures en pierres sèches de l'ouvrage important par sa longueur, sont encore visibles bien que bousculées par la végétation. Un projet de restauration de cet ouvrage serait en cours d'étude (communes de Laniscat et St Gelven, avec l'aide d'une association dynamique de marcheurs locaux (Korriganed Gouarec).
mercredi 18 avril 2012
Archéologie
Les "lec'h" du pays de Gouarec
Des monuments hérités de la culture néolithique sont nommés Lec'h, ce qui correspond à une pierre taillée ou façonnée. C'est en effet un monolithe en pierre relativement abondant en Bretagne. Il marquerait selon certains auteurs l'emplacement d'un lieu d'inhumation d'un grand personnage et correspondrait donc à la partie aérienne visible d'une sépulture individuelle. Dans la région de Gouarec il en existe de magnifiques, toujours disposés à proximité d'un monument religieux important (église, chapelle), une juxtaposition qui ne doit rien au hasard mais qui ne correspond pas le plus souvent à l'emplacement d'origine de ces pierres taillées appelées aussi "cippe funéraire". Cette promiscuité entre cippe celtique ou lec'h et monument religieux bien postérieur respecte néanmoins l'histoire puisque chaque monument représente une civilisation et des croyances différentes à des époques également différentes. Selon certains auteurs (de Keranflec'h), ces monolithes seront utilisés jusqu'à l'expansion du christianisme dans toute la Gaule et même plus tard et probablement sous forme christianisée comme celui de Perret (monuments du haut moyen-âge).
Cette première vue montre le lec'h de Plélauff, implanté à proximité de la très belle chapelle de N.D de la Croix. Ce monolithe en granite est taillé sur quatre faces avec troncature des arêtes, ce qui lui donne une section octogonale sur une hauteur proche de trois mètres. On peut observer sur sa surface ouest, un début de desquamation typique de l'altération des blocs de granite qui ont tendance à s"écailler en "pelures d'oignons". A proximité de cet endroit, au lieu-dit le Moustoir a été découverte une borne milliaire romaine de forme conique, visible sur le bord de la route qui va de Plélauff à Mellionnec.L'allure générale de ce lec'h de Plélauff est proche d'un menhir mais qui serait entièrement taillé.
Le lec'h de Perret en granite de Pontivy (ce granite affleure à Silfiac et Séglien, donc à proximité) a été christianisé par ajout d'une croix. Il se situe dans l'enclos paroissial de Perret, à proximité de l'église. Selon de Kéranflec'h-Kernezne, ce monolithe pourrait correspondre à la cippe funéraire du Tyern Alfret ou Auffret lui-même, un personnage cité dans le cartulaire de Redon (871), responsable d'une usurpation de terres au détriment des moines de Saint Ducocan et qui aurait donc été à l'origine de la venue dans cette région du roi Salomon pour régler ce litige comme un simple juge de paix.
Ce lec'h à section rectangulaire fait environ deux mètres de hauteur au-dessus du sol.
Le lec'h cannelé de Sainte Tréphine est reconnu comme l'un des plus beaux de Bretagne. Adossé au pignon d'une petite chapelle, il correspond à une sorte de cylindre granitique entièrement taillé sur toute sa circonférence et approche également les trois mètres de hauteur. Un lec'h conique plus petit (environ un mètre) se trouve à proximité de l'église, noyé dans la végétation.Sur cette photo, les cannelures du grand lec'h sont particulièrement bien visibles et font de ce monolithe de granite, une véritable oeuvre d'art!
Des monuments hérités de la culture néolithique sont nommés Lec'h, ce qui correspond à une pierre taillée ou façonnée. C'est en effet un monolithe en pierre relativement abondant en Bretagne. Il marquerait selon certains auteurs l'emplacement d'un lieu d'inhumation d'un grand personnage et correspondrait donc à la partie aérienne visible d'une sépulture individuelle. Dans la région de Gouarec il en existe de magnifiques, toujours disposés à proximité d'un monument religieux important (église, chapelle), une juxtaposition qui ne doit rien au hasard mais qui ne correspond pas le plus souvent à l'emplacement d'origine de ces pierres taillées appelées aussi "cippe funéraire". Cette promiscuité entre cippe celtique ou lec'h et monument religieux bien postérieur respecte néanmoins l'histoire puisque chaque monument représente une civilisation et des croyances différentes à des époques également différentes. Selon certains auteurs (de Keranflec'h), ces monolithes seront utilisés jusqu'à l'expansion du christianisme dans toute la Gaule et même plus tard et probablement sous forme christianisée comme celui de Perret (monuments du haut moyen-âge).
Cette première vue montre le lec'h de Plélauff, implanté à proximité de la très belle chapelle de N.D de la Croix. Ce monolithe en granite est taillé sur quatre faces avec troncature des arêtes, ce qui lui donne une section octogonale sur une hauteur proche de trois mètres. On peut observer sur sa surface ouest, un début de desquamation typique de l'altération des blocs de granite qui ont tendance à s"écailler en "pelures d'oignons". A proximité de cet endroit, au lieu-dit le Moustoir a été découverte une borne milliaire romaine de forme conique, visible sur le bord de la route qui va de Plélauff à Mellionnec.L'allure générale de ce lec'h de Plélauff est proche d'un menhir mais qui serait entièrement taillé.
Le lec'h de Perret en granite de Pontivy (ce granite affleure à Silfiac et Séglien, donc à proximité) a été christianisé par ajout d'une croix. Il se situe dans l'enclos paroissial de Perret, à proximité de l'église. Selon de Kéranflec'h-Kernezne, ce monolithe pourrait correspondre à la cippe funéraire du Tyern Alfret ou Auffret lui-même, un personnage cité dans le cartulaire de Redon (871), responsable d'une usurpation de terres au détriment des moines de Saint Ducocan et qui aurait donc été à l'origine de la venue dans cette région du roi Salomon pour régler ce litige comme un simple juge de paix.
Ce lec'h à section rectangulaire fait environ deux mètres de hauteur au-dessus du sol.
Le lec'h cannelé de Sainte Tréphine est reconnu comme l'un des plus beaux de Bretagne. Adossé au pignon d'une petite chapelle, il correspond à une sorte de cylindre granitique entièrement taillé sur toute sa circonférence et approche également les trois mètres de hauteur. Un lec'h conique plus petit (environ un mètre) se trouve à proximité de l'église, noyé dans la végétation.Sur cette photo, les cannelures du grand lec'h sont particulièrement bien visibles et font de ce monolithe de granite, une véritable oeuvre d'art!
dimanche 15 avril 2012
poème
Attente
Encore un mot pour dire le temps
Le temps passé et disparu
Temps lumineux, étrange temps
Eclaire encore les jours perdus
Temps violent, passé l'instant
D'un rêve bleu le long des rives
D'un lac immergé dans les bois
Sur sa surface ridée dérive
Le regard perdu qui se noie
Attente longue et passe l'an
Les saisons défilent sans hâte
Et rien ne vient troubler le temps
Dans la maison où fume l'âtre
La mémoire illumine encore
Les confidences faites à voix basse
L'ambre au regard, le soleil d'or
Temps partagé jamais ne lasse!
En conjuguant à l'imparfait
Le verbe du temps suspendu
Le temps présent sans doute pourrait
Faire oublier le temps perdu
Mais la mémoire toujours fidèle
Redore les instants lumineux
Temps trépassé, mémoire cruelle
Laisse au présent le temps des voeux.
Encore un mot pour dire le temps
Le temps passé et disparu
Temps lumineux, étrange temps
Eclaire encore les jours perdus
Temps violent, passé l'instant
D'un rêve bleu le long des rives
D'un lac immergé dans les bois
Sur sa surface ridée dérive
Le regard perdu qui se noie
Attente longue et passe l'an
Les saisons défilent sans hâte
Et rien ne vient troubler le temps
Dans la maison où fume l'âtre
La mémoire illumine encore
Les confidences faites à voix basse
L'ambre au regard, le soleil d'or
Temps partagé jamais ne lasse!
En conjuguant à l'imparfait
Le verbe du temps suspendu
Le temps présent sans doute pourrait
Faire oublier le temps perdu
Mais la mémoire toujours fidèle
Redore les instants lumineux
Temps trépassé, mémoire cruelle
Laisse au présent le temps des voeux.
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