Le rutile, principal minerai de titane
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| Rutile cannelé translucide (prisme non maclé) |
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| baguettes fines de rutile dans un cristal de roche |
Le rutile, principal minerai de titane
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| Rutile cannelé translucide (prisme non maclé) |
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| baguettes fines de rutile dans un cristal de roche |
2025: entre le doute et l'exaspération
2025 s'achève et le dernier article de l'année pourrait reprendre les termes de celui de 2022, et depuis cette date, c'est bien la paix et plus de sérénité que nous attendons et qui tardent à venir!
Pour les "Amis de la chapelle de Rosquelfen", l'année 2025 a été une année de transition avec un hommage à notre Président Roger le Panse, décédé en septembre 2024, sous forme d'un concert dans la chapelle. Cet hommage s'est déroulé le 4 juillet sous forme d'une soirée-concert (chapelle pleine)animée par Anne Auffret, Christian Rivoalen, Marc-Antoine Ollivier, Jean-Daniel Bourdonnay et Pierre-Yves Le Panse.Encore un grand merci à eux pour cette belle soirée.
Le nouveau Bureau de l'association présidé par Régine Benech continue la récolte de dons en vue de finir les travaux sur le mobilier (retable, chemin de croix, chaire de prêche..) et poursuit les actions d'animations dans l'édifice. Pour 2026, outre le Pardon du 5 juillet, une exposition de dessins, peintures et sculptures est prévue entre le 25 juillet et le 2 août dans la chapelle avec également une ouverture et visite commentée aux journées du Patrimoine.
Concernant le blog, le compteur est passé à plus de 261000 visites, ce qui dépasse les 130/jour pour 2025, une progression qui ne cesse de m'étonner (et me fait travailler!)
Je souhaite à tous les lecteurs du blog et à leurs proches une année 2026 la plus sereine possible malgré un contexte toujours aussi peu réjouissant. C'est sans doute aussi pour celà que je vois la poésie comme quelque chose de salutaire. Â propos d'elle, René Char écrit "on n'habite que le lieu que l'on quitte, on ne crée que l'oeuvre dont on se détache, on n'obtient la durée qu'en détruisant le temps". Je crois en effet que la poésie nous sauve des débâcles de notre temps.
Hivernal sonnet
L'hiver en habit froid enveloppe la Lande
Où les rochers moussus suintent d'humidité
En spectres indifférents à toute adversité
Découpant l'horizon de hachures étonnantes
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| Landes du Liscuis; acrylique sur toile AJ |
Muraille démantelée sous la brume montante
Qui masque les chemins des elfes et d'une fée
Les discrets habitants des rives de la vallée
S'y abritent en veilleurs de leur belle passante
Rochers, landes et chênes, immuable décor
Depuis le temps romain et les chemins d'alors
Tunnels sombres et moussus dans un endroit sacré
Mais n'y l'ajonc fleuri, ni les chênes et houx
Ne peuvent ici prétendre à bien savoir aimer
Ce qu'il faut de douceur vient du coeur voyez-vous.
Regard de géologue sur la CCKB (Communauté de Communes du Kreiz Breizh-23 communes)
J'avais contribué à la rédaction d'un article en 2023 par Gaby Sibéril de Rostrenen sur ce sujet pour une étude en cours qui faisait le rapport entre la diversité culturelle ancienne de ce secteur de 700 km2 environ et l'organisation topographique du pays fortement dépendante de la géologie.
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| Extrait de la carte géologique BRGM Habillage et légende:Gaby Sibéril |
Cette organisation du sol est liée pour l'essentiel à l'orogène Varisque ou Hercynien qui correspond à une phase de formation du relief datant du Carbonifère(350-340Ma et jusque 290Ma) par compression Nord-Sud liée à la montée du Gondwana vers le Nord, puis cisaillement Est-Ouest conduisant à la formation du pli anticlinal de Quénécan. Durant cette période, le massif complexe de Rostrenen va se mettre en place (330 à 300Ma). Il va comporter des magmas d'origine mantellique et d'autres d'origine crustale, plusieurs faciès différents jusqu'aux tonalites et diorites quartziques de Plélauff. Le massif de Quintin sera post-tectonique, intrusif dans le Carbonifère (291Ma+/-9selon datations de J.J.Peuca, U.de Rennes), ce qui est un âge Carbonifère supérieur. Les granites vont générer une auréole de contact qui correspond aux roches sédimentaires métamorphisées et transformées en cornéennes, parfois à andalousite (Guerphalès), parfois à sillimanite (ouest de Plélauff).
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| Position des formations géologiques, cartes BRGM Habillage Gaby Sibéril |
Les énigmes de Saint Ahouarnou ou Saint Hervé de Guendol en Plélauff
Dans les articles du 20 juillet 2024 et celui du 6 août 2025 sur ce blog, j'indiquais les recherches en cours sur l'origine de ce monument ruiné positionné au bas du village de Guendol en Plélauff, dans une pente assez raide vers le canal de Nantes à Brest qui correspond ici à la vallée du Doré.
En recherchant les textes relatifs à ce monument, j'ai pu constater un certain nombre d'erreurs dans les dates et affirmations, en particulier sur des sites comme "infobretagne" où les auteurs des articles ne sont pas toujours nommés.
| Jubé dans la chapelle N.D.de la Croix (1960) (Document fourni par B.Rohou, maire) |
Sur ce cliché fourni par Bernard Rohou, maire de Plélauff, on peut voir le fameux jubé de Saint Hervé ou Ahouarnou avant sa restauration et mise dans sa position actuelle dans la chapelle de N.D. de la Croix, au bourg de Plélauff. Il est ici au fond de la nef de N.D. de la Croix, devant la porte principale, du côté du pignon Nord de la chapelle. Il est dans la même position au moment de son classement comme "monument historique au titre d'objet" le 25 mars 1938.
La chapelle Sainte Croix (ou Notre Dame de la Croix) date de 1485 (une datation réalisée par la présence de blasons sur le clocher, partie de Quénécan-Plougras et partie de Quénécan-du Guesclin),c'est-à-dire fin XVe, et reste de dimension trop modeste pour contenir un jubé. Celui qui s'y trouve n'a été placé dans sa position actuelle qu'à partir de 1960, c'est-à-dire récemment, vu son âge. et ce positionnement n'a été possible que par l'agrandissement de la chapelle en 1833. En effet, le jubé occupe la position de l'ancien chevet de la chapelle primitive, ce qui rend impossible les affirmations de l'auteur de l'article sur "Patrimoine de Plélauff": "chapelle inscrite le 15 juin 1925 à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques... Récemment elle a été restaurée. Le jubé a été replacé à sa place primitive." L'auteur de l'article sur infobretagne donne une fausse indication qui relève de sa vision des choses, tout-à-fait erronée dans ce cas précis. Il se trompe encore sur les dates à propos des écrits du recteur Mahéo sur N.D. de la Croix où le jubé n'est pas encore amené de Saint Hervé en 1839 (il le sera sans doute quelques années plus tard lorsque la toiture de Saint Hervé sera en grande partie détruite).En cherchant un peu, on constate que le recteur Mahéo, curé de la paroisse de 1826 à 1860 a donné des indications sur l'origine de ce jubé, toujours dans son emplacement primitif à Saint Hervé ou Ahouarnou en 1839. Il n'a jamais publié à la Société d'Emulation des Côtes-du-Nord contrairement aux indications de l'auteur sur "Patrimoine de Plélauff", mais les informations qu'il avait rédigé sur Saint Hervé et N.D.de la Croix ont été reprises par J.R Du Cleuzio dans une publication à cette même Société d'Emulation en 1979: "La paroisse de Plélauff en 1839,p171-182". Ainsi donc, il faut rester prudent sur certaines affirmations non vérifiées et malheureusement trop fréquentes dans le domaine du patrimoine historique. Â suivre donc car les recherches ne font que débuter (sur le mobilier, la cloche, la mise en place et les restaurations de Saint Ahouarnou de Guendol).
La pierre tombale ou dalle tumulaire de l'abbaye de Bon-Repos en Saint Gelven, Bon-Repos-sur-Blavet.
C'est dans la revue Kaier ar Poher n°90 d'octobre 2025 que Jean-Paul Le Buhan* nous parle de cette magnifique pierre tombale en schiste ardoisier dans un article à lire absolument pour ceux qui s'intéressent au patrimoine local et bien au-delà, aux techniques mises en oeuvre par les bâtisseurs du Moyen-âge.
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| Dalle tumulaire, abbaye de Bon-Repos |
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| Détails de la dalle tumulaire: les outils |
On reconnait à droite le marteau taillant à pointe (plusieurs noms dont le "polka"), au-dessous, un compas à guide, à gauche une règle de 76 cm et surtout une équerre aux bords divergents. Ce dernier objet est selon J.P.Le Buhan, le signe de la maîtrise professionnelle des bâtisseurs.
La démonstration de géométrie fine de Jean-Paul Le Buhan, passant par le nombre d'or, le triangle d'or, les fonctions multiples de cette équerre aux bords non parallèles (voir Carnet de Villard de Honnecourt), révèle les fonctions multiples allant du façonnage de la pierre à celle des claveaux, de la mise en place et valorisation des ouvertures, des absides aux chapelles...
Ainsi de nombreux monuments témoignent encore aujourd'hui de l'extraordinaire maîtrise technique des bâtisseurs du Moyen-âge: rose de l'abbatiale de Saint Denis (XIIe), rose à rayons de Notre Dame de Paris (XIII et XIVe), etc... Ouvrages perchés à plusieurs dizaines de mètres en hauteur et toujours présents depuis le XIIIe siècle dans de nombreux édifices. Cette extrême précision dans la manière de bâtir a bien du mal à ètre admise lorsque l'on parle des pyramides d'Egypte (bien plus anciennes, il faut le dire) ou des constructions du Machu Picchu ou de Sacsayhuaman au Pérou. Et pourtant ces édifices ne sont ni des réalisations d'extraterrestres(!) ni des moulages(!) Mais pour éviter les pièges et affirmations sans fondement, il faut savoir qu'avec des roches comme l'andésite (à Sacsayhuaman), la texture microlithique rend possible des ajustements millimétrés, façon "puzzle", les bâtisseurs faisant le choix d'emboîter les blocs afin d'éviter la mise en oeuvre d'un liant. Une roche naturelle est toujours identifiable par procédé optique en lumière naturelle ou polarisée, réfléchie ou transmise, une "roche" moulée et donc reconstituée avec un liant est une matière amorphe et isotrope, aucun doute sur cette question!
*:Jean-Paul Le Buhan: Président honoraire de la SEHAG (Société d'Etudes Historiques et Archéologiques du Goëlo). Titre de l'article ;"La dalle tumulaire aux outils de l'abbaye Notre-Dame-de-Bon-Repos en Saint Gelven (Côtes d'Armor)".Photos Jean-Paul Le Buhan.
La revue Kaier ar Poher est un périodique publié par le Centre Généalogique et Historique du Poher domicilié à Carhaix, Finistère.
Fragilités...
Monde poubelle numérisée
Où tout s'achète et tout se vend
Jusque ces âmes fatiguées
Perdues hélas dans les tourments
Le monde est fou et l'homme ignore
Ce que lui réserve demain
Au futur, aucun âge d'or
Sous l'ombre noire du destin
Tout s'accélère et trop d'images
Font oublier le temps qui tue
Même si les rides sur mon visage
Rappellent celui que j'ai vécu
Et me voici dans un état
Où je m'inquiète pour le monde
Sans doute l'âge qui voudrait ça
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| le couloir du temps. Elodie Ferré.2025.Aquarelle et encre de chine |
J'écoute avec grande inquiétude
Les voix d'un monde décomposé
Des gens prétris de certitudes
Cherchent à nous vendre leurs vérités!
Il n'est alors qu'un doux mirage
Pour éclairer les sombres nuits
Le rêve où passent les visages
De ces amants fêtant la vie
Les mots se perdent dans le vent
Et nous restons bien peu de chose
Dans le couloir sans fin du temps
Où l'éphémère est une rose
Bouton de fleur fragile et nu
Perçant le jour aux heures blêmes
Symbole d'un temps bien révolu
Dans un jardin sous les grands chênes.
Illustration: Elodie Ferré, "Les petits formats", exposition au château de Truyes (37), novembre 2025
De la Bretagne au Massif Central, un itinéraire hors du temps...
C'est dans la "Chaire des Druides" de Maël-Pestivien (article sur ce blog du Dimanche 4 mai 2025) que je parlais d'un voyage musical effectué la veille dans le wigwam (dôme de toile) avec Youri Defrance, druide de passage dans cet endroit proche des sources du Blavet. Mais aujourd'hui, on retrouve sa trace dans un endroit plus haut de mille mètres, un ensemble de plateaux et montagnes volcaniques que certains locaux nomment "la petite mongolie", allusion aux plateaux, les "estives" balayées par tous les vents, domaine des vaches Salers ou Aubrac.
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| Wigwam en Cézallier. Photo Y.D-11-2025 |
L'érosion glaciaire a formé des cuvettes de surcreusement dans lesquelles se situent des tourbières qui ont été exploitées (comme à Landeyrat et à Picherande).Les humains colonisent ce pays à l'âge du Bronze (présence de tumulus et tombelles). Au XIXe siècle, l'activité minière est présente avec l'extraction d'antimoine à Anzat-le-Luguet, puis l'argent et l'arsenic au Bosberty. On ne peut parler du Cézallier sans citer les nombreuses sources froides et certaines chaudes. Les sources minérales carbogazeuses (eaux de type bicarbonaté sodique) sont réputées thérapeutiques. Les géothermomètres à cations indiquent que ces eaux ont connu des températures de l'ordre de 200°c lors de leur parcours souterrain.(B.Feuga, BRGM 1987).
Ainsi Youri Defrance se place ici dans le quadricèle des ancêtres celtes: la terre et son relief (représenté par le cube à 6 faces dans les Solides de Platon), l'air montagnard (représenté par l'octaèdre à 8 faces), l'eau thérapeutique(l'icosaèdre à 20 faces) et le feu (tétraèdre à 4 faces)des volcans qui ne demandent qu'à se réveiller car ils ne sont qu'endormis! Il ne manque que l'Ether, le dodécaèdre pentagonal à 12 faces pour compléter l'harmonie (voir "Les Eléments" d'Euclide: 300avJC) dans laquelle le druide va affronter l'hiver montagnard et précoce si l'on regarde la météo du jour!Mais quel endroit grandiose pour faire vibrer la voix et la Morinkhuur, la vièle mongole à tête de cheval...
L'Agrippa, un grimoire aux pouvoirs étranges
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| Agrippa à sept fermetures |
Agrippa : livre franchement dangereux et venu d’Europe, un des
grimoires de magie noire surnommés « agrippas » en référence à Henri
Corneille Agrippa, le fameux occultiste français du XVIe siècle.
(R.D.Nolane)
« L’agrippa est connu sous d’autres noms : Egremont,
Egromus, Ar Vif ou encore An Negromans. Il est lié de près à la
magie noire en Bretagne dont il est assurément le plus extraordinaire et le
plus impressionnant des grimoires. D’une hauteur proche de la taille d’un
homme, l’agrippa a été signé par le Diable en personne et ses pages rouges
contiennent le nom de tous les démons et la façon de les évoquer. La légende
dit que c’est un livre vivant et qui doit être enchaîné et
suspendu à une poutre tordue pour être momentanément mis hors d’état de nuire.
Car se débarrasser d’un agrippa n’est pas une mince affaire, surtout lorsqu’il
s’agit d’un exemplaire qui a échappé au contrôle des religieux, les seuls êtres
humains capables de se mesurer efficacement à lui ». Ce commentaire de
Richard D. Nolane n’est pas sans rappeler le texte déjà cité sur ce blog, de
Gaultier de Mottay, le 6 janvier 2015 (dans la rubrique « Légendes »)
qui évoque un Agrippa enchaîné et avec sept serrures, dans une grotte au-
dessus de Gouarec, vers Toul Goanv. Cette cavité existait bien avant l’achat du
terrain par la famille Guéné(ancienne tranchée d’exploitation du fer pour les
Forges des Salles), proche de l’ancien chemin débouchant sur le halage du
Blavet canalisé.Mais la taille évoquée ici correspondrait à celle de l'original, rien à voir avec les exemplaires en circulation dans la province et souvent nommés "le petit livre rouge" (papier rouge et écriture noire, l'inverse de la couverture de l'ouvrage publié en 2003 par Coop-Breizh).
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| Couverture du livre des éd.Coop Breizh |
« Mais peut-on vraiment manipuler un agrippa dont les pages sont imprégnées du souffle de Satan? » interroge encore le même auteur.
Ceux qui désirent en savoir plus sur les agrippas peuvent
lire avec profit l’ouvrage de Pierre de la Haye, Agrippa, le grimoire
des anciens bretons, publié en 2003 par les éditions Coop Breizh.
L'idée encore répandue qu'en détenir un chez soi serait une garantie de malheur assuré, ne semble enlever en rien la fascination pour ce grimoire qui était encore présent dans la campagne et dans les années 1950-1960. Alors qu'est-il devenu?
Carte Blanche à Zadig Bellony le Dimanche 30 novembre à Sainte Brigitte
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| Affiche de la Carte Blanche |
avec la
participation d'Anne Le Borgne
LECTURE-CONCERT
Dimanche 30 novembre – Sainte-Brigitte
15 heures - salle des fêtes
Fidèle bénévole des Cartes
blanches depuis plus de deux ans, Zadig est bien connu sur notre secteur
comme chanteur et guitariste des duos Laoulan Bro et Double
Voix. Son aventure musicale remonte cependant à beaucoup plus loin et elle est
très riche : plusieurs formations de rock, guitariste accompagnateur
notamment pour Anne Vanderlove, mais aussi auteur-compositeur-interprète
ayant sorti deux disques, ce qui lui a valu un passage à la télévision et
de beaux articles dans différents journaux spécialisés dont le fameux Guitarist
magazine. C’est donc ce répertoire solo folk-rock, moins connu
en Centre Bretagne, qu’il présentera dans le cadre de cette Carte blanche qui
lui est dédiée.
Mais il ne s’agira pas
que de chants. En effet, plus auteur que musicien à ses débuts, Zadig vient
de publier trois recueils de textes dont certains seront lus par Anne
Le Borgne à l’occasion de ce spectacle, dans une mise en scène
variant les supports artistiques.
Gratuit, gâteaux et boissons bienvenus
Les halles de Gouarec au XVIe et XVIIe siècle
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| Plan des anciennes Halles.Archives Le Moign |
Sur cet ancien plan des archives de la famille Le Moign, on peut voir que les halles avant la Révolution et sans doute dès le XVIe siècle étaient en bois et faisaient 38m de long sur 12m de large.
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| Vue en perspective d'après le plan précédent |
Dans la "Déclaration de Rohan", archives de 1682, on peut lire (fol,1003):"dans la ditte ville de Goarec se tiennent deux foires par an: 15 mai, 21 septembre, et au bourg de Perret, deux autres: le jour de la fête de Saint Pierre et le marché au même bourg tous les mercredis de chaque semaine. Pendant lesquelles foires, la duchesse* a droit d'étalage, coutume, havage et trépas sur les marchandises qui sont vendues et transportées, et le lendemain d'icelles se tiennent sous convocation les plaids** généraux tant en ville de Goarec qu'au dit bourg de Perret."
*:Il s'agit de Marguerite de Rohan (1617-1684), duchesse de Rohan, princesse de Léon, dame de Soubise, dame du duché de Frontenoy, comtesse de Porhoët, marquise de Blain et de la Garnache, dame des Lorges... Fille d'Henri II de Rohan et de Marguerite de Béthune.
**:les plaids généraux sont des réunions plénières des officiers de justice royale d'une sénéchaussée sous l'autorité du sénéchal. Â Gouarec la maison du sénéchal de 1634 correspond à l'actuel pavillon de Rohan.
un havage est une ancienne mesure de grains, poignée prise à deux mains: droit de prélèvement réservé aux exécuteurs de haute justice (les bourreaux). Déf wikipedia.
"Une histoire de Manuscrits enluminés "de Christopher De Hamel (éd. Phaidon 2001)
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| Londres, British library, Cotton MS.Nero D.IV,fol.211r |
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| agrandissement partie basse |
L'âge de Fer
C'est le quatrième âge d'évocation druidique
Sujet d'un autre temps à jamais révolu?
L'humain fragilisé forge un voeu devenu
Les pensées singulières aux éphémères suppliques
Gravissant la colline, de jour m'en suis allé
Et un croassement parfois s'est fait entendre
Langage d'un grand corbeau s'appliquant à comprendre
L'espace sacré des Landes au bord de la vallée
Les couleurs de l'automne se dispersent aux vents
En arlequins mobiles de nos ombres discrètes
Dans les eaux du Blavet par moments se reflètent
Des souvenirs d'enfance et des anciens tourments
"Ecoute le temps dur se dépouiller de nous"
Proclame le poète selon "Ma vie sans moi"
Serions nous étrangers dans ce vent de noroît
 notre propre histoire écrite malgré nous?
Quand Samonios approche en livrée automnale
La lumière s'efface, éteignant l'horizon
Les averses et le vent font l'ultime oraison
Dans ce vieux cimetière au schiste en pierres tombales
Impermanence des jours, danse sans fin du temps
J'écoute le son des mots lancés dans la tempête
Ce que me dit la terre qui n'est plus à la fête
Est de ne rien céder aux offres des marchands!
NB: alexandrin extrait de"Ma vie sans moi"; oeuvre d'Armand Robin. Poésie 1940
Les dalles en schiste gravé de l'enclos de Perret.
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| Dalles en position d'échalier, bourg de Perret |
Ici, il ne s'agit pas vraiment d'un véritable échalier mais plutôt d'un parement de marche d'escalier, l'enclos étant surélevé par rapport aux routes qui le ceinturent.
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| Dalle gravée enterrée par son côté droit |
Les signes gravés sur cette ancienne dalle mortuaire correspondent à des lettres et des chiffres qui ne se voient pas sous cette forme dans les dalles de même nature et de même usage à partir du XIXe siècle. En effet, les textes gravés sur la dalle mortuaire ont une forme de type "lettres d'imprimerie" dès le début du XIXe siècle. Ils correspondent à une couverture de sépulture de gens modestes qui n'ont pas les moyens de payer une ornementation plus élaborée qui est la norme à cette époque allant jusqu'au milieu du XXe siècle dans notre secteur.
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| ancienne pierre tombale (début XIXe) Saint Gilles à Gouarec |
Sur cette photo d'une sépulture ancienne du cimetière de Saint Gilles à Gouarec, on peut voir et lire le type d'écriture utilisé sur dalles de schiste dès le début du XIXe siècle et il est difficile de dater précisément les premières dalles gravées de ce type car elles ont été réutilisées très souvent dans la réfection du bâti religieux (dalles de sol, échaliers, création d'escaliers (comme à Caurel) ou dalles de clôture...
Il est donc tout-à-fait possible que la dalle gravée de Perret corresponde à une pierre tombale antérieure au XIXe et donc du XVIIIe. Avant les sépultures se faisaient dans le sol des églises. Un Edit de Louis XVI de 1776 interdira toute sépulture dans les églises. On peut donc penser que les premières dalles gravées extérieures datent de cette période. Pour déchiffrer celle-ci, il faudrait l'extraire de son logement afin de disposer de la totalité du texte gravé. La pierre tombale de cette entrée de l'enclos de Perret gardera donc son mystère encore un bon moment sans doute.
Carte Blanche à Emilie Barthez le dimanche 26 octobre à Sainte Brigitte
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| Affiche de la Carte blanche |
Entre spécificités de cette méthode et universalité des grands principes thérapeutiques, la médecine chinoise tisse des ponts entre savoirs ancestraux et recherche scientifique moderne, entre sagesse d'Asie et pratiques populaires d'Occident...
Ainsi les grands principes de la médecine traditionnelle chinoise nous serons présentés sous forme d'un exposé illustré, à 15h, à la salle des fêtes de Sainte Brigitte.
Gratuit, gâteaux et boissons bienvenus.