Le programme de restauration de la chapelle cette année concerne le mur nord qui penche dangereusement vers l'extérieur. Lorsque l'on regarde la voûte à partir du choeur, on constate le glissement net de la charpente vers le nord, emportée par le mur qu'elle pousse inexorablement. L'arrachement progressif du mur sud est en marche et il est urgent de redonner l'équilibre et la position originelle à la toiture. Le démontage de la chaire de prêche (1791) a déjà été réalisée par les bénévoles, afin de permettre l'intervention sur le mur.
Libellés
- Dessins (82)
- Géo-archéologie (167)
- histoire (174)
- légendes (18)
- minéralogie (55)
- Patrimoine (393)
- Poèmes (284)
- sculptures (120)
samedi 13 juillet 2013
Patrimoine
Chapelle de Rosquelfen: restauration 2013
Le programme de restauration de la chapelle cette année concerne le mur nord qui penche dangereusement vers l'extérieur. Lorsque l'on regarde la voûte à partir du choeur, on constate le glissement net de la charpente vers le nord, emportée par le mur qu'elle pousse inexorablement. L'arrachement progressif du mur sud est en marche et il est urgent de redonner l'équilibre et la position originelle à la toiture. Le démontage de la chaire de prêche (1791) a déjà été réalisée par les bénévoles, afin de permettre l'intervention sur le mur.
Dans la perspective de ces travaux et de ceux plus conséquents encore sur la charpente et la toiture, les bénévoles de l'association recherchent toujours des fonds.La photo représente le calendrier 2014 en A4 recto-verso et la revue sur la chapelle diffusés dans le pays au profit de la restauration de la chapelle (points de vente à la mairie de Laniscat, abbaye de Bon-Repos, Centre généalogique et Historique du Poher de Carhaix pour la revue et chez quelques bénévoles sur place).
Le programme de restauration de la chapelle cette année concerne le mur nord qui penche dangereusement vers l'extérieur. Lorsque l'on regarde la voûte à partir du choeur, on constate le glissement net de la charpente vers le nord, emportée par le mur qu'elle pousse inexorablement. L'arrachement progressif du mur sud est en marche et il est urgent de redonner l'équilibre et la position originelle à la toiture. Le démontage de la chaire de prêche (1791) a déjà été réalisée par les bénévoles, afin de permettre l'intervention sur le mur.
Sculpture
Sculpture en châtaignier
Exemple d'utilisation d'un tronc de châtaignier: en corbeau soutenant une charpente, dans le style "gargouille" en monstre prognathe.
La différence de couleur est liée au produit de traitement du bois.
Même sculpture vue de face (environ 25cm de largeur)
Exemple d'utilisation d'un tronc de châtaignier: en corbeau soutenant une charpente, dans le style "gargouille" en monstre prognathe.
La différence de couleur est liée au produit de traitement du bois.
Même sculpture vue de face (environ 25cm de largeur)
vendredi 12 juillet 2013
Patrimoine
L'art dans les chapelles
Depuis 22 ans maintenant une association des communes du pays de Pontivy dans le Morbihan propose au public de découvrir le "dialogue" d'artistes plasticiens avec des chapelles et par la même occasion de découvrir des monuments trop souvent fermés et méconnus du grand public. Quatre circuits sont balisés autour de Pontivy (voir le site www.artchapelles.com) du 9 juillet au 15 septembre.
Oeuvre de Laurette Atrux-Tallau visible dans la chapelle Saint Nicolas (XVIe siècle) à Saint Nicolas-des-eaux, un village de toute beauté (anciennes maisons à toiture en chaume, près du Blavet canalisé, un cachet exceptionnel).
Les fontaines dans ce pays sont de véritables monuments comme nous l'avons vu dans des messages précédents (sur Cléguérec, sur Saint Nicodème, la plus célèbre du Morbihan). Celle-ci est dédiée à Saint Nicolas qui trône au-dessus du bassin central (XVIe siècle). Le périmètre de la fontaine est protégé par un mur. Un escalier permet de descendre dans cet enclos (comme à Quelven).
Dragon de Virginie Barré à la chapelle de la Trinité, Castennec en Bieuzy. Cette chapelle du XVe porte le blasonnement des Rimaison et Rohan. Le site de Castennec à proximité est célèbre pour sa "Vénus de Quinipily" mais aussi célèbre camp romain dans un lieu dominant le Blavet et occupé depuis le Néolithique. C'est également le lieu d'édification du premier château d'Alain de Rohan. Voir le "Patrimoine historique" de Bieuzy sur InfoBretagne.
Depuis 22 ans maintenant une association des communes du pays de Pontivy dans le Morbihan propose au public de découvrir le "dialogue" d'artistes plasticiens avec des chapelles et par la même occasion de découvrir des monuments trop souvent fermés et méconnus du grand public. Quatre circuits sont balisés autour de Pontivy (voir le site www.artchapelles.com) du 9 juillet au 15 septembre.
Oeuvre de Laurette Atrux-Tallau visible dans la chapelle Saint Nicolas (XVIe siècle) à Saint Nicolas-des-eaux, un village de toute beauté (anciennes maisons à toiture en chaume, près du Blavet canalisé, un cachet exceptionnel).
Les fontaines dans ce pays sont de véritables monuments comme nous l'avons vu dans des messages précédents (sur Cléguérec, sur Saint Nicodème, la plus célèbre du Morbihan). Celle-ci est dédiée à Saint Nicolas qui trône au-dessus du bassin central (XVIe siècle). Le périmètre de la fontaine est protégé par un mur. Un escalier permet de descendre dans cet enclos (comme à Quelven).
Dragon de Virginie Barré à la chapelle de la Trinité, Castennec en Bieuzy. Cette chapelle du XVe porte le blasonnement des Rimaison et Rohan. Le site de Castennec à proximité est célèbre pour sa "Vénus de Quinipily" mais aussi célèbre camp romain dans un lieu dominant le Blavet et occupé depuis le Néolithique. C'est également le lieu d'édification du premier château d'Alain de Rohan. Voir le "Patrimoine historique" de Bieuzy sur InfoBretagne.
lundi 8 juillet 2013
Sculptures
La Vallée des Saints, commune de Carnoet, canton de Callac (Côtes d'Armor)
Autour d'une motte castrale appelée "Tossen-Sant-Veltas" (de Gweltas = Gildas), une fortification datée du Xe siècle, se construit depuis quelques années une ornementation assez surprenante, un "semi" de mégalithes sculptés sur le thème des Saints bretons liés à l'histoire et aux légendes de l'origine de la Bretagne. Ce nom de "Vallée des Saints" sonne bien mais ne correspond pas à la réalité topographique car lorsque le visiteur arrive sur les lieux par la chapelle de Saint Gildas (XVe), il se trouve face à une butte (et non une vallée) sur laquelle sont implantées les statues géantes dont certaines approchent les vingt tonnes! (36 statues à ce jour).
La butte offre une vue remarquable à 360° sur le Poher et le visiteur comprend tout de suite l'importance stratégique de cet endroit. Ce sommet a fait l'objet d'une implantation d'abord celtique puis romaine (Gaultier de Mottay). Les sculptures géantes constituent un échantillonnage original des différents types de granite armoricain dans lequel les artistes sculpteurs s'expriment librement, chacun avec son style propre. Cette initiative de Philippe Abjean et Sébastien Minguy rencontre un vif succès auprès de la population bretonne qui se déplace pour visiter le site et n'hésite pas à participer à la collecte de fonds (aujourd'hui, une statue coûte 12000€).
L'accueil serait plus réservé semble-t-il dans les organismes responsables du patrimoine historique, toujours à la recherche de fonds pour l'entretien et la sauvegarde de centaines de monuments en Bretagne.
Le site pourrait gagner en intérêt scientifique si l'origine pétrographique et la provenance des blocs étaient indiquées devant chaque statue ou sur une brochure diffusée pendant les visites. Ce projet de mille Saints sur cinquante ans parait démesuré, mais en Bretagne rien n'est impossible et ce champ de pierres levées constitue une sorte de clin d'oeil aux prédécesseurs de Carnac, les ancêtres bâtisseurs du Néolithique,il y a plus de six milles ans!
Photo précédente: Saint Malo
Photo: Saint Yves sous les arbres, dans le chemin d'accès à la butte et proche de l'ancienne ferme où sont sculptées les pierres.
Autour d'une motte castrale appelée "Tossen-Sant-Veltas" (de Gweltas = Gildas), une fortification datée du Xe siècle, se construit depuis quelques années une ornementation assez surprenante, un "semi" de mégalithes sculptés sur le thème des Saints bretons liés à l'histoire et aux légendes de l'origine de la Bretagne. Ce nom de "Vallée des Saints" sonne bien mais ne correspond pas à la réalité topographique car lorsque le visiteur arrive sur les lieux par la chapelle de Saint Gildas (XVe), il se trouve face à une butte (et non une vallée) sur laquelle sont implantées les statues géantes dont certaines approchent les vingt tonnes! (36 statues à ce jour).
La butte offre une vue remarquable à 360° sur le Poher et le visiteur comprend tout de suite l'importance stratégique de cet endroit. Ce sommet a fait l'objet d'une implantation d'abord celtique puis romaine (Gaultier de Mottay). Les sculptures géantes constituent un échantillonnage original des différents types de granite armoricain dans lequel les artistes sculpteurs s'expriment librement, chacun avec son style propre. Cette initiative de Philippe Abjean et Sébastien Minguy rencontre un vif succès auprès de la population bretonne qui se déplace pour visiter le site et n'hésite pas à participer à la collecte de fonds (aujourd'hui, une statue coûte 12000€).
L'accueil serait plus réservé semble-t-il dans les organismes responsables du patrimoine historique, toujours à la recherche de fonds pour l'entretien et la sauvegarde de centaines de monuments en Bretagne.
Le site pourrait gagner en intérêt scientifique si l'origine pétrographique et la provenance des blocs étaient indiquées devant chaque statue ou sur une brochure diffusée pendant les visites. Ce projet de mille Saints sur cinquante ans parait démesuré, mais en Bretagne rien n'est impossible et ce champ de pierres levées constitue une sorte de clin d'oeil aux prédécesseurs de Carnac, les ancêtres bâtisseurs du Néolithique,il y a plus de six milles ans!
Photo précédente: Saint Malo
Photo: Saint Yves sous les arbres, dans le chemin d'accès à la butte et proche de l'ancienne ferme où sont sculptées les pierres.
vendredi 5 juillet 2013
Poème
La vie
Etincelle échappée d'un brasier qui scintille
La vie est un éclat mobile incandescent
Dans le grand souffle chaud d'une étoile qui brille
Avant que ne s'éteigne son trajet crépitant
La vie est l'échiquier où s'agitent les pions
Le fou, le cavalier, la reine et puis le roi
Les trajectoires se croisent, s'affrontent et la question
Est d'éviter l'échec, seule la mort gagnera!
Le souffle de l'esprit sur la glaise fait l'homme
Parfois loup solitaire, souvent agneau bêlant
Sa liberté ne tient qu'à cette belle pomme
Qu'une Eve bien inspirée offrit à son Adam!
Etincelle échappée d'un brasier qui scintille
La vie est un éclat mobile incandescent
Dans le grand souffle chaud d'une étoile qui brille
Avant que ne s'éteigne son trajet crépitant
La vie est l'échiquier où s'agitent les pions
Le fou, le cavalier, la reine et puis le roi
Les trajectoires se croisent, s'affrontent et la question
Est d'éviter l'échec, seule la mort gagnera!
Le souffle de l'esprit sur la glaise fait l'homme
Parfois loup solitaire, souvent agneau bêlant
Sa liberté ne tient qu'à cette belle pomme
Qu'une Eve bien inspirée offrit à son Adam!
jeudi 4 juillet 2013
Archéologie
Voie romaine de Condate à Vorgium (Rennes à Carhaix)
Cette voie romaine importante a laissé une empreinte bien visible comme nous l'avons vu dans les messages précédents, sur le secteur de Rosquelfen, depuis la vallée du Daoulas, Canac'hleron et la Grande Allée, puis Gouarec (passage du Blavet sur dallage en fond de rivière). Dans sa thèse sur les voies antiques de Bretagne, J.Y. Eveillard mentionne le tracé vers Rostrenen et en particulier le passage de la vallée du Doré à l'endroit où l'on peut voir aujourd'hui ce pont magnifique qui se trouve à une cinquantaine de mètres de l'ancienne route Plouguernevel-Rostrenen (N164).Mais il ne précise pas si le passage se fait sur un pont ou à gué.
Ce pont est appelé "Pont de Pont Croix" et daterait du XVIIIe siècle.
Il est composé de deux arches en plein cintre accolées et sans parapet. Sur voiesromaines-22.monsite.com le passage de la voie est indiqué à Kerleau, et en l'absence de vestiges d'une structure d'époque romaine dans le passage du Doré à cet endroit, la voie passerait aussi par un radier, ce qui rend difficile son positionnement précis.
Le même pont à deux arches sur la deuxième vue est pris côté Nord. Cet ouvrage est réalisé avec des matériaux anciens de granite clair dans un environnement également de granite (de Rostrenen). Des blocs de cette roche affleurent de part et d'autre du pont. De cet endroit ou de Kerleau, la voie romaine remonte sur Rostrenen en passant par Coadernault. En descendant la vallée du Doré à partir de ce pont, il est possible de voir des vestiges antiques comme le camp de Kerleau.Le pont visible aujourd'hui a servi de barrage par mise en place de vannes sous les arches, permettant ainsi de constituer une réserve d'eau destinée à un usage piscicole. Cette rivière prenant sa source au Sud de Kergrist-Moélou est appelée "Le petit Doré", affluent rive gauche du grand Doré qui prend sa source sur Glomel.
Cette voie romaine importante a laissé une empreinte bien visible comme nous l'avons vu dans les messages précédents, sur le secteur de Rosquelfen, depuis la vallée du Daoulas, Canac'hleron et la Grande Allée, puis Gouarec (passage du Blavet sur dallage en fond de rivière). Dans sa thèse sur les voies antiques de Bretagne, J.Y. Eveillard mentionne le tracé vers Rostrenen et en particulier le passage de la vallée du Doré à l'endroit où l'on peut voir aujourd'hui ce pont magnifique qui se trouve à une cinquantaine de mètres de l'ancienne route Plouguernevel-Rostrenen (N164).Mais il ne précise pas si le passage se fait sur un pont ou à gué.
Ce pont est appelé "Pont de Pont Croix" et daterait du XVIIIe siècle.
Il est composé de deux arches en plein cintre accolées et sans parapet. Sur voiesromaines-22.monsite.com le passage de la voie est indiqué à Kerleau, et en l'absence de vestiges d'une structure d'époque romaine dans le passage du Doré à cet endroit, la voie passerait aussi par un radier, ce qui rend difficile son positionnement précis.
Le même pont à deux arches sur la deuxième vue est pris côté Nord. Cet ouvrage est réalisé avec des matériaux anciens de granite clair dans un environnement également de granite (de Rostrenen). Des blocs de cette roche affleurent de part et d'autre du pont. De cet endroit ou de Kerleau, la voie romaine remonte sur Rostrenen en passant par Coadernault. En descendant la vallée du Doré à partir de ce pont, il est possible de voir des vestiges antiques comme le camp de Kerleau.Le pont visible aujourd'hui a servi de barrage par mise en place de vannes sous les arches, permettant ainsi de constituer une réserve d'eau destinée à un usage piscicole. Cette rivière prenant sa source au Sud de Kergrist-Moélou est appelée "Le petit Doré", affluent rive gauche du grand Doré qui prend sa source sur Glomel.
mardi 25 juin 2013
chanson
Le vent
Le vent me lasse, toujours ce vent
A la manoeuvre
Dans les labours d'un ciel mouvant
Construit son oeuvre
Dentelles grises, nuages lourds
Filent sans fin
Murmure du vent cette fin de jour
Ne me dit rien
Mâchoire de pierres,roches brisées
Dresse ses dents
Le manteau vert de cette année
Parle du temps
Tombe la pluie sur les collines
Et la vallée
Les sources coulent, le vent burine
Les vieux rochers
L'ardoise pleure au vent mauvais
Qui la tourmente
Et la bruyère sait désormais
Tout l'art d'attendre
Pour s'épanouir en bouquets roses
Innocemment
Lorsque le vent parfois se pose
Un court instant!
Illustrations: les Landes du Liscuis en Laniscat le 22/06/2013
Le vent me lasse, toujours ce vent
A la manoeuvre
Dans les labours d'un ciel mouvant
Construit son oeuvre
Dentelles grises, nuages lourds
Filent sans fin
Murmure du vent cette fin de jour
Ne me dit rien
Mâchoire de pierres,roches brisées
Dresse ses dents
Le manteau vert de cette année
Parle du temps
Tombe la pluie sur les collines
Et la vallée
Les sources coulent, le vent burine
Les vieux rochers
L'ardoise pleure au vent mauvais
Qui la tourmente
Et la bruyère sait désormais
Tout l'art d'attendre
Pour s'épanouir en bouquets roses
Innocemment
Lorsque le vent parfois se pose
Un court instant!
Illustrations: les Landes du Liscuis en Laniscat le 22/06/2013
jeudi 20 juin 2013
Histoire actuelle
Liberté pour les otages au Sahel
An moment où nous fêtons la musique et le solstice d'été, quatre de nos concitoyens sont encore retenus dans le désert depuis plus de mille jours. Je connais l'un d'entre eux, le géologue Daniel Larribe, collègue de travail en 1983 au Cameroun et pour lequel j'ai toujours eu une grande estime . Le silence respecté depuis le début par les familles et les proches n'a pas donné de résultats jusqu'à présent. Il faut donc en parler aujourd'hui pour que cesse l'insupportable!Rejoignez les comités de soutien organisés dans chaque région et signez la liste de soutien aux familles afin de témoigner que nous ne les oublions pas.Pour en savoir plus: www.otagesniger.fr ou otagesniger.orleans@gmail.com en lien avec l'association COSOAN.
An moment où nous fêtons la musique et le solstice d'été, quatre de nos concitoyens sont encore retenus dans le désert depuis plus de mille jours. Je connais l'un d'entre eux, le géologue Daniel Larribe, collègue de travail en 1983 au Cameroun et pour lequel j'ai toujours eu une grande estime . Le silence respecté depuis le début par les familles et les proches n'a pas donné de résultats jusqu'à présent. Il faut donc en parler aujourd'hui pour que cesse l'insupportable!Rejoignez les comités de soutien organisés dans chaque région et signez la liste de soutien aux familles afin de témoigner que nous ne les oublions pas.Pour en savoir plus: www.otagesniger.fr ou otagesniger.orleans@gmail.com en lien avec l'association COSOAN.
mardi 18 juin 2013
Archéologie et patrimoine
La carrière gallo-romaine de Locuon, commune de Ploerdut (56)
Au centre Bretagne, à une vingtaine de kilomètres au Sud-Est de Carhaix et proche de Langoélan (56), se trouve un site qui permet encore aujourd'hui au visiteur d'améliorer ses connaissances sur l'époque romaine.
Il s'agit d'une ancienne carrière de granite clair ayant servi notamment à construire les monuments de Vorgium (Carhaix) il y a environ 2000 ans. Une chapelle a été construite au fond de la carrière au XVIe siècle et refaite au XVIIe siècle; c'est le bâtiment actuellement visible sur le site (chapelle ND de la Fosse).La fontaine sacrée qui coule dans la carrière était réputée contre la peste (un Saint Roch figure dans les sculptures de la chapelle).
Sur cette photo (cliquer dessus pour l'agrandir), les traces d'une découpe de bloc sont encore visibles sur le "front de taille" de la carrière.Le granite est à muscovite, un mica blanc qui contribue à éclaircir la roche, une propriété semble- t-il appréciée des romains.
Un escalier monumental permet de descendre dans la carrière et ajoute une touche spectaculaire et majestueuse à l'ensemble. Un des rampants de la balustrade encadrant l'escalier se termine par une statue frustre, interprétée comme une divinité païenne selon les archéologues (non visible sur cette photo)
La dernière photo montre des blocs taillés, abandonnés depuis l'époque romaine
dans la partie basse de la carrière (une voie permettait d'évacuer ces blocs vers Vorgium). La carrière semble avoir été abandonnée et laissée depuis en l'état.
Au centre Bretagne, à une vingtaine de kilomètres au Sud-Est de Carhaix et proche de Langoélan (56), se trouve un site qui permet encore aujourd'hui au visiteur d'améliorer ses connaissances sur l'époque romaine.
Il s'agit d'une ancienne carrière de granite clair ayant servi notamment à construire les monuments de Vorgium (Carhaix) il y a environ 2000 ans. Une chapelle a été construite au fond de la carrière au XVIe siècle et refaite au XVIIe siècle; c'est le bâtiment actuellement visible sur le site (chapelle ND de la Fosse).La fontaine sacrée qui coule dans la carrière était réputée contre la peste (un Saint Roch figure dans les sculptures de la chapelle).
Sur cette photo (cliquer dessus pour l'agrandir), les traces d'une découpe de bloc sont encore visibles sur le "front de taille" de la carrière.Le granite est à muscovite, un mica blanc qui contribue à éclaircir la roche, une propriété semble- t-il appréciée des romains.
Un escalier monumental permet de descendre dans la carrière et ajoute une touche spectaculaire et majestueuse à l'ensemble. Un des rampants de la balustrade encadrant l'escalier se termine par une statue frustre, interprétée comme une divinité païenne selon les archéologues (non visible sur cette photo)
La dernière photo montre des blocs taillés, abandonnés depuis l'époque romaine
dans la partie basse de la carrière (une voie permettait d'évacuer ces blocs vers Vorgium). La carrière semble avoir été abandonnée et laissée depuis en l'état.
jeudi 13 juin 2013
Poème
Sur les landes avec Paracelse
Ton visage s'efface au creux de ma mémoire
Mais ce jour déclinant teinté de pourpre et d'or
J'ai croisé sur la lande l'éclat de ton regard
Le mouvement de l'air peut désormais faiblir
Son souffle éveille en moi cet étrange souvenir
D'un doux parfum de roses qu'un soleil évapore.
Le crépuscule estompe toutes les différences
S'anime alors la ronde de mystérieuses Sylphides
L'air et l'eau, terre et feu font ici leur alliance
Que scellent les Ondines aux fontaines limpides.
Les corneilles sonores s'éloignant du pays
Jettent leurs cris lugubres sur les landes endormies.
La nuit en souveraine défait les apparences
Je sais que maintenant le présent s'est figé
Cette lune montante éclairant la Comté
Révèle sous l'ardoise une frayeur de l'enfance
L'étrange salamandre, élémentaire du feu
Chasseresse immobile dans l'espace ténébreux.
Par le grand labyrinthe du chemin des oublis
La mémoire en éveil cherche encore les instants
De passions partagées, d'éphémères printemps.
Sur la Rose des Vents, un souffle d'air s'engage
Et chante aux vieilles landes, immortelles assoupies
Le monde de Paracelse au mystérieux langage.
Ton visage s'efface au creux de ma mémoire
Mais ce jour déclinant teinté de pourpre et d'or
J'ai croisé sur la lande l'éclat de ton regard
Le mouvement de l'air peut désormais faiblir
Son souffle éveille en moi cet étrange souvenir
D'un doux parfum de roses qu'un soleil évapore.
Le crépuscule estompe toutes les différences
S'anime alors la ronde de mystérieuses Sylphides
L'air et l'eau, terre et feu font ici leur alliance
Que scellent les Ondines aux fontaines limpides.
Les corneilles sonores s'éloignant du pays
Jettent leurs cris lugubres sur les landes endormies.
La nuit en souveraine défait les apparences
Je sais que maintenant le présent s'est figé
Cette lune montante éclairant la Comté
Révèle sous l'ardoise une frayeur de l'enfance
L'étrange salamandre, élémentaire du feu
Chasseresse immobile dans l'espace ténébreux.
Par le grand labyrinthe du chemin des oublis
La mémoire en éveil cherche encore les instants
De passions partagées, d'éphémères printemps.
Sur la Rose des Vents, un souffle d'air s'engage
Et chante aux vieilles landes, immortelles assoupies
Le monde de Paracelse au mystérieux langage.
mercredi 5 juin 2013
Histoire
Le passage du Lenn à Rosquelfen
Lorsque l'on quitte le village de Rosquelfen par la voie romaine vers l'est, cette voie nous amène dans la vallée du Liscuis en faisant un double virage en s avant d'atteindre le fond de vallée et le ruisseau du Liscuis. Cet endroit est nommé "le lenn" c'est-à-dire "le lac" ou "plan d'eau"en français. Le marcheur qui prend son temps remarquera en effet qu'à cet endroit, la route longe un ouvrage de pierres monté en épaisseur décroissante à son sommet. Cet ouvrage est un ancien barrage, aujourd'hui coupé en son centre par le Liscuis (cliquer sur la photo pour l'agrandir). Il servait autrefois à contenir un lac artificiel qui s'étendait vers le nord et qui constituait la principale "pescherie" du Seigneur du Liscuis dont on retrouve la trace dans les archives.
La photo de droite montre l'emplacement du "Lenn" tel qu'il se présente aujourd'hui, une vaste étendue de prairies subissant la poussée du bois dans un espace qualifié de zone humide et encore exploité par l'agriculture. L'étendue de cette zone plate donne une idée de l'importance de ce plan d'eau, réserve de poissons au moins depuis le Moyen-âge. De quelle époque date l'ouvrage qui barrait la vallée du Liscuis? Impossible pour le moment de le savoir mais les recherches continuent. Une constatation peut être faite en étudiant le barrage lui-même.
En effet, sa largeur à son sommet permettait de faire passer la route en évitant le virage en s actuel. Le barrage se terminait vers l'ouest devant la tour de garde appelée "Castel Liscuis coz" aujourd'hui disparue (à l'ouest du carrefour de la voie romaine et de la route du Verry, voir l'ancien cadastre napoléonien). Il n'est pas impossible donc que ce barrage ait déjà existé à l'époque romaine, le tracé de la voie moins sinueuse en entrant sur Rosquelfen milite pour cette hypothèse toujours invérifiable dans l'état actuel des connaissances sur le sujet.
Lorsque l'on quitte le village de Rosquelfen par la voie romaine vers l'est, cette voie nous amène dans la vallée du Liscuis en faisant un double virage en s avant d'atteindre le fond de vallée et le ruisseau du Liscuis. Cet endroit est nommé "le lenn" c'est-à-dire "le lac" ou "plan d'eau"en français. Le marcheur qui prend son temps remarquera en effet qu'à cet endroit, la route longe un ouvrage de pierres monté en épaisseur décroissante à son sommet. Cet ouvrage est un ancien barrage, aujourd'hui coupé en son centre par le Liscuis (cliquer sur la photo pour l'agrandir). Il servait autrefois à contenir un lac artificiel qui s'étendait vers le nord et qui constituait la principale "pescherie" du Seigneur du Liscuis dont on retrouve la trace dans les archives.
La photo de droite montre l'emplacement du "Lenn" tel qu'il se présente aujourd'hui, une vaste étendue de prairies subissant la poussée du bois dans un espace qualifié de zone humide et encore exploité par l'agriculture. L'étendue de cette zone plate donne une idée de l'importance de ce plan d'eau, réserve de poissons au moins depuis le Moyen-âge. De quelle époque date l'ouvrage qui barrait la vallée du Liscuis? Impossible pour le moment de le savoir mais les recherches continuent. Une constatation peut être faite en étudiant le barrage lui-même.
En effet, sa largeur à son sommet permettait de faire passer la route en évitant le virage en s actuel. Le barrage se terminait vers l'ouest devant la tour de garde appelée "Castel Liscuis coz" aujourd'hui disparue (à l'ouest du carrefour de la voie romaine et de la route du Verry, voir l'ancien cadastre napoléonien). Il n'est pas impossible donc que ce barrage ait déjà existé à l'époque romaine, le tracé de la voie moins sinueuse en entrant sur Rosquelfen milite pour cette hypothèse toujours invérifiable dans l'état actuel des connaissances sur le sujet.
dimanche 2 juin 2013
Poème
Le vieux hibou
Dans le vieil if du cimetière
Un grand hibou s'est installé
Comme un vieux sage désabusé
Serres fermées, closes paupières
Sans mouvement au creux de l'if
Jusqu'à l'instant crépusculaire
Où nait la pâle clarté lunaire
Le chasseur lance son cri plaintif
Ce solitaire suggère au sage
La pertinence de cet adage
"Le temps trop court n'est pas le bon!"
C'est dans le bruit et la vitesse
Que meurt hélas cette sagesse
La vie paisible du temps long!
Dans le vieil if du cimetière
Un grand hibou s'est installé
Comme un vieux sage désabusé
Serres fermées, closes paupières
Sans mouvement au creux de l'if
Jusqu'à l'instant crépusculaire
Où nait la pâle clarté lunaire
Le chasseur lance son cri plaintif
Ce solitaire suggère au sage
La pertinence de cet adage
"Le temps trop court n'est pas le bon!"
C'est dans le bruit et la vitesse
Que meurt hélas cette sagesse
La vie paisible du temps long!
samedi 1 juin 2013
Sculpture en nature
Land Art au Liscuis.
En prenant le chemin de randonnées qui serpente au Liscuis, près de Rosquelfen, le long de la vallée de Bon Repos (commune de Laniscat en Côtes d'Armor), le marcheur arrive sur des amas de débris d'ardoises, reliques des anciennes exploitations très actives au début du XXe siècle et en sommeil pratiquement depuis la dernière guerre. Sur ce sommet topographique se dressent des sculptures en pierres sèches comme cette petite pyramide qui entre dans ce que l'on qualifie aujourd'hui de "Land Art".
Ces sculptures souvent modestes peuvent parfois atteindre plusieurs mètres et mobiliser des tonnes de pierres sèches comme cet ouvrage spectaculaire et visible d'assez loin. Cette structure en débris d'ardoises comporte une niche sommitale constituant son centre. Elle fait plusieurs mètres de largeur et est constituée par un chemin d'accès en colimaçon qui donne à l'ensemble son aspect pyramidal.
Quelles motivations ont poussé les artistes, auteurs de ces ouvrages, dont celui-ci a demandé des heures et des jours de travail, pour laisser sur la Lande du Liscuis ces oeuvres éphémères, soumises aux intempéries? Ils perpétuent à leur manière les constructions pyramidales apparues au Néolithique et encore visibles aujourd'hui.
Détails de la niche centrale de la principale structure en pierres sèches érigée sur la Lande du Liscuis, Rosquelfen en Laniscat.
En prenant le chemin de randonnées qui serpente au Liscuis, près de Rosquelfen, le long de la vallée de Bon Repos (commune de Laniscat en Côtes d'Armor), le marcheur arrive sur des amas de débris d'ardoises, reliques des anciennes exploitations très actives au début du XXe siècle et en sommeil pratiquement depuis la dernière guerre. Sur ce sommet topographique se dressent des sculptures en pierres sèches comme cette petite pyramide qui entre dans ce que l'on qualifie aujourd'hui de "Land Art".
Ces sculptures souvent modestes peuvent parfois atteindre plusieurs mètres et mobiliser des tonnes de pierres sèches comme cet ouvrage spectaculaire et visible d'assez loin. Cette structure en débris d'ardoises comporte une niche sommitale constituant son centre. Elle fait plusieurs mètres de largeur et est constituée par un chemin d'accès en colimaçon qui donne à l'ensemble son aspect pyramidal.
Quelles motivations ont poussé les artistes, auteurs de ces ouvrages, dont celui-ci a demandé des heures et des jours de travail, pour laisser sur la Lande du Liscuis ces oeuvres éphémères, soumises aux intempéries? Ils perpétuent à leur manière les constructions pyramidales apparues au Néolithique et encore visibles aujourd'hui.
Détails de la niche centrale de la principale structure en pierres sèches érigée sur la Lande du Liscuis, Rosquelfen en Laniscat.
mardi 28 mai 2013
Poème
En lisant Baudelaire sur la Grande Allée
Autour des tombeaux
Endormis là-haut
S'agitent les korrigans
Danses des plaisirs
Des cris et des rires
Sous un solaire éclat blanc
La danse endiablée
Sous ciel argenté
Anime la voie romaine
Inspire le poète
Sur la lande en fête
Où chante l'eau des fontaines.
Là, tout est sérénité
Rêves bleus, calme et beauté.
Vois sur la colline
L'ombre de ces ruines
Témoignages du passé
Où les habitants
Faisaient des enfants
Qui jouaient à chat perché
Aujourd'hui tu sais
Qu'ici désormais
La nature reprend ses droits
L'homme est reparti
Silence et oubli
Sur la crête pousse le bois.
Là, tout est sérénité
Rêves bleus, calme et beauté...
Autour des tombeaux
Endormis là-haut
S'agitent les korrigans
Danses des plaisirs
Des cris et des rires
Sous un solaire éclat blanc
La danse endiablée
Sous ciel argenté
Anime la voie romaine
Inspire le poète
Sur la lande en fête
Où chante l'eau des fontaines.
Là, tout est sérénité
Rêves bleus, calme et beauté.
Vois sur la colline
L'ombre de ces ruines
Témoignages du passé
Où les habitants
Faisaient des enfants
Qui jouaient à chat perché
Aujourd'hui tu sais
Qu'ici désormais
La nature reprend ses droits
L'homme est reparti
Silence et oubli
Sur la crête pousse le bois.
Là, tout est sérénité
Rêves bleus, calme et beauté...
vendredi 24 mai 2013
Légende
Et si Argondia n'était qu'endormie?
Au coeur du terroir Kost ar c'hoad (à l'orée du bois), dans un vallon perdu entre l'étang des Salles et celui du Fourneau, dans cette magnifique forêt de Quénécan, un artiste tchèque: Réon créait un univers légendaire en transformant le moulin du corbeau en Grotte Magique dans laquelle il peignait, cuisait d'étranges personnages et masques de terre et exposait ses oeuvres au début des années 1970. Cette grotte où se sont produits des artistes célèbres dans le pays comme le barde Glenmor ou Alan Stivell, matérialisait dans cet endroit perdu et mystérieux, un univers enchanté dans lequel d'impressionnantes toiles exprimaient les visions de l'artiste créateur d'Argondia et sa légende. Des tableaux comme "La vogue pour la recherche d'un ancien poème oublié","Le royaume du silence éternel","L'allée des amours secrets"ou "Le port de la grotte des légendes secrètes" illustraient à merveille les visions de l'artiste et alimentaient la légende.
Dans la brume qui s'élève du grand étang des Salles, le cri des corbeaux rappelle encore le vieux moulin et la grotte disparue. Disparue? pas tout à fait car elle s'est déplacée dans l'espace, à proximité du pont Charles à Prague, République Tchèque, pays d'origine de Réon. Le silence est retombé sur la vallée, mais le mystère d'Argondia est toujours présent et palpable au travers des ronces et du manteau de brume dans lequel un ruisseau chante toujours la mélodie des songes, la légende d'Argondia. Photo: masque de terre cuite formant clé de voûte à l'entrée de la grotte.
Au coeur du terroir Kost ar c'hoad (à l'orée du bois), dans un vallon perdu entre l'étang des Salles et celui du Fourneau, dans cette magnifique forêt de Quénécan, un artiste tchèque: Réon créait un univers légendaire en transformant le moulin du corbeau en Grotte Magique dans laquelle il peignait, cuisait d'étranges personnages et masques de terre et exposait ses oeuvres au début des années 1970. Cette grotte où se sont produits des artistes célèbres dans le pays comme le barde Glenmor ou Alan Stivell, matérialisait dans cet endroit perdu et mystérieux, un univers enchanté dans lequel d'impressionnantes toiles exprimaient les visions de l'artiste créateur d'Argondia et sa légende. Des tableaux comme "La vogue pour la recherche d'un ancien poème oublié","Le royaume du silence éternel","L'allée des amours secrets"ou "Le port de la grotte des légendes secrètes" illustraient à merveille les visions de l'artiste et alimentaient la légende.
Dans la brume qui s'élève du grand étang des Salles, le cri des corbeaux rappelle encore le vieux moulin et la grotte disparue. Disparue? pas tout à fait car elle s'est déplacée dans l'espace, à proximité du pont Charles à Prague, République Tchèque, pays d'origine de Réon. Le silence est retombé sur la vallée, mais le mystère d'Argondia est toujours présent et palpable au travers des ronces et du manteau de brume dans lequel un ruisseau chante toujours la mélodie des songes, la légende d'Argondia. Photo: masque de terre cuite formant clé de voûte à l'entrée de la grotte.
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