Le vaisselier Branthome
Vrai témoin du monde rural, le vaisselier cornouaillais est encore présent dans quelques maisons du Kreiz Breizh qui résistent aux modes. Ainsi, ce vaisselier de Charles Branthome, un nom très connu à Rostrenen où se trouvait la célèbre fabrique de meubles, date du XIXe, début XXe siècle. Ces vaisseliers ornent encore les anciennes maisons qui ont gardé un caractère local. Qui dit caractère local dit utilisation du matériau naturel de l'endroit: à Rostrenen, le granite et à Gouarec, le schiste. La photo présente un vaisselier venant du Moustoir et ayant séjourné à Botcanou en Glomel avec dans sa partie haute, de la vaisselle composée en majorité de pièces Henriot (HB)de Quimper. La vaisselle comme le meuble constituent des éléments du patrimoine cornouaillais et donc breton qui n'échappent pas aux phénomènes cycliques des modes mais qui néanmoins traversent le temps comme les maisons qui les abritent, dans la sérénité du temps long!
Photo du 28/04/2016
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vendredi 29 avril 2016
lundi 25 avril 2016
Lac de Guerlédan
Le lac de Guerlédan en avril 2016
En avril 2016, dans le secteur de Beau-Rivage, le lac présente son aspect de printemps, c'est-à-dire à son maximum de remplissage (50 millions de m3) et par rapport au paysage de l'"assec" 2015, le contraste est saisissant. En arrière plan, on peut distinguer le village de Caurel.
(Cliquer sur la photo pour l'agrandir)
A partir du bois de Caurel, un chemin pédestre fait le tour du lac, ce qui permet d'admirer le plan d'eau dans son cadre naturel préservé, une promenade très agréable dans un cadre exceptionnel! Cette deuxième photo montre le lac depuis les affleurements de schistes del'Ordovicien (un étage de l'ère primaire) situés sur la rive Nord du lac et dont on pouvait voir le contact avec les grès-quartzites armoricains de l'Ordovicien inférieur lorsque le lac était à sec (été 2015).
Quelques passages du sentier pédestre sont un peu plus accidentés et offrent également une vue sur d'anciens vestiges de l'exploitation ardoisière qui a marqué le pays de Caurel avant la construction du barrage de Guerlédan (inauguration de l'usine hydroélectrique et du barrage en 1930).
La végétation faite de landes, fougères, mousses, genets, bruyères et lichens offre une palette de couleurs toute en nuances et inspiratrice des artistes locaux.
En avril 2016, dans le secteur de Beau-Rivage, le lac présente son aspect de printemps, c'est-à-dire à son maximum de remplissage (50 millions de m3) et par rapport au paysage de l'"assec" 2015, le contraste est saisissant. En arrière plan, on peut distinguer le village de Caurel.
(Cliquer sur la photo pour l'agrandir)
A partir du bois de Caurel, un chemin pédestre fait le tour du lac, ce qui permet d'admirer le plan d'eau dans son cadre naturel préservé, une promenade très agréable dans un cadre exceptionnel! Cette deuxième photo montre le lac depuis les affleurements de schistes del'Ordovicien (un étage de l'ère primaire) situés sur la rive Nord du lac et dont on pouvait voir le contact avec les grès-quartzites armoricains de l'Ordovicien inférieur lorsque le lac était à sec (été 2015).
Quelques passages du sentier pédestre sont un peu plus accidentés et offrent également une vue sur d'anciens vestiges de l'exploitation ardoisière qui a marqué le pays de Caurel avant la construction du barrage de Guerlédan (inauguration de l'usine hydroélectrique et du barrage en 1930).
La végétation faite de landes, fougères, mousses, genets, bruyères et lichens offre une palette de couleurs toute en nuances et inspiratrice des artistes locaux.
mercredi 30 mars 2016
Patrimoine des Côtes d'Armor
La fontaine Saint Jacques de Tréméven (Côtes d'Armor)
La fontaine Saint Jacques, près de la chapelle du même nom se situe dans le village de Saint Jacques en Tréméven (du Département 22, secteur de Lanvollon), une ancienne halte sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle. La fontaine actuelle est du XVIIe siècle mais contient une statue exceptionnelle de Saint Jacques assis du fin XVe début XVIe, en kersanton et non en granite comme indiqué par erreur dans certains ouvrages sur le patrimoine ou sur internet.Sous la statue, les blasons des seigneurs de Coatmen sont encore visibles.
La représentation de Saint Jacques est particulièrement soignée jusque dans les détails vestimentaires qui font immédiatement penser aux tenues des dignitaires de l'église catholique (cardinaux) avec toutefois, ce qui peut passer pour un anachronisme ici (et pour un pèlerin marcheur!): l'absence de chaussures. Il est en effet sculpté pieds nus. Cette grande statue est fortement patinée par le temps et les lichens qui masquent la couleur réelle de la pierre. Celle-ci est très proche de celle de "l'Annonciation" de La Ferrière (voir article de 2015 sur ce blog), à savoir un lamprophyre du type "Kersanton bleuté" (couleur liée à la présence d'un plagioclase calco-sodique et d'une apatite bleutée, par opposition au Kersanton noir, plus riche en micas biotite).
En cliquant sur la dernière photo, il est possible de distinguer le détail de la sculpture d'une extraordinaire finesse (plis de quelques millimètres d'épaisseur) qui dénote le souci de la perfection. Il s'agit probablement de l'une des statues les plus exceptionnelles du patrimoine religieux de Bretagne qui pourtant, passe à peu près inaperçue car les ouvrages de vulgarisation sur ce thème ignorent à la fois l'originalité de l'oeuvre (inspirée probablement directement de Saint Jacques de Compostelle dans ce lieu célèbre de la chrétienté) comme la nature pétrographique de sa roche d'origine prise la plupart du temps pour un granite, ce qui n'est pas le cas.
La fontaine Saint Jacques, près de la chapelle du même nom se situe dans le village de Saint Jacques en Tréméven (du Département 22, secteur de Lanvollon), une ancienne halte sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle. La fontaine actuelle est du XVIIe siècle mais contient une statue exceptionnelle de Saint Jacques assis du fin XVe début XVIe, en kersanton et non en granite comme indiqué par erreur dans certains ouvrages sur le patrimoine ou sur internet.Sous la statue, les blasons des seigneurs de Coatmen sont encore visibles.
La représentation de Saint Jacques est particulièrement soignée jusque dans les détails vestimentaires qui font immédiatement penser aux tenues des dignitaires de l'église catholique (cardinaux) avec toutefois, ce qui peut passer pour un anachronisme ici (et pour un pèlerin marcheur!): l'absence de chaussures. Il est en effet sculpté pieds nus. Cette grande statue est fortement patinée par le temps et les lichens qui masquent la couleur réelle de la pierre. Celle-ci est très proche de celle de "l'Annonciation" de La Ferrière (voir article de 2015 sur ce blog), à savoir un lamprophyre du type "Kersanton bleuté" (couleur liée à la présence d'un plagioclase calco-sodique et d'une apatite bleutée, par opposition au Kersanton noir, plus riche en micas biotite).
En cliquant sur la dernière photo, il est possible de distinguer le détail de la sculpture d'une extraordinaire finesse (plis de quelques millimètres d'épaisseur) qui dénote le souci de la perfection. Il s'agit probablement de l'une des statues les plus exceptionnelles du patrimoine religieux de Bretagne qui pourtant, passe à peu près inaperçue car les ouvrages de vulgarisation sur ce thème ignorent à la fois l'originalité de l'oeuvre (inspirée probablement directement de Saint Jacques de Compostelle dans ce lieu célèbre de la chrétienté) comme la nature pétrographique de sa roche d'origine prise la plupart du temps pour un granite, ce qui n'est pas le cas.
jeudi 24 mars 2016
Patrimoine du Kreiz Breizh
Le pont de Pont-Min sur le petit Doré, vallée de Pont-Croix en Plouguernével (22)
Le pont original connu sous le nom de Pont-Min, se situe sur le petit Doré à quelques centaines de mètres de l'ancienne route Plouguernevel- Rostrenen. Il est assez comparable à celui sur le Blavet, en aval de Toul Goulic et proche de la route Plounevez-Quintin-Lanrivain. L'originalité de Pont-Min est d'être constitué de dalles de granite posées à plat sur des blocs également en granite de Rostrenen et répartis dans le lit vif de la rivière. Certains auteurs lui attribuent un âge "gaulois" et il n'est pas rare d'entendre parler de ce pont dans les termes de "pont gaulois". Malheureusement, aucun élément objectif ne vient confirmer cette datation, même si la présence de vestiges de cette époque est attestée dans ce secteur (ancienne voie romaine, stèle d'époque gauloise...)
A proximité du pont, un canal d'écoulement (bief de moulin) dénote la présence d'un moulin à eau et cette activité sans doute également fort ancienne est néanmoins plus récente que l'époque gauloise évoquée précédemment. L'activité de meunerie pourrait aussi expliquer la présence de ce pont-passerelle sur le Doré à cet endroit, ce qui en ferait alors un ouvrage moins ancien qu'estimé habituellement.Le débat est encore ouvert sur ce sujet abordé par les promeneurs qui fréquentent cette très belle vallée.
| Pont-Min sur le Doré en Plouguernevel |
| Le petit Doré dans sa vallée de Pont-Croix en Plouguernevel: mars 2016 |
jeudi 17 mars 2016
Mégalithe néolithique
Le menhir de Kerallain ou Ker Alain en Plouguernevel (Côtes d'Armor)
Le menhir de Kerallain est un mégalithe en granite de Rostrenen, érigé au Néolithique (5000 à 2000 avant notre ère) sur un versant rive gauche du petit Doré, cette belle rivière au lit semé de blocs de granite et qui passe dans la vallée de Pont-Croix, entre Plouguernevel et Rostrenen. Le monument qui a une forme aplatie sur sa face Sud-Est et fusiforme sur sa face Nord, devait être vu en venant du fond de la vallée, face à sa partie plate. Ce menhir fait 5m30 de hauteur pour une largeur de 2m40 et une épaisseur moyenne d'1m80. Sans connaître exactement sa profondeur d'enracinement
il est estimé entre 18 et 20 tonnes (moins du quart du poids de celui de Glomel !)Le menhir a été christianisé par l'ajout d'une croix à son sommet. Sur ce mégalithe, nous savons par les archives du "petit séminaire" de Plouguernevel, qu'une plaque avait été apposée sur sa partie nord, et aujourd'hui disparue. Le menhir christianisé a été longtemps un point de rendez-vous des séminaristes et la destination de processions qui partaient du bourg. Ces processions religieuses marquaient de fait une intégration de ce monument néolithique dans les rites paroissiaux jusqu'à ce que cette période finisse aussi par s'éteindre. Reste encore les légendes liées à ces pierres levées toujours aussi énigmatiques.
Sur la dernière photo prise du sud, on remarque la forme aplatie (sud-est). La tradition orale dans le pays rapporte que cette forme de "phallus" minéral générait des rites liés à la fécondité, les femmes se frottant à la roche pour favoriser leur grossesse. Ainsi, l'implantation d'une croix au sommet du mégalithe ne suffira pas pour le "dépaganiser" et les superstitions liées à ce type de monument laisseront des traces dans la mémoire des anciens sans que l'on sache réellement les situer dans le temps.
Sources: mégalithes.breton.fr, t4t35.fr, carte des mégalithes de la région de Rostrenen par Jean Lody.
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Le menhir de Kerallain est un mégalithe en granite de Rostrenen, érigé au Néolithique (5000 à 2000 avant notre ère) sur un versant rive gauche du petit Doré, cette belle rivière au lit semé de blocs de granite et qui passe dans la vallée de Pont-Croix, entre Plouguernevel et Rostrenen. Le monument qui a une forme aplatie sur sa face Sud-Est et fusiforme sur sa face Nord, devait être vu en venant du fond de la vallée, face à sa partie plate. Ce menhir fait 5m30 de hauteur pour une largeur de 2m40 et une épaisseur moyenne d'1m80. Sans connaître exactement sa profondeur d'enracinement
il est estimé entre 18 et 20 tonnes (moins du quart du poids de celui de Glomel !)Le menhir a été christianisé par l'ajout d'une croix à son sommet. Sur ce mégalithe, nous savons par les archives du "petit séminaire" de Plouguernevel, qu'une plaque avait été apposée sur sa partie nord, et aujourd'hui disparue. Le menhir christianisé a été longtemps un point de rendez-vous des séminaristes et la destination de processions qui partaient du bourg. Ces processions religieuses marquaient de fait une intégration de ce monument néolithique dans les rites paroissiaux jusqu'à ce que cette période finisse aussi par s'éteindre. Reste encore les légendes liées à ces pierres levées toujours aussi énigmatiques.
Sur la dernière photo prise du sud, on remarque la forme aplatie (sud-est). La tradition orale dans le pays rapporte que cette forme de "phallus" minéral générait des rites liés à la fécondité, les femmes se frottant à la roche pour favoriser leur grossesse. Ainsi, l'implantation d'une croix au sommet du mégalithe ne suffira pas pour le "dépaganiser" et les superstitions liées à ce type de monument laisseront des traces dans la mémoire des anciens sans que l'on sache réellement les situer dans le temps.
Sources: mégalithes.breton.fr, t4t35.fr, carte des mégalithes de la région de Rostrenen par Jean Lody.
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dimanche 13 mars 2016
Poème
En attendant l'été...
Reviendrons nous l'été sur la lande là-bas
Où les dalles de schiste couvrent d'antiques tombes
Et en montant sur elles comme au sommet du monde
Reverrons-nous filer de célestes éclats?
Au dessus de nos têtes, un beau semi d'étoiles
Guidera nos pensées et les rêves d'un soir
Une larme parlera pour nos coeurs sous le voile
Et cette paix nocturne marquera nos mémoires
Les trois allées couvertes, et leur poids de légendes
Comme les maisons basses, en témoins silencieux
Boiront la même lune enluminant la lande
Eclairant le chemin vers un rivage bleu!
Elles nous auront manqué ces journées merveilleuses
A découvrir encore des secrets égarés
De troublantes énigmes en ruines silencieuses
Un futur au mois d'août, un jour s'est effacé
J'irai par les chemins du coeur de la province
Passager attentif et veilleur solitaire
Le coeur ouvert battant comme celui d'un prince
Pour enfin célébrer cette mort de l'hiver.
| Sur les landes du Liscuis, été 2013 |
Où les dalles de schiste couvrent d'antiques tombes
Et en montant sur elles comme au sommet du monde
Reverrons-nous filer de célestes éclats?
Au dessus de nos têtes, un beau semi d'étoiles
Guidera nos pensées et les rêves d'un soir
Une larme parlera pour nos coeurs sous le voile
Et cette paix nocturne marquera nos mémoires
Les trois allées couvertes, et leur poids de légendes
Comme les maisons basses, en témoins silencieux
Boiront la même lune enluminant la lande
Eclairant le chemin vers un rivage bleu!
| Chemin des douaniers à Crozon, été 2013 |
Elles nous auront manqué ces journées merveilleuses
A découvrir encore des secrets égarés
De troublantes énigmes en ruines silencieuses
Un futur au mois d'août, un jour s'est effacé
J'irai par les chemins du coeur de la province
Passager attentif et veilleur solitaire
Le coeur ouvert battant comme celui d'un prince
Pour enfin célébrer cette mort de l'hiver.
dimanche 28 février 2016
Peinture et patrimoine
Niche-Dais de la chapelle de Rosquelfen en Laniscat (22570)
Voir l'article précédent pour situer le panneau peint qui représente l'intérieur de l'une des portes formant retable lorsque les quatre portes sont ouvertes. Les dimensions de ce panneau sont de 1m24 de longueur par 25,30cm de largeur. Deux panneaux identiques ferment l'avant du Dais. Le panneau gauche représentera Sainte Marguerite. Le panneau droit, présenté ici représente Sainte Barbe dans un style inspiré de la peinture Flamande de fin XVe, début XVIe siècle. Ces deux Saintes martyrisées toutes les deux sont invoquées pour la protection des femmes enceintes pour Sainte Marguerite, et pour la protection contre la foudre et plus généralement les incendies pour Sainte Barbe, deux motifs qui expliquent la fréquence de ces vierges martyres dans la statuaire bretonne notamment.
(Cliquer sur la photo pour l'agrandir)
Voir l'article précédent pour situer le panneau peint qui représente l'intérieur de l'une des portes formant retable lorsque les quatre portes sont ouvertes. Les dimensions de ce panneau sont de 1m24 de longueur par 25,30cm de largeur. Deux panneaux identiques ferment l'avant du Dais. Le panneau gauche représentera Sainte Marguerite. Le panneau droit, présenté ici représente Sainte Barbe dans un style inspiré de la peinture Flamande de fin XVe, début XVIe siècle. Ces deux Saintes martyrisées toutes les deux sont invoquées pour la protection des femmes enceintes pour Sainte Marguerite, et pour la protection contre la foudre et plus généralement les incendies pour Sainte Barbe, deux motifs qui expliquent la fréquence de ces vierges martyres dans la statuaire bretonne notamment.
(Cliquer sur la photo pour l'agrandir)
samedi 20 février 2016
Chapelle de Rosquelfen
Le Dais-retable de la chapelle de Rosquelfen (XVIe)
Le blog a déjà fait état de ce meuble dans un article de 2011. Très abîmé par le temps et difficilement réutilisable en l'état, il servait d'écrin à la vierge à l'enfant du XVIIe, restaurée par Roland Monier en 2011. Les bénévoles de l'association se sont donc inspirés de ce meuble pour en réaliser un nouveau en chêne. Il ne s'agit pas d'une reproduction à l'identique mais plutôt d'une création qui s'inspire fortement de l'ancien meuble, en y rajoutant les parties manquantes. Pour cette réalisation, une étude du mobilier sacré de ce type et de cette époque a été effectuée, tant sur le plan des ornementations sculptées que sur la peinture, car la principale caractéristique de ce Dais, est, non seulement de recevoir et protéger une statue, mais aussi de se transformer en retable lorsque les panneaux sont ouverts. Ce travail de menuiserie, sculpture et peinture est en cours de réalisation (dans le style début XVIe).
La photo n°2 montre la caisse en chêne brut reconstruite dans les dimensions de l'ancienne avec les portes latérales ouvrantes. Il manque encore la partie supérieure du Dais, partie qui avait été enlevée pour réduire la taille de la caisse lorsqu'elle avait été placée au dessus de la porte d'entrée sud de la chapelle, dans le porche.
(cliquer sur les photos pour les agrandir)
La photo n°3 montre la nouvelle niche-Dais vue de côté avec son chapiteau non terminé (sculpture des angles en cours). Le motif au dessus de l'arc en accolade est inspiré de celui de l'ancien Dais. Les portes avant qui ferment complètement la caisse ne sont pas présentes sur cette photo. Le travail est en cours de réalisation.
Lorsque les panneaux seront ouverts, le meuble deviendra retable et les illustrations internes (polychromes) reprendront la statuaire de la chapelle.
Ce travail d'étude et de construction est une oeuvre collective qui entre dans les animations autour du monument, lui-même en cours de restauration. Les bénévoles vont très prochainement démarrer le démontage de la voûte puis de la toiture de la nef, objet de la quatrième tranche de travaux. Ainsi le monument, au centre du village continue à jouer son rôle de liant social par une mobilisation des habitants pour sa sauvegarde.
| Niche-Dais du XVIe |
| Photo n°2: nouveau Dais |
La photo n°2 montre la caisse en chêne brut reconstruite dans les dimensions de l'ancienne avec les portes latérales ouvrantes. Il manque encore la partie supérieure du Dais, partie qui avait été enlevée pour réduire la taille de la caisse lorsqu'elle avait été placée au dessus de la porte d'entrée sud de la chapelle, dans le porche.
(cliquer sur les photos pour les agrandir)
La photo n°3 montre la nouvelle niche-Dais vue de côté avec son chapiteau non terminé (sculpture des angles en cours). Le motif au dessus de l'arc en accolade est inspiré de celui de l'ancien Dais. Les portes avant qui ferment complètement la caisse ne sont pas présentes sur cette photo. Le travail est en cours de réalisation.
Lorsque les panneaux seront ouverts, le meuble deviendra retable et les illustrations internes (polychromes) reprendront la statuaire de la chapelle.
Ce travail d'étude et de construction est une oeuvre collective qui entre dans les animations autour du monument, lui-même en cours de restauration. Les bénévoles vont très prochainement démarrer le démontage de la voûte puis de la toiture de la nef, objet de la quatrième tranche de travaux. Ainsi le monument, au centre du village continue à jouer son rôle de liant social par une mobilisation des habitants pour sa sauvegarde.
mercredi 10 février 2016
Poème
Hivernales pensées
"Avaro omnia desunt, inopi pauca, sapienti nihil "
"A l'avare tout manque, au pauvre peu, au sage rien."
Ciel gris d'hiver, lourd et si bas
La voix du vent dans les rochers
Flammes mouvantes en cheminée
Le rougeoiement d'un feu de bois
Un corps par instants fatigué
Le poids des ans dans chaque membre
Prolongations du noir décembre
Où je n'aspire qu'au bel été
Que sont devenues les couleurs
Sous le manteau de tant de pluies
Horizontales au Liscuis?
Dans sa vallée le ruisseau pleure
Maisons fermées qui s'impatientent
Dehors toujours à la manoeuvre
Le vent vivant poursuit son oeuvre
Je l'entends rire dans la tourmente
Car rien ne s'arrête en hiver
En mois obscurs, dansent les ombres
Vie suspendue dans la pénombre
Je rêve en bleu d'un beau ciel clair
Bientôt reviendront les couleurs
Cette douceur dans le jardin
L'odeur furtive de ce parfum
Secret témoin de riches heures
Que reste-t-il au coeur battant?
Bonheur de lire dans les livres
Douceur d'aimer, douceur de vivre
L'Eternité au temps présent.
"Avaro omnia desunt, inopi pauca, sapienti nihil "
"A l'avare tout manque, au pauvre peu, au sage rien."
Ciel gris d'hiver, lourd et si bas
La voix du vent dans les rochers
Flammes mouvantes en cheminée
Le rougeoiement d'un feu de bois
Un corps par instants fatigué
Le poids des ans dans chaque membre
Prolongations du noir décembre
Où je n'aspire qu'au bel été
Que sont devenues les couleurs
Sous le manteau de tant de pluies
Horizontales au Liscuis?
Dans sa vallée le ruisseau pleure
Maisons fermées qui s'impatientent
Dehors toujours à la manoeuvre
Le vent vivant poursuit son oeuvre
Je l'entends rire dans la tourmente
Car rien ne s'arrête en hiver
En mois obscurs, dansent les ombres
Vie suspendue dans la pénombre
Je rêve en bleu d'un beau ciel clair
Bientôt reviendront les couleurs
Cette douceur dans le jardin
L'odeur furtive de ce parfum
Secret témoin de riches heures
Que reste-t-il au coeur battant?
Bonheur de lire dans les livres
Douceur d'aimer, douceur de vivre
L'Eternité au temps présent.
lundi 8 février 2016
Patrimoine immatériel
Journée Koste 'r c'hoed de Séglien (56) le 6 mars 2016
Avis aux amateurs de danses traditionnelles: le concours de danse Koste 'r c'hoed qui se déroulera à partir de 14h à la salle des fêtes de Séglien (56), le dimanche 6 mars 2016, entre à partir de cette année dans la sélection pour le championnat de Bretagne de Gourin (organisation Warl'leur). Le tirage au sort des danses imposées de ce championnat se déroulera le 9 avril au château de Tronjoly à Gourin. Nous saurons alors si les sélectionnés de Séglien pourront concourir à nouveau pour le titre de champion à Gourin. Voir à ce sujet le blog "kostarhoat-pj (ou kosterc'hoad-pj)" qui fait le suivi de ce thème "Patrimoine immatériel du Kreiz Breizh."
Avis aux amateurs de danses traditionnelles: le concours de danse Koste 'r c'hoed qui se déroulera à partir de 14h à la salle des fêtes de Séglien (56), le dimanche 6 mars 2016, entre à partir de cette année dans la sélection pour le championnat de Bretagne de Gourin (organisation Warl'leur). Le tirage au sort des danses imposées de ce championnat se déroulera le 9 avril au château de Tronjoly à Gourin. Nous saurons alors si les sélectionnés de Séglien pourront concourir à nouveau pour le titre de champion à Gourin. Voir à ce sujet le blog "kostarhoat-pj (ou kosterc'hoad-pj)" qui fait le suivi de ce thème "Patrimoine immatériel du Kreiz Breizh."
lundi 1 février 2016
Paléontologie à Guerlédan
Paléontologie à Guerlédan: les découvertes de 2015
Le lac de Guerlédan qui fait la séparation entre côtes d'Armor et Morbihan, est désormais plein et la période d'assèchement de l'année 2015 entre dans les souvenirs. De cette période d'assèchement du lac, il restera des moments forts et des documents photographiques intéressants et instructifs, comme celui de ce bloc de grès-quartzite armoricain qui présente en surface d'étranges formes courbes.
Ce bloc de grès basculé(environ 70cm x40) en "pierre volante" comme disent les géologues lorsque le matériau solide n'est pas dans sa position et dans son affleurement d'origine, possède sur sa surface les traces fossilisées (empreintes) des pistes ou trajectoires réalisées par le déplacement d'un trilobite sur le fond marin, une période qui selon les cartographes du BRGM correspond à l'Ordovicien inférieur (Arénigien probable), et nous sommes alors autour de 480 millions d'années, ce qui n'est pas hier! Ces pistes sont des lobes et comme il y en a deux parallèles, elles sont appelées bilobites ou encore Cruziana par les paléontologues.
L'ère primaire est en effet le temps des Trilobites exclusivement marins et benthiques; ils vivent sur ou dans le substrat du fond des mers et se déplacent à l'aide de deux rangées ventrales de membres biramés dont la partie locomotrice (endopodite) est constituée de sept segments. Les traces courbes sont donc le résultat du déplacement de l'animal dans un sédiment très fin qui est ensuite moulé par la sédimentation postérieure. Cet animal (Arthropode)va subir une extinction de masse en fin d'Ordivicien (modification des conditions climatiques) puis se développer à nouveau pour disparaître totalement à la crise Permo-Triasique (nouvelle rupture climatique très importante qui sera à l'origine de la plus grande crise de l'histoire du vivant). Réputé bon fossile stratigraphique par son abondance et sa diversité (pas loin de 20000 espèces recensées); c'est l'un des groupes fossiles les plus diversifiés. Mais ici, nous n'avons que la preuve de sa présence par ses traces, l'animal lui n'est pas présent. Toutefois, la taille et la forme des "lobes" permet à un expert de se faire une idée de l'animal (taille et genre?). Un tracé de cette longueur est aussi plutôt exceptionnel et méritait bien que l'on s'y attarde un moment!
Sources: Museum d'Histoire Naturelle de Paris, Paléontologie, Paléozoïque. Site www.trilobite.fr
Le lac de Guerlédan qui fait la séparation entre côtes d'Armor et Morbihan, est désormais plein et la période d'assèchement de l'année 2015 entre dans les souvenirs. De cette période d'assèchement du lac, il restera des moments forts et des documents photographiques intéressants et instructifs, comme celui de ce bloc de grès-quartzite armoricain qui présente en surface d'étranges formes courbes.
Ce bloc de grès basculé(environ 70cm x40) en "pierre volante" comme disent les géologues lorsque le matériau solide n'est pas dans sa position et dans son affleurement d'origine, possède sur sa surface les traces fossilisées (empreintes) des pistes ou trajectoires réalisées par le déplacement d'un trilobite sur le fond marin, une période qui selon les cartographes du BRGM correspond à l'Ordovicien inférieur (Arénigien probable), et nous sommes alors autour de 480 millions d'années, ce qui n'est pas hier! Ces pistes sont des lobes et comme il y en a deux parallèles, elles sont appelées bilobites ou encore Cruziana par les paléontologues.
L'ère primaire est en effet le temps des Trilobites exclusivement marins et benthiques; ils vivent sur ou dans le substrat du fond des mers et se déplacent à l'aide de deux rangées ventrales de membres biramés dont la partie locomotrice (endopodite) est constituée de sept segments. Les traces courbes sont donc le résultat du déplacement de l'animal dans un sédiment très fin qui est ensuite moulé par la sédimentation postérieure. Cet animal (Arthropode)va subir une extinction de masse en fin d'Ordivicien (modification des conditions climatiques) puis se développer à nouveau pour disparaître totalement à la crise Permo-Triasique (nouvelle rupture climatique très importante qui sera à l'origine de la plus grande crise de l'histoire du vivant). Réputé bon fossile stratigraphique par son abondance et sa diversité (pas loin de 20000 espèces recensées); c'est l'un des groupes fossiles les plus diversifiés. Mais ici, nous n'avons que la preuve de sa présence par ses traces, l'animal lui n'est pas présent. Toutefois, la taille et la forme des "lobes" permet à un expert de se faire une idée de l'animal (taille et genre?). Un tracé de cette longueur est aussi plutôt exceptionnel et méritait bien que l'on s'y attarde un moment!
Sources: Museum d'Histoire Naturelle de Paris, Paléontologie, Paléozoïque. Site www.trilobite.fr
samedi 23 janvier 2016
Chapelle de Rosquelfen
Quatrième tranche de travaux: chapelle de Rosquelfen en Laniscat (22)
A la mi-janvier, le mobilier de la chapelle a été enlevé et mis à l'abri pour permettre la mise en place des échafaudages qui vont servir à démonter le berceau de la voûte. Ce travail sera réalisé par les bénévoles de l'association des "Amis de la chapelle de Rosquelfen" sous la responsabilité de l'Architecte du Patrimoine et du maître d'ouvrage (Mairie de Laniscat). La toiture de la nef doit donc être enlevée dans un premier temps pour restauration des parties anciennes à conserver (charpente, cerces, sablières...), avant la remise en place de la nouvelle toiture: un chantier important qui marquera l'année 2016, année de reprise des travaux après une pause en 2015. Pour achever la sauvegarde de cet édifice, l'association et le maître d'ouvrage ont recherché les aides qui permettent de poursuivre les travaux sans alourdir la charge financière. Plusieurs donateurs importants se sont déjà manifestés, comme la Fondation Langlois et Breizh Santel qui s'ajoutent aux donateurs institutionnels (Région, Département, Skoaz ouz skoaz...). Un grand merci à eux et à tous les donateurs.
| Chapelle côté choeur en janvier 2016 |
lundi 18 janvier 2016
Poème
Matin d'hiver
La vallée silencieuse dans son manteau de brume
Sort de l'ombre nocturne pour se teinter d'argent
Un chevreuil esseulé, hors du bois, tout tremblant
S'arrête sur l'odeur d'une cheminée qui fume
Tout me paraît figé et pourtant tout s'en va
Comme l'enivrant parfum sur la peau des amants
Enlacés devant l'âtre aux éclats rougeoyants
Dans l'immortel instant de ce temps d'autrefois
Un soleil blanc d'hiver vient dissoudre la brume
Le vent ne parle plus, le feu couve et consume
La bûche aux braises ardentes sous le gris de la cendre
C'est un hiver qui passe et le temps sans attendre
Laisse une nouvelle empreinte chaque année sur le corps
Le coeur qui n'en a cure, bat toujours aussi fort!
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| Rosquelfen: chêne sous la neige en 2013 |
Sort de l'ombre nocturne pour se teinter d'argent
Un chevreuil esseulé, hors du bois, tout tremblant
S'arrête sur l'odeur d'une cheminée qui fume
Tout me paraît figé et pourtant tout s'en va
Comme l'enivrant parfum sur la peau des amants
Enlacés devant l'âtre aux éclats rougeoyants
Dans l'immortel instant de ce temps d'autrefois
Un soleil blanc d'hiver vient dissoudre la brume
Le vent ne parle plus, le feu couve et consume
La bûche aux braises ardentes sous le gris de la cendre
C'est un hiver qui passe et le temps sans attendre
Laisse une nouvelle empreinte chaque année sur le corps
Le coeur qui n'en a cure, bat toujours aussi fort!
samedi 9 janvier 2016
Lac de Guerlédan
Lac de Guerlédan
Je souhaite une bonne année et une bonne santé à tous les internautes.Je vous espère encore plus nombreux pendant cette nouvelle année sur les blogs (rosquelfen-pj et kosterc'hoad-pj). Et pour commencer la nouvelle année, je vous adresse ces quelques photos du lac prises le 8 janvier 2016.
La première photo prise de la rive sud du lac, côté Morbihan et près du barrage (Castel Finans), montre le niveau du lac au 8 janvier 2016 (cliquer sur l'image pour l'agrandir). Au fond, l'anse de Landroanec et les reliefs de grès-quartzites armoricains.
Sur cette même rive, la fameuse "grotte de Castel Finans" a été garnie d'une grille de protection. Cette grille permet de préserver l'endroit tout en rendant possible le passage des chauve-souris qui colonisent cet endroit, un hébergement précieux et de qualité pour cette faune nocturne.
Pour plus de précisions sur la faune des bords du lac et aussi aquatique, se renseigner auprès de la Base Départementale de plein air, Lac de Guerlédan.
(www.base-plein-air-guerledan.com)
Cette vue montre les vestiges de l'exploitation des grès armoricains à Castel Finans, au moment de la construction du barrage de Guerlédan. Les terrasses laissées par les débris d'exploitation sont encore hors d'eau le 8 janvier 2016, mais au rythme où les pluies se succèdent depuis des jours, leur recouvrement ne devrait plus tarder.
Dans ce secteur de Castel Finans, certains vestiges de la construction du barrage de Guerlédan sont encore bien visibles comme cet énorme cube de béton à la base duquel se trouve le système d'amarrage du câble métallique qui traversait la vallée au-dessus du chantier du barrage et qui servait à alimenter celui-ci en béton par des goulottes suspendues (qu'il fallait nettoyer manuellement, un vrai travail d'équilibriste dans le vide de la gorge). Le chantier était en effet dépourvu de grues et c'est donc ce câble qui permettait l'avancée de la mise en place du barrage.
Je souhaite une bonne année et une bonne santé à tous les internautes.Je vous espère encore plus nombreux pendant cette nouvelle année sur les blogs (rosquelfen-pj et kosterc'hoad-pj). Et pour commencer la nouvelle année, je vous adresse ces quelques photos du lac prises le 8 janvier 2016.
La première photo prise de la rive sud du lac, côté Morbihan et près du barrage (Castel Finans), montre le niveau du lac au 8 janvier 2016 (cliquer sur l'image pour l'agrandir). Au fond, l'anse de Landroanec et les reliefs de grès-quartzites armoricains.
Sur cette même rive, la fameuse "grotte de Castel Finans" a été garnie d'une grille de protection. Cette grille permet de préserver l'endroit tout en rendant possible le passage des chauve-souris qui colonisent cet endroit, un hébergement précieux et de qualité pour cette faune nocturne.
Pour plus de précisions sur la faune des bords du lac et aussi aquatique, se renseigner auprès de la Base Départementale de plein air, Lac de Guerlédan.
(www.base-plein-air-guerledan.com)
Cette vue montre les vestiges de l'exploitation des grès armoricains à Castel Finans, au moment de la construction du barrage de Guerlédan. Les terrasses laissées par les débris d'exploitation sont encore hors d'eau le 8 janvier 2016, mais au rythme où les pluies se succèdent depuis des jours, leur recouvrement ne devrait plus tarder.
Dans ce secteur de Castel Finans, certains vestiges de la construction du barrage de Guerlédan sont encore bien visibles comme cet énorme cube de béton à la base duquel se trouve le système d'amarrage du câble métallique qui traversait la vallée au-dessus du chantier du barrage et qui servait à alimenter celui-ci en béton par des goulottes suspendues (qu'il fallait nettoyer manuellement, un vrai travail d'équilibriste dans le vide de la gorge). Le chantier était en effet dépourvu de grues et c'est donc ce câble qui permettait l'avancée de la mise en place du barrage.
mercredi 30 décembre 2015
Histoire
La grotte de Castel Finans près du barrage de Guerlédan (entre 22 et 56)
Dans un article sur ce blog, daté du 6 novembre 2015, une question était posée sur l'origine et l'histoire de la grotte située sur le côté "Morbihan" du lac de Guerlédan, à proximité du barrage.
La réponse est apportée par le travail de recherche de Jean Luc LE JEANNE qui a pu croiser les données de différents documents concernant la construction du barrage entre 1924 et 1929, comme le fond photographique de Blat, les mémoires d'Auguste Leson, le rapport de l'ingénieur et président Monmerqué de 1930...
Sur le document joint, il est indiqué que cette grotte est en réalité un "poudrier" et on comprend mieux pourquoi il est si profond. Cet endroit était donc directement lié à l'usage d'explosifs, un usage indispensable à l'exploitation des grès armoricains, roche exceptionnellement dure qui constituait les abords immédiats du barrage, côté Castel Finans comme Trévéjean sur l'autre rive.
Ainsi, la grotte creusée dans la roche perd un peu de son mystère et date donc des travaux sur le barrage.
Dans un article sur ce blog, daté du 6 novembre 2015, une question était posée sur l'origine et l'histoire de la grotte située sur le côté "Morbihan" du lac de Guerlédan, à proximité du barrage.
La réponse est apportée par le travail de recherche de Jean Luc LE JEANNE qui a pu croiser les données de différents documents concernant la construction du barrage entre 1924 et 1929, comme le fond photographique de Blat, les mémoires d'Auguste Leson, le rapport de l'ingénieur et président Monmerqué de 1930...
Sur le document joint, il est indiqué que cette grotte est en réalité un "poudrier" et on comprend mieux pourquoi il est si profond. Cet endroit était donc directement lié à l'usage d'explosifs, un usage indispensable à l'exploitation des grès armoricains, roche exceptionnellement dure qui constituait les abords immédiats du barrage, côté Castel Finans comme Trévéjean sur l'autre rive.
Ainsi, la grotte creusée dans la roche perd un peu de son mystère et date donc des travaux sur le barrage.
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