Fontaine Saint Nicodème en Pluméliau (56)
Comme St Ignace en Quénécan ou la Trinité en Cléguérec, la fontaine de St Nicodème, également triple, est la plus célèbre et la plus ornée de Bretagne. Les sources sacrées remontent au druidisme celte, l'eau étant un élément capable de: guérir, féconder, prédire l'avenir et protéger les hommes comme les animaux.
L'Occident chrétien va donc tenter de faire oublier l'origine païenne de ce culte en attribuant aux saints locaux toutes les vertus thérapeutiques de ces eaux, et à Saint Nicodème, on peut dire qu'il va mettre le paquet!
Le monument ceinturé de murs date du XVIe siècle (restauré en 1608, date gravée dans le granit). Il se situe dans un vallon au pied d'une chapelle du même nom qui étonne le visiteur par la taille impressionnante du clocher-porche (46m de hauteur).
La fontaine possède trois bassins dans un ensemble à quatre pans. Le bassin central est dédié à St Nicodème invoqué contre les maladies contagieuses, les maladies de peau et la protection du bétail (chevaux en particulier). Un deuxième bassin est dédié à St Gamaliel. Il est réservé aux jeunes femmes qui font un voeu après avoir bu de l'eau à ce bassin et avoir gravi toutes les marches du clocher-porche sans se retourner. Le troisième bassin est celui de St Abibon, invoqué dans les douleurs et maux d'oreilles. Ce saint est connu également sous le nom de St Diboan (en français: sans douleur) et nombreux autres noms (Yben, Languis, Idunet, Ivinec...) et le surnom "Tu-petu" qui semble relever aussi de l'ancienne tradition celtique relayée au Moyen-âge par les roues à carillon (l'église de Laniscat en possède une), héritage d'un ancien culte solaire, ou "roue de la fortune" qui évoque la conjuration du mauvais sort. Selon les bons vouloirs de St Abibon, le sort pouvait basculer d'un côté comme de l'autre: une guérison rapide d'un côté, une mort rapide pour abréger les souffrances de l'autre, d'où le "Tu-petu" (d'un côté ou de l'autre).
Trois niches en anse de panier sont surmontées d'un arc en accolade rehaussé de crochets frisés et encadré par un gâble plein, flamboyant, flanqué de gargouilles et pinacles. Les statues des trois saints ont disparu mais l'ensemble est toujours étonnant par sa richesse et la finesse des sculptures.
A l'étendue du champ de compétences attribué à ces trois saints, on imagine l'importance de cette source et sa qualité à l'époque celtique...
Et comme s'il manquait quelquechose, un quatrième bassin surmonté lui aussi d'un monument destiné à abriter la statue de Saint Cornely a été rajouté à quelques mètres de la fontaine principale. Ce St Cornely complète l'ensemble en assurant la protection du bétail et particulièrement des boeufs. Si vous passez en centre Bretagne, ne manquez pas cet endroit d'où partent chaque année en été les circuits "L'Art dans les chapelles". Pour en savoir plus: "Les fontaines de Bretagne", Albert Poulin, Bernard Rio, Yoran Embanner 2008. InfoBretagne, patrimoine de Pluméliau (Morbihan).
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vendredi 5 avril 2013
mardi 2 avril 2013
Poème
Souvenir d'une mélodie
Jour après jour le temps fuyant
Rythme la vie et les saisons
Des jours passés restent des sons
J'entends encore les airs d'antan
De la musique aux jeunes années
J'ai tant reçu, c'est une chance
En effaçant tous les silences
Chante la vie réaccordée
Les années passent et portent atteinte
A la mémoire, à sa vigueur
Les soubresauts parfois du coeur
Des ans passés marquent l'empreinte
Et la mémoire si sélective
Arrête alors les heures vaines
Les voix du coeur sont souveraines
Chaque printemps les réactive
Une partition me fait sourire
Binious, bombardes sont à la fête
Un air étrange et beau m'entête
La mélodie d'un souvenir.
Jour après jour le temps fuyant
Rythme la vie et les saisons
Des jours passés restent des sons
J'entends encore les airs d'antan
De la musique aux jeunes années
J'ai tant reçu, c'est une chance
En effaçant tous les silences
Chante la vie réaccordée
Les années passent et portent atteinte
A la mémoire, à sa vigueur
Les soubresauts parfois du coeur
Des ans passés marquent l'empreinte
Et la mémoire si sélective
Arrête alors les heures vaines
Les voix du coeur sont souveraines
Chaque printemps les réactive
Une partition me fait sourire
Binious, bombardes sont à la fête
Un air étrange et beau m'entête
La mélodie d'un souvenir.
lundi 1 avril 2013
Histoire
Le Rocher du Conseil
L'affleurement rocheux nommé Rocher du Conseil se situe sur la crête schisteuse eifélienne (voir message antérieur sur la géologie) qui domine Rosquelfen au sud. Cet affleurement est la partie terminale de la crête côté Gouarec. Pour situer les altitudes, il faut signaler que Gouarec (22570) est à 130m d'altitude environ. Le Rocher du Marquis dont il a été question précédemment se situe 40m plus haut, vers 170m et le Rocher du Conseil est à environ 200m.
Ce sommet schisteux domine donc toute la lande de Rosquelfen dans sa partie la plus à l'ouest. Sa forme est grossièrement pyramidale avec une face nord plus régulière que les trois autres et inclinée à 70° (pendage nord 70).
D'où vient ce nom "rocher du conseil"?
Quelques anciens de Rosquelfen indiquent qu'ils ont toujours entendu la même histoire au sujet de ce rocher: il s'agirait d'un lieu de rassemblement des chefs de tribus à l'époque celtique. Le promontoire rocheux est en effet positionné de telle sorte qu'il permet d'observer à la fois, la vallée du Blavet et sa sentinelle "Rocher du Marquis"et toute la campagne vers le nord et l'ouest. L'enclos celtique dans lequel était enfoui le trésor de Laniscat (voir messages antérieurs) était très proche de cet endroit. Les Romains ont tout de suite exploité la position en implantant un poste d'observation et de défense à proximité (voir découvertes archéologiques, briques et divers: A. Le Diuzet), la grande voie romaine de Condate à Vorgium passe à une centaine de mètres au nord. Les derniers à avoir utilisé ce secteur stratégique sont les allemands pendant la dernière guerre. En parcourant la crête entre le Rocher du Conseil et le sommet topographique à une centaine de mètres plus à l'est, il est encore possible aujourd'hui de tomber sur des restes de tranchées et maçonneries de briques et béton avec restes de barbelés.Aujourd'hui, la pousse des chênes a fortement réduit le champ de vision, mais on aperçoit toujours les collines de Bothoa et St Nicolas-du-Pélem au nord.
L'affleurement rocheux nommé Rocher du Conseil se situe sur la crête schisteuse eifélienne (voir message antérieur sur la géologie) qui domine Rosquelfen au sud. Cet affleurement est la partie terminale de la crête côté Gouarec. Pour situer les altitudes, il faut signaler que Gouarec (22570) est à 130m d'altitude environ. Le Rocher du Marquis dont il a été question précédemment se situe 40m plus haut, vers 170m et le Rocher du Conseil est à environ 200m.
Ce sommet schisteux domine donc toute la lande de Rosquelfen dans sa partie la plus à l'ouest. Sa forme est grossièrement pyramidale avec une face nord plus régulière que les trois autres et inclinée à 70° (pendage nord 70).
D'où vient ce nom "rocher du conseil"?
Quelques anciens de Rosquelfen indiquent qu'ils ont toujours entendu la même histoire au sujet de ce rocher: il s'agirait d'un lieu de rassemblement des chefs de tribus à l'époque celtique. Le promontoire rocheux est en effet positionné de telle sorte qu'il permet d'observer à la fois, la vallée du Blavet et sa sentinelle "Rocher du Marquis"et toute la campagne vers le nord et l'ouest. L'enclos celtique dans lequel était enfoui le trésor de Laniscat (voir messages antérieurs) était très proche de cet endroit. Les Romains ont tout de suite exploité la position en implantant un poste d'observation et de défense à proximité (voir découvertes archéologiques, briques et divers: A. Le Diuzet), la grande voie romaine de Condate à Vorgium passe à une centaine de mètres au nord. Les derniers à avoir utilisé ce secteur stratégique sont les allemands pendant la dernière guerre. En parcourant la crête entre le Rocher du Conseil et le sommet topographique à une centaine de mètres plus à l'est, il est encore possible aujourd'hui de tomber sur des restes de tranchées et maçonneries de briques et béton avec restes de barbelés.Aujourd'hui, la pousse des chênes a fortement réduit le champ de vision, mais on aperçoit toujours les collines de Bothoa et St Nicolas-du-Pélem au nord.
mercredi 13 mars 2013
sculpture
Clocher de l'église de Gouarec (22570)
Cette reproduction en châtaignier du clocher de N.D de la Fosse à Gouarec fait environ un mètre de hauteur et a été réalisée pour la plus grande partie, par un menuisier de Gouarec, Auguste Henri, en forme de puzzle en bois (six pièces). A gauche on observe une affiche réalisée par Coop Breizh en 2000 à l'occasion de la sortie du livre sur le Kost-ar-c'hoat, aujourd'hui épuisé. Cette vue montre l'abbaye cistercienne de Bon Repos en cours de restauration l'année des fortes chaleurs (et sécheresse) de 1988. En cliquant sur l'image on devine en regardant l'agrandissement, la véritable largeur du Blavet à cet endroit avant la réalisation du canal de Nantes à Brest au début du XIXe siècle. Le pont de Bon Repos construit par les moines comprenait alors 10 arches et la rivière alimentait un vivier devant l'abbaye. Les moines ont réalisé ce pont sur l'emplacement d'un ancien pont romain, lui-même succédant à un pont de voie antique celte comme le laisse supposer J.Y. Eveillard dans sa thèse sur les voies antiques du pays.
Cette reproduction en châtaignier du clocher de N.D de la Fosse à Gouarec fait environ un mètre de hauteur et a été réalisée pour la plus grande partie, par un menuisier de Gouarec, Auguste Henri, en forme de puzzle en bois (six pièces). A gauche on observe une affiche réalisée par Coop Breizh en 2000 à l'occasion de la sortie du livre sur le Kost-ar-c'hoat, aujourd'hui épuisé. Cette vue montre l'abbaye cistercienne de Bon Repos en cours de restauration l'année des fortes chaleurs (et sécheresse) de 1988. En cliquant sur l'image on devine en regardant l'agrandissement, la véritable largeur du Blavet à cet endroit avant la réalisation du canal de Nantes à Brest au début du XIXe siècle. Le pont de Bon Repos construit par les moines comprenait alors 10 arches et la rivière alimentait un vivier devant l'abbaye. Les moines ont réalisé ce pont sur l'emplacement d'un ancien pont romain, lui-même succédant à un pont de voie antique celte comme le laisse supposer J.Y. Eveillard dans sa thèse sur les voies antiques du pays.
lundi 11 mars 2013
Poème
Amnésie en manteau blanc
Les flocons blancs voltigent et leur trame légère
Tisse un manteau d'hermines aux crêtes dénudées
Un suaire s'étend sur les gorges boisées
Etouffant l'onde vive en sa crue séculaire
Sous le grand linceul blanc, une cheminée fume
Devant l'âtre, pensive, une âme rêve à l'Eden
La rougeur des tisons colore, ravive, exhume
Des étreintes brûlantes, les souvenirs anciens
C'est le regard perdu vers un rivage bleu
Que la mémoire fidèle convoque alors ici
Mélancolique espace au présent silencieux
Sous le manteau de neige, la lande s'est endormie
Oubliées les eaux vives, Liscuis, Daoulas en crues
Oubliés les sanglots des jours de pluie sans fin
Oubliées les collines, les chênes des talus
Et cette clé rouillée trouvée sur le chemin
Sous le grand manteau blanc, alourdissant l'ardoise
Le temps s'est arrêté et la mémoire éteinte
Quitte l'espace blanc pour un bateau qui croise
Sur la mer bleutée des illusions défuntes.
Les flocons blancs voltigent et leur trame légère
Tisse un manteau d'hermines aux crêtes dénudées
Un suaire s'étend sur les gorges boisées
Etouffant l'onde vive en sa crue séculaire
Sous le grand linceul blanc, une cheminée fume
Devant l'âtre, pensive, une âme rêve à l'Eden
La rougeur des tisons colore, ravive, exhume
Des étreintes brûlantes, les souvenirs anciens
Que la mémoire fidèle convoque alors ici
Mélancolique espace au présent silencieux
Sous le manteau de neige, la lande s'est endormie
Oubliées les eaux vives, Liscuis, Daoulas en crues
Oubliés les sanglots des jours de pluie sans fin
Oubliées les collines, les chênes des talus
Et cette clé rouillée trouvée sur le chemin
Sous le grand manteau blanc, alourdissant l'ardoise
Le temps s'est arrêté et la mémoire éteinte
Quitte l'espace blanc pour un bateau qui croise
Sur la mer bleutée des illusions défuntes.
archéologie
Le menhir de Cailouan
Dans la même disposition topographique que "La Quenouille du diable", menhir de Silfiac évoqué précédemment, il faut signaler le célèbre menhir de Cailouan sur la commune de Plésidy dans les Côtes d'Armor à quelques kilomètres au nord de Corlay vers Guingamp.
Ce magnifique menhir en granite de Quintin est implanté près d'une source et possède son jumeau couché à proximité. Classé monument historique depuis 1889 pour sa beauté et sa taille (8 mètres), c'est l'un des plus beaux menhirs de la région encore debout. Son implantation près d'une source a fait penser à un culte de la fécondité possible.
Dans le même secteur, on trouve mais cette fois sur une hauteur et visible de très loin, le menhir de Kergornec appelé "la chandelle" plus épais et massif, également en granite et de 8m15 de hauteur sur une largeur de 2 mètres, situé sur la commune de St Gilles Pligeaux. Il a été classé monument historique en 1971 et se situerait en 6e position des mégalithes de Bretagne les plus hauts encore debout. En contrebas, se trouve le menhir "le pâtre", nettement plus modeste (un peu plus de 4m de hauteur), également en granite de Quintin. Ces mégalithes doivent sans doute à leur taille et leur poids d'être encore dans leur position d'origine. En effet, ces masses de pierre ont été suffisamment dissuasives au cours des périodes où le prosélytisme religieux voulait les voir disparaître, pour finir par être tout simplement ignorées des hommes.
Dans la même disposition topographique que "La Quenouille du diable", menhir de Silfiac évoqué précédemment, il faut signaler le célèbre menhir de Cailouan sur la commune de Plésidy dans les Côtes d'Armor à quelques kilomètres au nord de Corlay vers Guingamp.
Ce magnifique menhir en granite de Quintin est implanté près d'une source et possède son jumeau couché à proximité. Classé monument historique depuis 1889 pour sa beauté et sa taille (8 mètres), c'est l'un des plus beaux menhirs de la région encore debout. Son implantation près d'une source a fait penser à un culte de la fécondité possible.
Dans le même secteur, on trouve mais cette fois sur une hauteur et visible de très loin, le menhir de Kergornec appelé "la chandelle" plus épais et massif, également en granite et de 8m15 de hauteur sur une largeur de 2 mètres, situé sur la commune de St Gilles Pligeaux. Il a été classé monument historique en 1971 et se situerait en 6e position des mégalithes de Bretagne les plus hauts encore debout. En contrebas, se trouve le menhir "le pâtre", nettement plus modeste (un peu plus de 4m de hauteur), également en granite de Quintin. Ces mégalithes doivent sans doute à leur taille et leur poids d'être encore dans leur position d'origine. En effet, ces masses de pierre ont été suffisamment dissuasives au cours des périodes où le prosélytisme religieux voulait les voir disparaître, pour finir par être tout simplement ignorées des hommes.
dimanche 10 mars 2013
jeudi 7 mars 2013
Peinture et poème
Le héron
Calme et silence d'un matin froid
Sur le rivage d'un vieil étang
Où l'onde frise au vent glaçant
Le grand héron attend sa proie
Dans ce décor de fin d'hiver
L'oiseau figé, plumes cendrées
En frêle branche, patte grimée
Le grand héron se désespère
A quand les charnelles voluptés
Vives couleurs et ciel d'azur
Douce chaleur et nourriture?
Le grand héron rêve à l'été
Matin d'hiver au bord de l'eau
Où le héron cendré patiente
Bientôt s'achève la longue attente
Le temps va changer son tempo.
Aquarelle et plume
Calme et silence d'un matin froid
Sur le rivage d'un vieil étang
Où l'onde frise au vent glaçant
Le grand héron attend sa proie
Dans ce décor de fin d'hiver
L'oiseau figé, plumes cendrées
En frêle branche, patte grimée
Le grand héron se désespère
A quand les charnelles voluptés
Vives couleurs et ciel d'azur
Douce chaleur et nourriture?
Le grand héron rêve à l'été
Matin d'hiver au bord de l'eau
Où le héron cendré patiente
Bientôt s'achève la longue attente
Le temps va changer son tempo.
Aquarelle et plume
mercredi 6 mars 2013
Mégalithe,archéologie
Le kegel an diaoul ou La quenouille du diable
Au fond d'un vallon humide et rocailleux, se cache un menhir massif nommé la quenouille du diable, en breton: kegel an diaoul, sur la commune de Silfiac (56) vers Lescouet-Gouarec.
Il faut déjà connaître le secteur pour le trouver, car on ne le voit qu'à moins de 50 mètres.
Ce magnifique menhir est en granite porphyroïde de Rostrenen qui affleure sur place. Il y a cinq à six milles ans de cela, les hommes ont débité ce bloc énorme pratiquement sur place pour le positionner dans ce vallon où coule une petite rivière. Le menhir est estimé à sept mètres de hauteur pour une largeur de deux mètres cinquante environ à sa base.
Le menhir "la quenouille du diable" vu de l'amont du vallon (est). Le bâton planté devant donne l'échelle (1m). Son aspect massif impressionne. Le sens de ce positionnement particulier visible également dans d'autres zones à sources reste énigmatique. S'agit-il d'une limite de territoire, d'un culte (fécondité près d'une source?) ou d'un lieu sacré? Le mystère reste entier.
Le même mégalithe vu côté sud-est: on observe qu'il est penché vers le nord et que la surface la plus tabulaire est orientée au sud. C'est donc en venant du sud qu'il était le plus visible. Sa base sud dépasse les deux mètres cinquante. Si l'on considère que ce bloc de granite atteint les 20 m3, on peut estimer son poids à plus de 50 tonnes.
On voit bien en arrivant sur ce site qu'il existe une explication sommaire sur une pancarte proche, mais l'endroit est peu accessible et le balisage nettement insuffisant pour un visiteur non initié.
Au fond d'un vallon humide et rocailleux, se cache un menhir massif nommé la quenouille du diable, en breton: kegel an diaoul, sur la commune de Silfiac (56) vers Lescouet-Gouarec.
Il faut déjà connaître le secteur pour le trouver, car on ne le voit qu'à moins de 50 mètres.
Ce magnifique menhir est en granite porphyroïde de Rostrenen qui affleure sur place. Il y a cinq à six milles ans de cela, les hommes ont débité ce bloc énorme pratiquement sur place pour le positionner dans ce vallon où coule une petite rivière. Le menhir est estimé à sept mètres de hauteur pour une largeur de deux mètres cinquante environ à sa base.
Le menhir "la quenouille du diable" vu de l'amont du vallon (est). Le bâton planté devant donne l'échelle (1m). Son aspect massif impressionne. Le sens de ce positionnement particulier visible également dans d'autres zones à sources reste énigmatique. S'agit-il d'une limite de territoire, d'un culte (fécondité près d'une source?) ou d'un lieu sacré? Le mystère reste entier.
Le même mégalithe vu côté sud-est: on observe qu'il est penché vers le nord et que la surface la plus tabulaire est orientée au sud. C'est donc en venant du sud qu'il était le plus visible. Sa base sud dépasse les deux mètres cinquante. Si l'on considère que ce bloc de granite atteint les 20 m3, on peut estimer son poids à plus de 50 tonnes.
On voit bien en arrivant sur ce site qu'il existe une explication sommaire sur une pancarte proche, mais l'endroit est peu accessible et le balisage nettement insuffisant pour un visiteur non initié.
jeudi 28 février 2013
Peinture et poème
Après l'orage
Soleil couchant après l'orage
Dans l'estuaire du Belon
Tendres caresses de ses rayons
Sur le rivage
La pluie a nettoyé les cieux
Les goélans planent sous le vent
Les algues dansent au rythme lent
Des vagues bleues
Les derniers feux sur l'océan
Réchauffent encore un temps de glace
La marée jamais ne se lasse
En son jusant
La mer sur l'estran se prélasse
Tendres murmures de vieux amants
Toujours aussi indifférents
Au temps qui passe.
Acrylique sur toile (40x30cm)
Soleil couchant après l'orage
Dans l'estuaire du Belon
Tendres caresses de ses rayons
Sur le rivage
La pluie a nettoyé les cieux
Les goélans planent sous le vent
Les algues dansent au rythme lent
Des vagues bleues
Les derniers feux sur l'océan
Réchauffent encore un temps de glace
La marée jamais ne se lasse
En son jusant
La mer sur l'estran se prélasse
Tendres murmures de vieux amants
Toujours aussi indifférents
Au temps qui passe.
Acrylique sur toile (40x30cm)
vendredi 22 février 2013
Patrimoine,chronologie historique
Chronologie et histoire de la chapelle de Rosquelfen
En 2012, les travaux de l'architecte du patrimoine, Léo Goas Straaijer ont permis de se faire une idée plus précise de la chronologie de construction de cet édifice religieux. En plus sombre et traits pleins (encre de chine sur papier), la représentation de la construction la plus ancienne, du XIVe siècle: un bâtiment rectangulaire entre le clocher actuel et la position du jubé près de l'ouverture sud à droite de la porte sud. Cette déduction découle de l'étude de la charpente, des sablières et des murs, mais également de la datation de pièces de bois de l'ancienne charpente par dendrochronologie. En pointillés, l'implantation du bâtiment actuel.
Cette seconde gravure représente l'évolution du bâtiment à la fin du XVe siècle. Entre 1500 et 1510, le transept sud ou chapelle avec son autel est rajouté. La fourchette de temps remarquablement étroite est liée à l'étude des pièces de bois qui constituent la charpente; les assemblages, biseaux et tailles spécifiques à cette période permettent aux experts du patrimoine d'affiner les dates. C'est sans doute après cette époque que le bâtiment peut se prévaloir de titre d'église, église tréviale (Rosquelfen est une Trève de Laniscat) disposant d'une chapelle interne (transept sud).
Au début du XVIe siècle, un porche est ajouté devant l'entrée principale sud et la façade sud prend son aspect actuel sans la sacristie qui ne sera rajoutée qu'au début du XIXe siècle, le clocher sera construit en 1668. Une partie de l'ornementation de l'entrée du pignon ouest va se retrouver alors dans l'entrée du clocher restauré en 2012.
Le bâtiment actuel est visible dans les messages antérieurs sur la chapelle dans les archives 2011 et 2012 du blog. Programme de restauration 2013: redressement et consolidation du mur nord de la nef qui présente une inclinaison vers le nord.
En 2012, les travaux de l'architecte du patrimoine, Léo Goas Straaijer ont permis de se faire une idée plus précise de la chronologie de construction de cet édifice religieux. En plus sombre et traits pleins (encre de chine sur papier), la représentation de la construction la plus ancienne, du XIVe siècle: un bâtiment rectangulaire entre le clocher actuel et la position du jubé près de l'ouverture sud à droite de la porte sud. Cette déduction découle de l'étude de la charpente, des sablières et des murs, mais également de la datation de pièces de bois de l'ancienne charpente par dendrochronologie. En pointillés, l'implantation du bâtiment actuel.
Cette seconde gravure représente l'évolution du bâtiment à la fin du XVe siècle. Entre 1500 et 1510, le transept sud ou chapelle avec son autel est rajouté. La fourchette de temps remarquablement étroite est liée à l'étude des pièces de bois qui constituent la charpente; les assemblages, biseaux et tailles spécifiques à cette période permettent aux experts du patrimoine d'affiner les dates. C'est sans doute après cette époque que le bâtiment peut se prévaloir de titre d'église, église tréviale (Rosquelfen est une Trève de Laniscat) disposant d'une chapelle interne (transept sud).
Au début du XVIe siècle, un porche est ajouté devant l'entrée principale sud et la façade sud prend son aspect actuel sans la sacristie qui ne sera rajoutée qu'au début du XIXe siècle, le clocher sera construit en 1668. Une partie de l'ornementation de l'entrée du pignon ouest va se retrouver alors dans l'entrée du clocher restauré en 2012.
Le bâtiment actuel est visible dans les messages antérieurs sur la chapelle dans les archives 2011 et 2012 du blog. Programme de restauration 2013: redressement et consolidation du mur nord de la nef qui présente une inclinaison vers le nord.
samedi 16 février 2013
Patrimoine de danses
Concours et journée Koste-'r-c'hoed du 2 mars
Pour les internautes intéressés par le patrimoine immatériel et plus spécifiquement le kost-ar-c'hoat (koste 'r c'hoed en vannetais), voici venu comme chaque année le temps fort de la danse. Celui-ci se déroule à Silfiac (56) le samedi 2 mars 2013 à partir de 14h pour ceux qui veulent s'initier ou se perfectionner dans l'exécution de cette magnifique gavotte, au tempo et au pas si caractéristiques avec les croisés et croisés-emboités. La journée se poursuit à 17h avec le fest-deiz, suivi par un fest-noz à 21h au cours duquel se déroulera le concours. Il y a possibilité de restauration sur place pour ceux qui le veulent. Cette animation se déroule dans le bourg et à la salle des fêtes de Silfiac. Venez nombreux! Photo: concours individuel adultes à Silfiac . PS: j'ai regardé par curiosité les sites qui parlent de kost-ar-c'hoat; vous pouvez tous les éviter, il n'y en a pas un sérieux. La référence la plus sûre de cette danse reste la filmographie et la thèse de Jean Michel Guilcher, filmographie conservée à la cinémathèque de Bretagne à Brest. J'ajouterais la fiche technique de 1973 rédigée par Le Bozec de la Commission Danses de Kendalc'h auquel j'ai participé en reprenant le fil conducteur de J M Guilcher dans le terroir (comme Jean Ogé des Forges de Perret).
Pour les internautes intéressés par le patrimoine immatériel et plus spécifiquement le kost-ar-c'hoat (koste 'r c'hoed en vannetais), voici venu comme chaque année le temps fort de la danse. Celui-ci se déroule à Silfiac (56) le samedi 2 mars 2013 à partir de 14h pour ceux qui veulent s'initier ou se perfectionner dans l'exécution de cette magnifique gavotte, au tempo et au pas si caractéristiques avec les croisés et croisés-emboités. La journée se poursuit à 17h avec le fest-deiz, suivi par un fest-noz à 21h au cours duquel se déroulera le concours. Il y a possibilité de restauration sur place pour ceux qui le veulent. Cette animation se déroule dans le bourg et à la salle des fêtes de Silfiac. Venez nombreux! Photo: concours individuel adultes à Silfiac . PS: j'ai regardé par curiosité les sites qui parlent de kost-ar-c'hoat; vous pouvez tous les éviter, il n'y en a pas un sérieux. La référence la plus sûre de cette danse reste la filmographie et la thèse de Jean Michel Guilcher, filmographie conservée à la cinémathèque de Bretagne à Brest. J'ajouterais la fiche technique de 1973 rédigée par Le Bozec de la Commission Danses de Kendalc'h auquel j'ai participé en reprenant le fil conducteur de J M Guilcher dans le terroir (comme Jean Ogé des Forges de Perret).
samedi 9 février 2013
Poème
La voix de l'Oracle
Aux crêtes rocailleuses flagellées par le vent
Une voix mystérieuse prolonge les échos
Disperse sur la lande les brassées de ses mots
Amour, désirs, plaisirs, au banquet des vivants
Laissez les vieilles morales et leurs imprécations
Lance le sage oracle aux marcheurs du chemin
Vivre n'est pas un mal, mais mal vivre en est un
L'enthousiasme est moteur de la jubilation!
La matière tyrannique soumet tout le réel
S'il faut être à demain pour rêver d'idéal
Le pire est justifié par un présent banal
Et le temps n'attend pas nos actes de mortels!
Puis-je prendre mes désirs pour ce qui est réel?
Demandais-je à la voix autant qu'à ma raison
Etre ou bien n'être pas, voilà bien la question
Vis donc dès aujourd'hui au présent éternel!
Aux crêtes rocailleuses flagellées par le vent
Une voix mystérieuse prolonge les échos
Disperse sur la lande les brassées de ses mots
Amour, désirs, plaisirs, au banquet des vivants
Laissez les vieilles morales et leurs imprécations
Lance le sage oracle aux marcheurs du chemin
Vivre n'est pas un mal, mais mal vivre en est un
L'enthousiasme est moteur de la jubilation!
La matière tyrannique soumet tout le réel
S'il faut être à demain pour rêver d'idéal
Le pire est justifié par un présent banal
Et le temps n'attend pas nos actes de mortels!
Puis-je prendre mes désirs pour ce qui est réel?
Demandais-je à la voix autant qu'à ma raison
Etre ou bien n'être pas, voilà bien la question
Vis donc dès aujourd'hui au présent éternel!
mardi 5 février 2013
peinture et poème
Aux chemins creux l'hiver
Ma terre sombre, mes landes grises
Aux chemins creux de l'ancien temps
Mon cher espace tout ruisselant
Mater exquise!
Troublé par le cri des corbeaux
Je vais gravissant tes collines
Dans la vallée perclue de ruines
Chante un ruisseau.
Mais bientôt mars où meurt l'hiver
Des ciels obscurs et de silence
Déjà les fleurs de mon enfance
Embaument l'air.
(acrylique sur toile: 40x30cm)
Le chant de l'eau ou des lutins
Berce le val sous les grands chênes
Une voix, un parfum m'enchaînent
Rêves divins.
Les mots au présent merveilleux
Racontent encore tout ce que j'aime
Viennent teinter dans ce poème
Le ciel en bleu.
Aux chemins creux de l'ancien temps
Mon cher espace tout ruisselant
Mater exquise!
Troublé par le cri des corbeaux
Je vais gravissant tes collines
Dans la vallée perclue de ruines
Chante un ruisseau.
Mais bientôt mars où meurt l'hiver
Des ciels obscurs et de silence
Déjà les fleurs de mon enfance
Embaument l'air.
(acrylique sur toile: 40x30cm)
Le chant de l'eau ou des lutins
Berce le val sous les grands chênes
Une voix, un parfum m'enchaînent
Rêves divins.
Les mots au présent merveilleux
Racontent encore tout ce que j'aime
Viennent teinter dans ce poème
Le ciel en bleu.
vendredi 1 février 2013
Recherches archéologiques
Découvertes archéologiques et Trésor de Laniscat
Au moment des travaux de contournement de Gouarec (22) et sur Rosquelfen en Laniscat, les équipes de l'INRAP mettent à jour les vestiges d'un important établissement agricole de stockage de production meunière et d'élevage datant du troisième siècle avant notre ère et qui va durer jusque la fin de la Tène, c'est-à-dire le début de l'occupation romaine (découverte de 2007).
Sur cette vue de l'INRAP, on découvre un enclos composé d'un fossé doublé par un talus. Il encadre une superficie de 7500 m2 et présente six entrées fermées par un porche. Dans cet enclos sera découverte une zone palissadée pour animaux domestiques. Dès la conquête romaine (environ 50 avant JC) l'enclos est modifié et fortement réduit. Il ne couvre alors qu'une surface de 1850 m2 comme le montre la photo aérienne des fouilles. Le site sera abandonné au cours du premier siècle de notre ère.
Dans cette période troublée qui précède l'invasion romaine, le trésor est enfoui dans l'enclos gaulois. C'est grâce à la protection de ce talus que les 547 pièces (57 statères et 480 1/4 de statères) frappées par le pouvoir Osisme parviennent jusqu'à nous plus de vingt siècles plus tard. Sur ces statères photographiés (INRAP), les avers ou "droits" sont légèrement bombés et présentent une tête humaine nue, chevelue, barbue ou non. Les revers, légèrement concaves présentent tous un cavalier tenant bouclier et lance avec présence ou non d'un sanglier enseigne, motif triangulaire...
En observant ces statères, il est facile de voir que le coin mobile utilisé pour la frappe a un diamètre inférieur à celui des pièces: environ 16mm pour des pièces >20mm. L'aspect des statères montre également que le mélange métallurgique utilisé (cuivre, argent et or) est relativement cassant et donc très riche en cuivre (>à 50%). Ces remarques sont le signe de la fin de l'indépendance et de la disparition imminente du pouvoir Osisme et de la culture qu'il représente.
Au moment des travaux de contournement de Gouarec (22) et sur Rosquelfen en Laniscat, les équipes de l'INRAP mettent à jour les vestiges d'un important établissement agricole de stockage de production meunière et d'élevage datant du troisième siècle avant notre ère et qui va durer jusque la fin de la Tène, c'est-à-dire le début de l'occupation romaine (découverte de 2007).
Dans cette période troublée qui précède l'invasion romaine, le trésor est enfoui dans l'enclos gaulois. C'est grâce à la protection de ce talus que les 547 pièces (57 statères et 480 1/4 de statères) frappées par le pouvoir Osisme parviennent jusqu'à nous plus de vingt siècles plus tard. Sur ces statères photographiés (INRAP), les avers ou "droits" sont légèrement bombés et présentent une tête humaine nue, chevelue, barbue ou non. Les revers, légèrement concaves présentent tous un cavalier tenant bouclier et lance avec présence ou non d'un sanglier enseigne, motif triangulaire...
En observant ces statères, il est facile de voir que le coin mobile utilisé pour la frappe a un diamètre inférieur à celui des pièces: environ 16mm pour des pièces >20mm. L'aspect des statères montre également que le mélange métallurgique utilisé (cuivre, argent et or) est relativement cassant et donc très riche en cuivre (>à 50%). Ces remarques sont le signe de la fin de l'indépendance et de la disparition imminente du pouvoir Osisme et de la culture qu'il représente.
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