Instant diamant
Au temps des sages grecs et des anciens hébreux
Dormait dans sa structure l'inviolable mystère
D'un fragment d'univers brillant de mille feux
Un cristal de carbone lumineux solitaire
"Adamas" est la pierre que l'homme ne peut dompter
Dans la paume de la main, cristal rare et précieux
Comme un instant magique qui fait l'éternité
Cadeau limpide et pur accordé par les dieux
La morsure du temps sur elle n'a pas de prise
Et l'éclat de ses feux n'est jamais affaibli
Sur la pierre éternelle où mes larmes se brisent
Scintillent incandescents les bonheurs évanouis
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vendredi 2 mars 2012
Sculpture
Dans son environnement de lierre, manteau vert qui défie les saisons, cette sculpture allégorique (félin à tête de taureau dévorant un cygne) exploite la forme naturelle d'une souche de châtaignier récupérée dans une vallée d'Ardèche il y a une douzaine d'années.
Détails de la tête et des griffes du monstre dévorant l'oiseau blanc.
Cette vue de profil laisse voir l'une des ailes de l'oiseau et le corps de l'animal plus sombre qui s'attaque à lui.
La différence de couleur est obtenue par un traitement antiparasitaire du bois, l'ensemble est en châtaignier.
jeudi 23 février 2012
Information kost-ar-c'hoat
Bonjour à tous qui passez sur ce blog par hasard ou par curiosité. Si la matière culturelle vous intéresse et en particulier la danse bretonne, je vous informe que des journées sur le thème du Kost-ar-c'hoat sont organisées les 3 et 4 mars prochain à Silfiac. Le samedi soir sera consacré au fest-noz précédé d'une conférence sur ce thème et le dimanche se déroulera le stage de danse en matinée puis le concours en après-midi; venez nombreux
samedi 18 février 2012
poème
Rosier en février
Crêtes boisées transies de givre
Rocs patinés au gris de brume
L'hiver altère l'envie de vivre
Passe le jour, le coeur s'enrhume
Maison de pierres à porte close
Vol de corbeaux en noire écume
Bouton perdu de rouge rose
Le coeur est lourd et se consume
En grand silence le jour décline
Un vieux rosier aux fleurs fanées
Dresse toujours ses noires épines
Solide garde rapprochée
Cruel instant de solitude
Pleure le ciel d'un jour sans fin
Garde d'épines a certitude
Les belles roses naissent demain
Crêtes boisées transies de givre
Rocs patinés au gris de brume
L'hiver altère l'envie de vivre
Passe le jour, le coeur s'enrhume
Maison de pierres à porte close
Vol de corbeaux en noire écume
Bouton perdu de rouge rose
Le coeur est lourd et se consume
En grand silence le jour décline
Un vieux rosier aux fleurs fanées
Dresse toujours ses noires épines
Solide garde rapprochée
Cruel instant de solitude
Pleure le ciel d'un jour sans fin
Garde d'épines a certitude
Les belles roses naissent demain
chapelle de Rosquelfen
La fin de l'année 2011 a été marquée par quelques travaux en extérieur comme le nettoyage et aménagement de l'espace entre le porche et le transept, par l'équipe des bénévoles de l'association "Les Amis de la Chapelle de Rosquelfen".
Une présentation des anciennes pierres tombales en schiste a également été réalisée le long du mur d'enceinte du cimetière:
Une de ces pierres tombales est ornée d'un blason couronné qui en première lecture appartiendrait à la famille des Quélen (burelé de dix pièces d'argent et de gueules, armoiries de Locarn: selon Marie Guézennec, Kaier n°20 du Poher de mars 2008)
Une présentation des anciennes pierres tombales en schiste a également été réalisée le long du mur d'enceinte du cimetière:
Une de ces pierres tombales est ornée d'un blason couronné qui en première lecture appartiendrait à la famille des Quélen (burelé de dix pièces d'argent et de gueules, armoiries de Locarn: selon Marie Guézennec, Kaier n°20 du Poher de mars 2008)
jeudi 9 février 2012
poème
Rêve musical
Voix musicale ouvre le jour
Danse en majeur passe en mineur
Monte dans l'air berce le coeur
Légère et pure dans tes atours
Voix de cristal et nuancée
Par ta couleur et ton velours
Offre à mon coeur ton chant d'amour
Ta voix soluble dans l'air bleuté
Chante le coeur oublie ta peine
chante le rêve et dis la vie
Laisse au lointain tous les soucis
Les voix du coeur sont souveraines.
Voix musicale ouvre le jour
Danse en majeur passe en mineur
Monte dans l'air berce le coeur
Légère et pure dans tes atours
Voix de cristal et nuancée
Par ta couleur et ton velours
Offre à mon coeur ton chant d'amour
Ta voix soluble dans l'air bleuté
Chante le coeur oublie ta peine
chante le rêve et dis la vie
Laisse au lointain tous les soucis
Les voix du coeur sont souveraines.
mercredi 1 février 2012
poème
Matin d'hiver
Neige soudaine en linceul blanc
Morte terre rigide et dure
Immobilité hivernale du vivant
M'endorment la mémoire.
La perte des couleurs,des parfums et des fleurs
La vie ralentie en sommeil
Me ramènent à Lao Tseu:
"La mort est rigide et dure,
La vie est souple et fragile".
Dans l'attente d'un nouveau printemps
Entre les plis du manteau blanc
Se prépare en silence
L'aurore colorée des promesses de demain.
Photographie prise à Rosquelfen, près du Rocher du Marquis en hiver 2010.
Neige soudaine en linceul blanc
Morte terre rigide et dure
Immobilité hivernale du vivant
M'endorment la mémoire.
La perte des couleurs,des parfums et des fleurs
La vie ralentie en sommeil
Me ramènent à Lao Tseu:
"La mort est rigide et dure,
La vie est souple et fragile".
Dans l'attente d'un nouveau printemps
Entre les plis du manteau blanc
Se prépare en silence
L'aurore colorée des promesses de demain.
Photographie prise à Rosquelfen, près du Rocher du Marquis en hiver 2010.
poème
Regards
Dans mes yeux délavés vacille encore la flamme
De ce feu intérieur qui naquit un printemps
Cette force de vie par les portes de l'âme
S'écoule indifférente aux morsures du temps
Et mes yeux de ciel froid embrassent le soleil
Avant qu'à l'horizon ne s'éteigne son feu
Ses ors dans le regard révèlent en sommeil
Des souvenirs anciens et de tendres aveux
Un soleil sans chaleur éclaire alors la source
Du regard qui proclame les passions du présent
Avant qu'elle ne tarisse quand finira la course
Du dernier grain de quartz au sablier du temps
Dans mes yeux délavés vacille encore la flamme
De ce feu intérieur qui naquit un printemps
Cette force de vie par les portes de l'âme
S'écoule indifférente aux morsures du temps
Et mes yeux de ciel froid embrassent le soleil
Avant qu'à l'horizon ne s'éteigne son feu
Ses ors dans le regard révèlent en sommeil
Des souvenirs anciens et de tendres aveux
Un soleil sans chaleur éclaire alors la source
Du regard qui proclame les passions du présent
Avant qu'elle ne tarisse quand finira la course
Du dernier grain de quartz au sablier du temps
mardi 17 janvier 2012
poème
Sommeil
Pas sur la mousse
Larmes amères
Une rose pousse
En solitaire
Sphères de cristal
Fragiles et pures
Conjurent le mal
Jusqu'au futur
Regard perdu
Bleu délavé
Temps suspendu
Aux mots bleutés
Aux fleurs fanées
redonner vie
Flamme dorée
N'est qu'endormie
Pas sur la mousse
Larmes amères
Une rose pousse
En solitaire
Sphères de cristal
Fragiles et pures
Conjurent le mal
Jusqu'au futur
Regard perdu
Bleu délavé
Temps suspendu
Aux mots bleutés
Aux fleurs fanées
redonner vie
Flamme dorée
N'est qu'endormie
poème
La Loire
Dans son manteau de brume et le givre des rives
Sous les arches de pierre en tourbillons puissants
La Loire revigorée d'hivernales eaux vives
Déroule son corps liquide en quête d'océan
Garde t'elle en mémoire le triste écho du glas
Le rouge sang versé au siège d'Orléans
La peine d'Aragon dite par "Les yeux d'Elsa"
Lorsque du pont de Cé l'armée part au néant?
La Loire, fille d'Amphitrite, trésor des rois de France
Accueillant de Vinci au Clos Lucé d'Amboise
Ouvre alors sans compter la corne d'abondance
De la blanche Touraine à l'Anjou de l'ardoise
Elle offre, généreuse, en son jardin fleuri
Le lys à de Balzac et la rose à Ronsard
Pour célébrer le temps des amours épanouis
Des demeures royales et chefs-d'oeuvre de l'art
Elle ne portera plus les toues, plates et gabarres
Remontant son lit vif en lentes processions
Dans ses bras ensablés de graviers et de jarres
Ses eaux servent aujourd'hui à refroidir Chinon!
Dans son manteau de brume et le givre des rives
Sous les arches de pierre en tourbillons puissants
La Loire revigorée d'hivernales eaux vives
Déroule son corps liquide en quête d'océan
Garde t'elle en mémoire le triste écho du glas
Le rouge sang versé au siège d'Orléans
La peine d'Aragon dite par "Les yeux d'Elsa"
Lorsque du pont de Cé l'armée part au néant?
La Loire, fille d'Amphitrite, trésor des rois de France
Accueillant de Vinci au Clos Lucé d'Amboise
Ouvre alors sans compter la corne d'abondance
De la blanche Touraine à l'Anjou de l'ardoise
Elle offre, généreuse, en son jardin fleuri
Le lys à de Balzac et la rose à Ronsard
Pour célébrer le temps des amours épanouis
Des demeures royales et chefs-d'oeuvre de l'art
Elle ne portera plus les toues, plates et gabarres
Remontant son lit vif en lentes processions
Dans ses bras ensablés de graviers et de jarres
Ses eaux servent aujourd'hui à refroidir Chinon!
dimanche 8 janvier 2012
poème
Attente
Un jour triste et gris
S'étire en pleurant
Fine et froide pluie
De l'aube au couchant
Le rêve et l'oubli
Arrêtent le temps
La mélancolie
Chevauche le vent
L'esprit en alerte
Imagine encore
Les lueurs offertes
D'un grand soleil d'or
Passent les saisons
L'hiver n'a qu'un temps
Nouvelles effusions
Renaissent au printemps
Un jour triste et gris
S'étire en pleurant
Fine et froide pluie
De l'aube au couchant
Le rêve et l'oubli
Arrêtent le temps
La mélancolie
Chevauche le vent
L'esprit en alerte
Imagine encore
Les lueurs offertes
D'un grand soleil d'or
Passent les saisons
L'hiver n'a qu'un temps
Nouvelles effusions
Renaissent au printemps
vendredi 30 décembre 2011
chapelle de Rosquelfen
Recherches sur les origines du monument.
Un examen détaillé de la voûte et du mobilier contenu dans la chapelle apporte un nouvel éclairage sur l'origine du monument. En effet, le principal donateur a laissé son empreinte dans l'édifice en faisant sculpter ses armoiries sur la voûte et sur le retable classé qui, rappelons le est en réalité un ancien jubé du XVIe siècle. Il est très vraisemblable que ce jubé était bien à l'origine, installé entre le choeur et la nef, au moment où l'extension de celle-ci a été décidée. Un argument important milite en faveur de cette hypothèse par la présence des armoiries du donateur sur le jubé comme sur la voûte.
La première sculpture après l'angelot se situe à l'aplomb du maître-autel, proche de la grande verrière du pignon Est. Il s'agit d'un petit personnage (ange) qui présente dans ses mains un blason à trois croissants. Les couleurs d'origine ont disparu, mais on les retrouve sur le jubé. Il apparait alors que ce blason est d'argent à trois croissants de gueule, décliné de différentes manières par les sculpteurs mais avec la même disposition comme le montre le schéma ci-dessous qui reprend les différentes déclinaisons.
Le blason de droite reproduit celui du retable-jubé, celui du dessous, le blason de la voûte et celui de gauche, une des formes courantes du blason de la famille de Roc'h cazre ou Roc'hcaër dont le manoir patronymique se situait au XVe siècle sur la commune de Plouguer (actuellement Carhaix-Plouguer). Cette famille avait des alliances sur Lanrivain, alors Trève de Bothoa et sur Bothoa même (de Kerdaniel et DeJars de Keranroue). Nous avons demandé l'aide de l'association Carhaisienne de recherche généalogique et des spécialistes en héraldique pour tenter d'en savoir plus. A suivre donc...
Un examen détaillé de la voûte et du mobilier contenu dans la chapelle apporte un nouvel éclairage sur l'origine du monument. En effet, le principal donateur a laissé son empreinte dans l'édifice en faisant sculpter ses armoiries sur la voûte et sur le retable classé qui, rappelons le est en réalité un ancien jubé du XVIe siècle. Il est très vraisemblable que ce jubé était bien à l'origine, installé entre le choeur et la nef, au moment où l'extension de celle-ci a été décidée. Un argument important milite en faveur de cette hypothèse par la présence des armoiries du donateur sur le jubé comme sur la voûte.
La première sculpture après l'angelot se situe à l'aplomb du maître-autel, proche de la grande verrière du pignon Est. Il s'agit d'un petit personnage (ange) qui présente dans ses mains un blason à trois croissants. Les couleurs d'origine ont disparu, mais on les retrouve sur le jubé. Il apparait alors que ce blason est d'argent à trois croissants de gueule, décliné de différentes manières par les sculpteurs mais avec la même disposition comme le montre le schéma ci-dessous qui reprend les différentes déclinaisons.
Le blason de droite reproduit celui du retable-jubé, celui du dessous, le blason de la voûte et celui de gauche, une des formes courantes du blason de la famille de Roc'h cazre ou Roc'hcaër dont le manoir patronymique se situait au XVe siècle sur la commune de Plouguer (actuellement Carhaix-Plouguer). Cette famille avait des alliances sur Lanrivain, alors Trève de Bothoa et sur Bothoa même (de Kerdaniel et DeJars de Keranroue). Nous avons demandé l'aide de l'association Carhaisienne de recherche généalogique et des spécialistes en héraldique pour tenter d'en savoir plus. A suivre donc...
jeudi 29 décembre 2011
poème
En lisant Andreï Makine
Pourquoi donc rechercher des paradis pérennes
Des plaisirs inusables et le bonheur sans fin
De ces statues de pierre envier le destin
D'une éternelle durée patinée de lichens?
Pourquoi faire cette erreur, pour nous, simples mortels?
L'obsession de durer n'est rien de plus qu'un leurre
Le lierre recouvre l'arbre de perpétuelle verdeur
Vitalité de lianes sur cadavre réel
Les paradis fugaces sont pourtant bien les seuls
Que nous puissions atteindre en des lieux éphémères
Nous ne les voyons pas dans leurs fragiles sphères
Leurs éblouissements s'éteignent sous le linceul
De notre aveuglement à refuser la vie
Quelques minutes, une heure de bonheur sans nuages
Attardons nous enfin sur le chemin des sages
Et bâtissons nos rêves au présent qui s'enfuit
Vallée du Blavet sous son manteau de brume hivernale
Pourquoi donc rechercher des paradis pérennes
Des plaisirs inusables et le bonheur sans fin
De ces statues de pierre envier le destin
D'une éternelle durée patinée de lichens?
Pourquoi faire cette erreur, pour nous, simples mortels?
L'obsession de durer n'est rien de plus qu'un leurre
Le lierre recouvre l'arbre de perpétuelle verdeur
Vitalité de lianes sur cadavre réel
Les paradis fugaces sont pourtant bien les seuls
Que nous puissions atteindre en des lieux éphémères
Nous ne les voyons pas dans leurs fragiles sphères
Leurs éblouissements s'éteignent sous le linceul
De notre aveuglement à refuser la vie
Quelques minutes, une heure de bonheur sans nuages
Attardons nous enfin sur le chemin des sages
Et bâtissons nos rêves au présent qui s'enfuit
Vallée du Blavet sous son manteau de brume hivernale
mardi 20 décembre 2011
poème
La tempête Joachim
Poséidon s'agite quand Eole s'exaspère
Et ce pacte guerrier unissant des géants
Lance à l'assaut des côtes ses forces meurtrières
Sa cavalerie blanche dirigée par les vents
La lande sombre et froide aux semis de rochers
En posture de spectres flagellés, ruisselants,
Se déchire et s'écrase sous les charges endiablées
Des fureurs océanes aux farouches accents
Le tremblement de l'air dans la nuit agitée
Le grondement des bois torturés par le vent
Ramènent d'outre-tombe la voix des trépassés
Comme un rappel soudain de la fuite du temps
Il est de ces tourments que l'hiver amoncelle
En forme de mise en garde aux hommes présomptueux
Leur empreinte sur la terre n'est jamais éternelle
La mémoire seule conserve les instants lumineux
Poséidon s'agite quand Eole s'exaspère
Et ce pacte guerrier unissant des géants
Lance à l'assaut des côtes ses forces meurtrières
Sa cavalerie blanche dirigée par les vents
La lande sombre et froide aux semis de rochers
En posture de spectres flagellés, ruisselants,
Se déchire et s'écrase sous les charges endiablées
Des fureurs océanes aux farouches accents
Le tremblement de l'air dans la nuit agitée
Le grondement des bois torturés par le vent
Ramènent d'outre-tombe la voix des trépassés
Comme un rappel soudain de la fuite du temps
Il est de ces tourments que l'hiver amoncelle
En forme de mise en garde aux hommes présomptueux
Leur empreinte sur la terre n'est jamais éternelle
La mémoire seule conserve les instants lumineux
jeudi 1 décembre 2011
poème
Crépuscule
Le soleil vers l'Iroise embrase l'horizon
Demain il renaîtra au-dessus du Liscuis
En blanchisseur des brumes, éclairant les maisons
De pierres grises et froides sur la lande endormie
Ainsi passent les jours depuis l'aube des temps
Sur les roches immuables dans les vallons boisés
Sur les eaux d'un grand lac, sur la forêt bruissant
D'un souffle continu de ses branches agitées
Les bois nus de l'hiver au printemps reverdissent
Conservent leur vigueur sans cesse renaissante
Les jonquilles et les roses chaque année refleurissent
En hymne magistral à la vie triomphante
Je sais que chaque année d'un pas moins assuré
J'irai par les collines sur la lande fleurie
Il me faudra partir, mon temps sera passé
Et rien ne manquera dans ce monde infini.
Le soleil vers l'Iroise embrase l'horizon
Demain il renaîtra au-dessus du Liscuis
En blanchisseur des brumes, éclairant les maisons
De pierres grises et froides sur la lande endormie
Ainsi passent les jours depuis l'aube des temps
Sur les roches immuables dans les vallons boisés
Sur les eaux d'un grand lac, sur la forêt bruissant
D'un souffle continu de ses branches agitées
Les bois nus de l'hiver au printemps reverdissent
Conservent leur vigueur sans cesse renaissante
Les jonquilles et les roses chaque année refleurissent
En hymne magistral à la vie triomphante
Je sais que chaque année d'un pas moins assuré
J'irai par les collines sur la lande fleurie
Il me faudra partir, mon temps sera passé
Et rien ne manquera dans ce monde infini.
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