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vendredi 21 mars 2014

Poème

Le miroir

Qu'attends-tu en réponse de ce triste miroir?
Il ne connaît qu'un temps à jamais envolé
Dans tes yeux passe et meurt un impossible espoir:
Enfin pouvoir du temps, briser le sablier.

Va, cours, vole et respire, viens cueillir l'ambroisie,
Chevauche l'hippogriffe dans un nouveau présent
Jette au loin le miroir à surface ternie
Et survole le grand lac qui frise sous le vent.

Sur les roches dressées qui veillent à Guerledan
Vont bientôt s'épanouir les couleurs dernières
Ton coeur à l'unisson de la riche lumière
Danse avec le soleil aux rayons déclinants

S'évanouissent alors toutes les impatiences
Le temps n'a plus de prise, tu échappes à Circé
Dans le miroir du lac, se mirent en majesté
Diane, Vénus et Cybèle aux portes du silence.

Le soir impose alors son tempo ralenti.
Sur les eaux du grand lac où s'effacent les ombres
Les rives rocailleuses et les grands arbres sombres
Forment l'écrin terrestre d'un ultime paradis.

Photo: lac de Guerlédan vu depuis la rive nord (Caurel) par Richard Nourry ("Le canal de Nantes à Brest" éd.  Ouest France 2007)

jeudi 20 mars 2014

Patrimoine

Patrimoine vestimentaire du centre Bretagne



Technique de peinture sur velours utilisée surtout en pays Fisel, Montagne, Pourleth et jusque la côte (Lorient, Hennebont). Utilisée en substitution de la broderie pour des raisons financières (le fil de soie est parfois difficile à trouver et très cher), cette technique est basée sur l'application d'une peinture à l'huile épaisse sur du velours à l'aide d'une pointe de bois. La photo montre un essai avant réalisation d'un tablier de costume: motif aux oeillets, tablier Fisel, 1972, réalisation et photo PJ 1997.
Différents motifs de fleurs sont utilisés pendant tout le siècle dernier. L'un des plus fréquents est celui aux iris. La longévité d'une telle ornementation dépend de la qualité du velours et de son entretien mais elle paraît rivaliser honorablement avec la broderie, du moins si l'on tient compte de la fréquence de ce type de costume féminin encore visible après la dernière guerre.

lundi 10 mars 2014

Sculptures

Sculptures sur bois


Ornementation de meuble ancien, figure d'angle sur un vaisselier en châtaignier: tête de bélier.




Tiroir du vaisselier en châtaignier. Ornementation à motifs végétaux.


Partie basse en façade du même vaisselier cornouaillais mais en chêne cette fois. Motif aux sangliers face à face.

mercredi 5 mars 2014

Poème

L'éveil
Est-ce vraiment l'âge de dormir?
Le temps bientôt sera fini
Quand s'éteindront les souvenirs
Dans les ténèbres de l'oubli.

Je ne dors pas, je vois encore
Au coeur des nuits l'ombre portée
De silhouettes en pourpre et or
Sur fond de lune révélées.

Ce qui m'émeut auquel je songe
Toujours ici m'a ramené,
Je n'ose dire ce qui me ronge
Je garde au secret mes pensées.

J'attends que surgisse de l'ombre
Et apparaisse le moment
Où la lumière dans la pénombre
Effacera d'anciens tourments.

Je vois dans le miroir du temps
Les belles années disparues,
Orphée, d'Eurydice très amant,
Son impatience hélas qui tue.

Les rochers pleurent même les arbres
tendent leurs branches dénudées
Vers la lumière qui toujours tarde
Et qui tremblote comme fumée.

Dans mon regard se réverbèrent
Les feux d'étoiles au firmament
Tous les rivages, le bleu des mers
Disparaîtront en m'endormant.

Je ne dors pas, j'ouvre ma porte
Et je m'éloigne dans l'infini,
Les peines et les joies que j'emporte
Viennent bercer mon insomnie.

Je ne dors pas la nuit je veille
Sur la colline aux rochers bleus,
Je sais encore tant de merveilles
Aux couleurs d'or des derniers feux.                         Photos: Landes du Liscuis en Rosquelfen: Laniscat (22)

lundi 3 mars 2014

Minéralogie

La métadolérite de Quelfénec en Plussulien (22)
Au flanc d'une colline correspondant à la partie nord de l'anticlinal de St Mayeux-Laniscat, butte parfaitement visible dans le paysage lorsque l'on circule sur la route de  Laniscat à Saint Mayeux, se détache en relief l'affleurement de métadolérite, une roche finement grenue dans laquelle les hommes du Néolithique ont réalisé des millions de haches entre environ 4000 et 2000 ans avant l'ère chrétienne.
La coupe géologique allant de Guerlédan au Haut-Corlay montre la position des diabases (dont la métadolérite) qui apparaissent à la faveur d'accidents tectoniques (failles) synchrones du plissement Hercynien, une construction polyphasée du relief de l'Armorique se déroulant au Carbonifère (et à partir de 360 Ma). A Quelfénec, il s'agirait selon les cartographes d'un sill  en position de laccolite (qui est une injection de matière entre deux couches préexistantes avec déformations de la couche "plafond"). C'est l'érosion du relief qui fait apparaître en surface le gisement de métadolérite, plus résistant que les schistes environnants.
 Les détails de la découverte de cet affleurement et de ce site archéologique par Charles Tanguy Le Roux en 1964 sont visibles au musée d'archéologie en mairie de Plussulien.
Qu'est-ce-que la métadolérite? Les pétrographes classent cette roche dans les diabases, roche plutonique grenue et issue de la transformation (métamorphisation) de la roche d'origine, une dolérite, roche sombre à dominante de Pyroxènes et plagioclases.
Cette hache en métadolérite de Quelfénec montre l'aspect finement grenu et régulier de cette roche dont les hommes du Néolithique avaient bien repéré les propriétés utiles: prise d'un bon poli et donc réalisation  de tranchants efficaces mais aussi, capacité à durcir après extraction et traitement, bonne résistance aux chocs. Du point de vue minéralogique, la métadolérite est composée d'albite (un plagioclase)altérée, d'épidote, d'augite (un pyroxène) partiellement transformé en amphiboles fibreuses de la série actinolite-trémolite, de chlorite (minéral phylliteux, c'est-à-dire en feuillets, sorte de "mica"vert). On y trouve également un certain nombre de minéraux accessoirs comme l'ilménite (opaque à Fe, Ti), le sphène, le leucoxène (produit d'altération des minéraux titanés et donc de Ti). On y trouve également une faible quantité de quartz microcristallin qui entre dans les qualités de résistance à l'usure de la pierre.
Sur cette deuxième photo, la hache est vue de dessus et on distingue mieux sa patine et son grain fin.Cette partie minérale est en fait ce qui correspond à la lame, puisque celle-ci était parfois collée dans un bois de cerf, lui-même emmanché dans du bois (voir les outils du Néolithique au musée de Plussulien).Sources: BRGM Bretagne 2005 (E.Thomas et al,et coupe structurale carte 278 de Quintin; 1/50000).

mercredi 26 février 2014

Patrimoine

Sous le lac de Guerlédan, le canal de Nantes à Brest
Au sud du département des Côtes d'Armor, le canal de Nantes à Brest  est un élément important du développement touristique et économique du Centre Bretagne. Cet ouvrage pensé en 1746 par le Comte de Kersauzon, idée reprise par le Comte de Piré en 1782, mis en veille par la Révolution jusqu'en 1799 est démarré par le Consulat puis accéléré par Napoléon qui veut contrer le blocus anglais des ports de l'Empire. Ce canal fera 360 km en raccordant huit rivières en trois biefs dont celui de Glomel et sa célèbre "tranchée"des bagnards, perché à 184m d'altitude. Il comportera 236 écluses et aura nécessité le déplacement de 2.300.000 m3 de terre et roches (équivalent de la pyramide de Kheops) pour un montant de 46 millions de francs-or. Il est opérationnel sur toute sa longueur à partir du premier janvier 1842 (fin de raccordement en Côtes-du-Nord).
Ce magnifique ouvrage va être noyé sur plusieurs kilomètres par la construction du barrage de Guerlédan en 1923-24 dont l'usine hydroélectrique va fonctionner en 1929 (inauguration officielle le 12 octobre 1930).

En 1985, la vidange du lac pour travaux sur le barrage laisse, au fur et à mesure que les eaux descendent, resurgir un passé dont les anciens se souviennent encore très bien (avant la grande guerre, de nombreuses carrières d'ardoises y étaient exploitées). Sur la photo prise au cours de cette période de 1985, apparaissent les maisons éclusières dans un paysage au sol recouvert de sédiments boueux qui donnent son aspect lunaire et monochrome à l'endroit.
Une fois vidé, le lac laisse apparaître les vestiges d'anciennes écluses avec maisons, déversoirs, limites de propriétés et bois dont quelques grands arbres encore debout comme figés dans une posture hivernale devenue permanente. Le Blavet coule à nouveau dans les limites de son lit canalisé.
Ce spectacle exceptionnel va se renouveler en 2015 et permettra de comparer ces lieux 30 ans plus tard.
Sources: Kader Benferhat, Sandra Aubert "Le canal de Nantes à Brest; éditions Ouest France 2007

vendredi 21 février 2014

Poème

Réminiscence
Tempêtes encore drapées de pluies
Frappent la lande les maisons basses
Jour après jour l'hiver me lasse
Le temps qui passe n'est plus que nuit

Le gris des cendres masque la braise
Eteint l'éclat de ses couleurs
Dans les rochers le noir me pèse
Brise les rêves de jours meilleurs

Pourtant je sais au coeur des pierres
Des cathédrales et leurs vitraux
Aux couleurs vives de minéraux
Révélations de la lumière

Le souvenir aussi m'enchaîne
Aux douces heures ensoleillées
Bonheur fugace d'instants volés
Près d'une ruine sous les chênes

Où est la douceur de ces nuits
Des jours d'azur et de lumière
L'abri complice des clairières
Et du soleil enfin qui luit

C'est au printemps que tout commence
Et que s'animent les passions
Les coeurs alors sont des bourgeons
Poussés par cette renaissance

O muse étrange et romantique
Donne à la stance force et justesse
Fais que les chagrins disparaissent
Dans l'inconnu mélancolique

Viens rallumer ce nouveau feu
Ce beau vitrail sous mon regard
L'instant ne doit rien au hasard
Laissons la place aux rêves bleus.
 Illustrations: péridotite vue au microscope en lumière polarisée transmise. Deuxième photo: phengites (variété de mica blanc) en lumière polarisée transmise. Troisième photo: sur un ancien chemin en forêt, entre Ste Barbe et St Fiacre au Faouët (56).

dimanche 16 février 2014

Archéologie

Le grand cairn de Barnenez à Plouezoc'h (29)
Un article publié en novembre 2013 sur ce même blog, insistait sur l'importance des vestiges Néolithiques en Bretagne et particulièrement sur les côtes, comme à Locmariaquer, situé dans le Morbihan, à la sortie du Golfe. Aujourd'hui, poursuivant le tour des côtes bretonnes, c'est sur la côte nord et au nord de Morlaix que l'on découvre le plus grand mausolée d'Europe datant de cette période: le grand cairn de Barnenez, construit entre 4500 et 3900 avant l'ère chrétienne. Mesurant 75 mètres de longueur pour 28 de largeur, il est composé de deux monuments accolés: le plus ancien, en dolérite (pierre sombre) et le plus récent en granite. Le contraste de couleur permet de bien visualiser les deux parties du monument.
Sur cette photo, on distingue le cairn au premier plan et la Manche à l'horizon. Le monument en pierres sèches ne sera signalé comme tumulus qu'en 1850. Cent ans plus tard (1954) il est racheté par un entrepreneur pour servir de carrière et commence à être démonté. Il faudra une mobilisation de scientifiques en 1955 pour arrêter le massacre. Le nouveau ministre de la culture (ministère créé en 1959), André Malraux jouera un rôle dans cette sauvegarde. Le cairn primaire, le plus ancien contient cinq tombes collectives à couloir. Le cairn secondaire en granite contient six tombes. Il est deux fois plus important que le cairn primaire. La pente du terrain a obligé les bâtisseurs du Néolithique à maîtriser les poussées internes dans cette masse de pierres, masse qui devait compenser la déclivité naturelle du sol vers la baie de Morlaix.
Cette photo aérienne prise à la verticale du cairn et en été, montre bien l'emprise circulaire de la carrière de pierres qui avait commencé l'arasement de ce monument (à droite du cairn, cliquer sur la photo). Cette carrière présente aujourd'hui l'intérêt d'offrir aux visiteurs une coupe interne et complète des chambres funéraires. Ces tombes révèlent le haut degré de technicité atteint par les hommes de cette époque, notamment par la maîtrise de la technique dite de la "fausse coupole" permettant avec des pierres plates de réaliser des voûtes parfaitement stables puisque parvenues intactes jusqu'à nous, 6000 ans plus tard!
Sources: "Centre des monuments nationaux, Cairn de Barnenez, 29252 Plouezoc'h.

lundi 10 février 2014

Poème

"Vent, vent, tout n'est que vent."
                    Proverbe breton
L'Ankou (la mort), l'Anken (le chagrin) et puis l'Ankoun (l'oubli)
Jettent leur voile de noir et gris
Sur le pays du bout du monde
Marqué par les fureurs de l'onde
Le noir est couleur de l'hiver
Le temps d'incessantes colères
De l'Avel Mor à Lann Avel
Rochers battus, pleure le ciel
Souffle effrayant de l'assiègeant:
Le vent!

Tourments d'Eole, mer déchaînée
L'écume blanche des vagues noie
Le trait de côte et ses rochers
Terre solitaire et enfer froid.
Poussant les pluies horizontales
Jour après jour, vagues infernales,
Infatigable et rugissant:
Le vent!

 Les éléments sont en colère
Secouent les arbres, les déracinent.
Songeur muet et solitaire
Le breton voit ou imagine
Les messagers de l'au-delà
Ces âmes au "tremen ra pep tra"(tout passe)
Lamentation des trépassés
An Anaon, ces cavaliers
Du vent.

La mer se jette sur les brisants
Ecume en rage, défait la terre
Arrache aux digues leurs grosses pierres
Façonne aussi de rudes gens

Le vieux granite fait nos berceaux
Nos maisons basses et nos tombeaux
L'âme bretonne parle du temps
Ecoute bien la voix du vent!                                                                   


C'est ici que finit la terre
Sous les assauts de l'océan
Qui nous rendra le ciel bleu clair
L'éclat de nos soleils couchants?
Qui calmera cette colère
De nos rivières soudain torrents?
Le vent, le vent, toujours le vent!
(illustrations: pastel sur toile " les Monts d'Arrée" AJ2012.Photo: lac de Guerlédan sous la tempête en février 2014)

dimanche 9 février 2014

Patrimoine menacé

La Bretagne secouée par les intempéries
L'année 2014 commence par un hiver tellement pluvieux et venteux qu'il use les habitants et met en péril le patrimoine bâti comme on a pu le voir sur le vieux château des Rohan à Pontivy. En ce début février, Gouarec (22), situé à la confluence du Sulon, du Doré et du Blavet se retrouve les pieds dans l'eau!



Ainsi la rue qui relie la place des halles en centre ville à celle qui longe la propriété Le Moign, ressemble bien à une rue de Venise!
Près des halles, l'eau recouvre les chaussées jusqu'au pavillon de Rohan, en plein centre de Gouarec.
Partout les rivières débordent et les sols gorgés d'eau n'absorbent plus la pluie qui continue à tomber.



Les ruines sans toiture se chargent d'eau par les murs souvent construits avec un liant argileux ou terreux. L'eau pénètre dans le bâti et fragilise les structures.


Cette vue représente le Blavet canalisé à Bon Repos en St Gelven (22), vu du pont construit par les moines. Le déversoir est de moins en moins visible.



La dernière photo montre le Blavet le 7 février 2014 à Bon Repos. Il englobe la totalité des arches du pont (une dizaine au temps des moines) et retrouve son lit d'avant le percement du canal, un temps où il alimentait le vivier devant l'abbaye.Chacun croise les doigts pour que les épisodes pluvieux cessent de se succéder en continu!

jeudi 30 janvier 2014

Poème

La dame blanche

Un instant oublié s'éveille en ma mémoire
Celui d'une dame blanche silencieuse et légère
Sous son voile de brume et les grands arbres noirs
Son ombre évanescente a traversé soudain
La courbe prononcée de cet ancien chemin
Ou je goûtais ce jour, la douceur forestière

Le temps a effacé les contours du tableau
Dans la boue du chemin s'imprime mon impatience
Les branches dénudées suintent des sanglots
Que l'hiver vient figer aux portes de l'absence
La dame et son mystère peuvent-ils revenir
Raviver un instant cet étrange souvenir?

Dès les premiers frimas j'ai repris mon errance
Sous les bois recouverts de mousses ruisselantes
J'avance sur le chemin, les grands arbres balancent
Leurs membres décharnés de spectres nus sans âge
J'écoute en vrai veilleur la teneur du message
Adressé par la dame dans la courbe qui me hante

Alors je suis parti vers un autre rivage
Conservant le mystère de l'étrange vision
Lové dans ma mémoire survit le blanc voilage
Capteur du temps furtif de mon hésitation
Cette ombre sur le chemin n'est jamais revenue
Le virage, ce symbole, comme elle, a disparu!

vendredi 20 décembre 2013

Poème

Danse à Perret

Une vibration passe dans l'air
Un son rythmé, lancé soudain
langage fort des temps anciens
Frissons du jour au pays vert

Tourne la danse, chante la vie
Ronde fermée si singulière
Rebondissante et familière
L'orée du bois sort de sa nuit

Ecoute à nouveau, c'est dans l'air
Cette passion, bonheur scandé
De ces danseurs venus poser
Leurs pas dans ceux des gens d'hier

Submerge alors cette marée
Des forces vives du tempo
La danse efface tous les maux
Le vieux terroir va s'éveiller

La ronde vient chasser le noir
Donne à l'instant son grand soleil
Un pas de danse a fait merveille
Et la musique parle d'espoir

Elle n'était plus qu'un souvenir
Autour des ruines d'un vieux château
Mais n'a pas dit son dernier mot
Elle a choisi de revenir!

mercredi 18 décembre 2013

patrimoine immatériel

Koste 'r c'hoed  avis aux internautes

Le kosterc'hoad-pj n'est plus accessible directement depuis quelques jours. A partir du blog "rosquelfen-pj", il suffit de cliquer sur "mon profil" pour faire apparaitre les deux adresses et donc celle du "koste 'r c'hoed. Une video prise à Perret en octobre 2013 est également visible sur youtube en tapant "kosterhoat-pj".
Les différences orthographiques sont liées à des simplifications suggérées par les sites. S'agissant d'un terroir de tradition vannetaise (au sud du Blavet) la graphie habituelle pour le terroir comme pour sa danse est celle du titre.

dimanche 8 décembre 2013

Sculptures contemporaines

Art et réflexion
Un artiste contemporain, Pierre Matter, mathématicien et certainement philosophe a choisi l'art pour exprimer ses propres interrogations et pour nous faire également réfléchir sur le développement des techno sciences qui repoussent les frontières et offrent à l'homme un champ infini d'investigations; interrogations sur le sens, l'origine, le devenir...

Le développement de la technologie crée le cheval vapeur qui accélère la vitesse, la puissance jusqu'aux technologies spatiales qui vont arracher l'homme à sa planète d'origine pour le poser sur la lune et préparer sa future conquête de Mars, déjà commencée par l'action des robots, prolongements de l'humain.
(cliquer sur la photo pour l'agrandir)


Mais que veut ce petit homme au cerveau trop gros? s'interroge le tigre. Puissance physique dominée par la volonté.



Le baiser de la mère à son enfant. Celui-ci est dans le cerveau et hors d'elle, connecté. Perpétuation de l'espèce et transmission du savoir avec et sans les mots.

Sources: exposition au Vinci de Tours en novembre 2013

mercredi 4 décembre 2013

Poème

Frontières

J'ai laissé derrière moi
D'invisibles frontières
D'innombrables barrières
Pour m'approcher de toi
J'ai croisé ton regard
Et sa douce lumière
Concentré de mystère
Est-ce bien le hasard?
Ma main cherche la tienne
Touche et parle sans mots
Aux frissons de ta peau
Je sais qu'elles se comprennent.
Je laisse sans me lasser
Ta nature secrète
Ta présence discrète
Et ton charme opérer.
Franchissons la barrière
De l'espace et du temps
L'horizon séduisant
Nous offre sa lumière.
A l'ombre du passé
Laissons jusqu'au futur
Avancer dans l'azur
Nos deux corps enlacés.