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dimanche 26 mai 2019
Succès de la Carte Blanche du 26 mai à Sainte Brigitte, Morbihan
Voir sur kosterc'hoad-pj (ou taper kostarhoad-pj.blogspot.com), l'article sur cette journée où plus de 150 personnes se sont déplacées pour visiter cette exposition aussi rare que remarquable, avec la participation de gens du pays, collectionneurs, musiciens et connaisseurs des costumes traditionnels. C'est un succès qui confime l'intérêt des habitants pour leur patrimoine, y compris vestimentaire qui fait partie de l'Histoire et offre une fenêtre intéressante sur les traditions et coutumes d'une époque qui est celle de nos parents et grands-parents, finalement pas si éloignée de nous...
mercredi 15 mai 2019
Carte Blanche à Ste Brigitte, Morbihan, le 26 mai
Dimanche 26 mai – de 10 h à 18 h
Malachappe – Route des Forges – Sainte-Brigitte
" Intérieur et costumes bretons "
Le 26 mai prochain, les Cartes blanches vont participer à l’édition 2019 de la Fête de la Bretagne (Gouel Breizh) grâce à Jean-François Le Dantec qui a restauré la maison de ses grands-parents brigittois, tout en conservant l’authenticité de son aménagement intérieur.
De nombreux autres costumes bretons riches en couleurs et motifs, appartenant à la collection de Jo Guillemin, feront aussi l’admiration des visiteurs.
Gratuit, ouvert à tous. Boissons et gâteaux bretons bienvenus.
NB: ce texte est celui diffusé par l'association les Cartes Blanches de Sainte Brigitte, organisatrice de cette journée.
NB: ce texte est celui diffusé par l'association les Cartes Blanches de Sainte Brigitte, organisatrice de cette journée.
dimanche 12 mai 2019
Poème
Le tout et le rien!
Tout est dit dans le rien
Ce rien qui dirait tout!
"Je veux tout sinon rien!"
Et ce rien n'est pas tout!
C'est bien ce tout ou rien
Qui m'étonne après tout.
Faire de ces petits riens
La structure d'un grand tout
Car entre tout et rien
Il se murmure partout
Que demain ne sait rien,
Et l'on ne sait pas tout:
La raison ne peut rien
Face au coeur qui peut tout!
Tout est dit dans le rien
Ce rien qui dirait tout!
"Je veux tout sinon rien!"
Et ce rien n'est pas tout!
C'est bien ce tout ou rien
Qui m'étonne après tout.
Faire de ces petits riens
La structure d'un grand tout
Car entre tout et rien
Il se murmure partout
Que demain ne sait rien,
Et l'on ne sait pas tout:
La raison ne peut rien
Face au coeur qui peut tout!
lundi 6 mai 2019
 propos du Kersanton
Le Kersanton, une roche bretonne appréciée des sculpteurs!
Un internaute s'étonnait récemment du constat que des roches bien connues en Bretagne comme la granodiorite de Plélauff (22) ou le Kersanton finistérien puissent avoir des aspects (grains, couleurs...) différents d'un bâti à l'autre tant la zone d'exploitation de ces roches est géographiquement limitée... Et bien comme on trouve un faciès sombre (ou mélanocrate comme la monzonite) aussi bien que la diorite quartzique (leucocrate ou claire) à Plélauff, on trouve selon Louis Chauris* quatre faciès de Kersanton ou Kersantite. En effet selon la composition minéralogique de la roche, la couleur peut varier d'un noir verdâtre à un gris bleuté. Le grain plus ou moins fin de la roche peut également en modifier l'aspect.
La Kersantite est composée de plagioclases (oligoclases) qui sont des feldspaths, de biotites qui sont des micas noirs, avec présence également d'augite, d'olivine, d'apatite et d'amphiboles (hornblende) et en quantité plus faible, de quartz et traces de fer, calcite. Cette richesse en minéraux ferromagnésiens la distingue d'une roche comme le granite. La roche de Kersanton n'est donc pas un granite mais un lamprophyre. Il s'agit d'une roche magmatique qui s'injecte sous forme de filons proches de la côte pour les principaux endroits d'extraction (elle peut aussi se présenter sous forme de dyke lorsqu'elle recoupe les roches encaissantes) . Ainsi le faciès "Kersanton" se trouve sur Loperhet. De couleur noir-verdâtre, c'est le faciès le plus tendre, même si comme tous les autres, il durcit à l'air (lorsqu'il a été extrait du filon d'origine). Le faciès "Rosmorduc" vient de Logonna-Daoulas. C'est un faciès gris foncé, presque noir à grain très fin et très dur. Le faciès "Pointe du château" vient également de Logonna-Daoulas et est également très dur. Son faciès est gris bleuté à grain fin. Le faciès "Rhun" de L'Hopital-Camfrout est gris bleu à gris-vert à grain moyen et de bonne tenue à l'altération. La dernière carrière en activité dans ce faciès est celle de "Rhun Vras" qui a été fermée en 2004. Sur la photo qui donne un exemple de l'usage du Kersanton pour la sculpture, on observe également l'effet recherché de polychromie entre le Kersanton sombre et la pierre de Logonna jaune (appelée aussi Pierre du Roz, une microdiorite quartzique).
*Louis Chauris: UBO-CNRS. Publication 2010; Société Archéologique du Finistère. Le Kersanton, une roche bretonne.
Un internaute s'étonnait récemment du constat que des roches bien connues en Bretagne comme la granodiorite de Plélauff (22) ou le Kersanton finistérien puissent avoir des aspects (grains, couleurs...) différents d'un bâti à l'autre tant la zone d'exploitation de ces roches est géographiquement limitée... Et bien comme on trouve un faciès sombre (ou mélanocrate comme la monzonite) aussi bien que la diorite quartzique (leucocrate ou claire) à Plélauff, on trouve selon Louis Chauris* quatre faciès de Kersanton ou Kersantite. En effet selon la composition minéralogique de la roche, la couleur peut varier d'un noir verdâtre à un gris bleuté. Le grain plus ou moins fin de la roche peut également en modifier l'aspect.
| Calvaire (1602-1604) de Plougastel-Daoulas |
*Louis Chauris: UBO-CNRS. Publication 2010; Société Archéologique du Finistère. Le Kersanton, une roche bretonne.
jeudi 2 mai 2019
Poème
Rêver ma muse!
Etais-je prince des korrigans
Dans ce royaume imaginaire?
Te souviens-tu des sons vibrants
Et leurs partitions légendaires?
Aujourd'hui chantent les ruisseaux
Les sources claires et leurs sanglots
Estompés par l'humeur des vents
J'ai dans le corps, le poids des ans
Je suis le passant d'un autre âge
Contemplatif de ces merveilles
Qu'allume un doux soleil vermeil
Dans le temps long des hommes sages
Je laisse encore toutes paroles
S'envoler en éclats grisants
Ces braises rouges de mots brûlants
Qui désormais souvent s'étiolent
Où est la fée de mes collines,
L'étrange muse émerveillée
La dame blanche dont j'imagine
Les secrets enfin dévoilés?
Un écho soudain me suggère
Une présence inattendue,
Sans doute un rêve qui continue
Dans mon royaume de l'éphémère?
Etais-je prince des korrigans
| Bon Repos, l'écluse, avril 2019 |
Te souviens-tu des sons vibrants
Et leurs partitions légendaires?
Aujourd'hui chantent les ruisseaux
Les sources claires et leurs sanglots
Estompés par l'humeur des vents
J'ai dans le corps, le poids des ans
Je suis le passant d'un autre âge
Contemplatif de ces merveilles
Qu'allume un doux soleil vermeil
Dans le temps long des hommes sages
| Vallée du Daoulas, rive gauche, avril 2019 |
S'envoler en éclats grisants
Ces braises rouges de mots brûlants
Qui désormais souvent s'étiolent
Où est la fée de mes collines,
L'étrange muse émerveillée
La dame blanche dont j'imagine
Les secrets enfin dévoilés?
Un écho soudain me suggère
Une présence inattendue,
Sans doute un rêve qui continue
Dans mon royaume de l'éphémère?
samedi 27 avril 2019
Les chemins de l'archéologie en 2019 à Plussulien (22)
Formation sur le thème "Alimentation préhistorique" le 16 avril dernier pour les membres de l'association "Les chemins de l'archéologie" de Plussulien, Côtes d'Armor.
Cette journée de formation était encadrée par le CPIE -Val de Vilaine, un organisme qui dispose d'agents qualifiés dans l'archéologie expérimentale (appelés aussi modérateurs en archéologie). Elle était destinée aux adhérents de: "Les Chemins de l'archéologie", qui animent chaque année les événements autour du Musée archéologique de Plussulien (les visites commentées, les visites du site ou carrière néolithique de Quelfenec, et les différentes activités proposées en été pour les visiteurs, souvent des familles avec des enfants). L
La première vue montre la première étape de la formation à la cuisine préhistorique avec la mise en place d'un poisson préalablement vidé, dans une enveloppe de terre de potier, en vue d'une cuisson au feu de bois. La seconde vue montre la préparation terminée avec l'enveloppe de terre qui recouvre complètement le poisson.
Sur cette troisième vue, on remarque les préparations qui entourent le feu à une distance suffisante pour la cuisson des poissons sans faire éclater la terre, ce qui serait le cas si les préparations étaient placées directement dans les flammes ou la braise.
Cette formation englobait aussi la réalisation de poteries dans les formes et le style d'ornementation du Néolithique, ainsi que le broyage de grains à la meule à main et la réalisation de galettes associant également l'usage de noisettes broyées et de miel. Certaines recettes proposées seraient tout-à-fait présentables dans un restaurant étoilé! Autre expérience en cuisine, la cuisson de sardines sur potence (mode fumage). En dehors de la cuisine, plusieurs autres activités ont été abordées comme le tir au javelot avec propulseur. Le propulseur, déja présent au Magdalénien démultiplie la force du jet et rend le javelot très efficace.
Prochaine animation programmée par "Les chemins de l'archéologie": les 28 et 29 juin prochain sur le thème de l'abattage d'arbres au Néolithique (sans doute près de Bon Repos, voir la presse et les points d'informations touristiques). NB: pour agrandir les vues, cliquer dessus.
| Poisson dans son enveloppe de terre |
| Poisson prêt à cuire |
La première vue montre la première étape de la formation à la cuisine préhistorique avec la mise en place d'un poisson préalablement vidé, dans une enveloppe de terre de potier, en vue d'une cuisson au feu de bois. La seconde vue montre la préparation terminée avec l'enveloppe de terre qui recouvre complètement le poisson.
| Cuisson des poissons au feu de bois |
Sur cette troisième vue, on remarque les préparations qui entourent le feu à une distance suffisante pour la cuisson des poissons sans faire éclater la terre, ce qui serait le cas si les préparations étaient placées directement dans les flammes ou la braise.
| Dégustation après cuisson: un régal! |
Cette formation englobait aussi la réalisation de poteries dans les formes et le style d'ornementation du Néolithique, ainsi que le broyage de grains à la meule à main et la réalisation de galettes associant également l'usage de noisettes broyées et de miel. Certaines recettes proposées seraient tout-à-fait présentables dans un restaurant étoilé! Autre expérience en cuisine, la cuisson de sardines sur potence (mode fumage). En dehors de la cuisine, plusieurs autres activités ont été abordées comme le tir au javelot avec propulseur. Le propulseur, déja présent au Magdalénien démultiplie la force du jet et rend le javelot très efficace.
Prochaine animation programmée par "Les chemins de l'archéologie": les 28 et 29 juin prochain sur le thème de l'abattage d'arbres au Néolithique (sans doute près de Bon Repos, voir la presse et les points d'informations touristiques). NB: pour agrandir les vues, cliquer dessus.
vendredi 12 avril 2019
Le mell beniget ou mel zantel: "maillet béni" en Bretagne
A propos du "mell beniget" ou "mel zantel": le" maillet béni" en Bretagne...
Que n'a-t-on pas entendu et lu sur cet objet sacré, assimilé à un rite barbare, vestige d'une époque "celtique" décrite par les Romains avec toute la partialité du vainqueur dont l'habitude est de transformer ses adversaires (les druides) en sauvages sanguinaires! Cette image et cette version romaine vont perdurer avec les auteurs du XIXe siècle.
Ainsi pour Joseph Loth, linguiste et historien né à Guémené-sur-Scorff en 1847 (mort à Paris en 1934), "la massue bénie était un instrument servant à abréger la vie des vieillards qui contrariaient leurs héritiers en s'obstinant à vivre, ou encore les inutiles, impotents ou estropiés..."
Le site www.persee.fr fait état des études de M. Aveneau de La Grancière qui fait une description de cet objet particulier: un "boulet de granite" légèrement sphérique de 42cm de circonférence et 3kgs environ, recouvert d'une patine rougeâtre foncée (souvent un indice de chauffe, la chaleur modifiant la teinte de la roche en rouge).
Le "mell" en breton signifie boule, balle et "mel" signifierait plutôt maillet. L'orthographe varie ainsi selon les auteurs: mailh, mael, horz (ou morzh pour "marteau"). Sous le titre "Traditions et légendes au pays d'Armor. La massue sacrée ou mael beniget", un texte en fait la description dans le Bulletin de l'Association Bretonne, en 1900 (Société Polymathique du Morbihan: P.18).
Chez les auteurs du XIXe siècle, une époque où le religieux s'accomode mal de la persistance de rites associés au paganisme, on trouve le texte à sensations fortes de Cayot-Delandre en 1847. Ce celtomane évoque le site de Mané-Guen en Guénin et l'action des druides qu'il décrit frappant les vieillards "lassés de la vie"! Certains archéologues vont s'intéresser à cet objet comme Zacharie Le Rouzic qui parle du marteau béni de Carnac. M. Mahé de Locmariaquer signale en 1892 l'existence d'un "maillet béni": objet en dolérite de 44cm de circonférence et de 4,1kg. En 1906, une hache en métadolérite conservée à Corseul était empruntée "pour que les agonisants puissent l'embrasser au moment de mourir". Son dernier propriétaire s'est fait enterré avec elle. Des témoignages de ce type existent aussi dans les îles britanniques et semblent démontrer que cet objet à très haute charge symbolique n'avait rien d'un instrument de mort mais beaucoup plus d'un "viatique". L'article paru dans le Télégramme du 25 mars 2012 va dans ce sens. Dans cet article, le "maillet béni" ou "mael beniget" servait à un rituel autour des agonisants. Ce rituel fait encore l'objet de nombreux débats. Et l'auteur d'indiquer: "Il semble que cet objet légendaire soit porteur d'un très ancien symbolisme".
Sur le site bcd.bzh (L'Ankou en Basse-Bretagne), une photo de Daniel Giraudon (du 11/2016) montre un habitant du village de Saint Adrien, canton de Bourbriac (Monsieur Adrien Maho: photo 1), près de la chapelle Saint Barthélémy, tenant un "mel beniget" dans sa main droite, ce qui donne une idée de sa taille.
Dans les différents textes sur ce sujet, on retrouve souvent des sites du Morbihan comme Locmeltro. Il est question aussi du rite de Caurel pour lequel une description indique que le "maillet béni" était en bois et gardé dans le creux d'un if du cimetière. On peut donc penser que le mel beniget actuel en granite conservé dans l'église n'est pas le plus ancien de cette paroisse située sur la rive gauche du Blavet, au Nord du lac de Guerlédan.
Daniel Giraudon, né à Binic, gallésant et bretonnant, ancien professeur à l'UBO, chercheur au CRBC de Brest, Docteur en Ethnologie, Prix Claude Seignolle 2012 pour le livre "Sur les chemins de l'Ankou", livre une interprétation intéressante: Il fait le rapprochement entre l'Ankou et Sucellos, dieu gaulois au maillet, à partir de l'expression bretonne "Morzholig an Ankou" (Le petit marteau de la mort), qui est aussi le nom de la vrillette, cet insecte dont les coups dans le bois sont un intersigne funeste! Ce maillet béni est donc un élément de croyance mais aucun témoignage à ce jour ne l'a mis dans les mains de l'Ankou.
En conclusion et pour résumer les contributions sur ce sujet et en particulier celle de Daniel Giraudon, il s'agissait de mettre fin à la longue agonie d'un moribond en lui posant sur le front (ou en lui faisant embrasser), une pierre ovoïde conservée dans un sanctuaire religieux. Certains ont voulu y voir le souvenir ancien d'une forme d'euthanasie, mais ne s'agirait-il pas plutôt d'un rite de passage destiné à faciliter le départ de l'âme plutôt que d'aider le corps à mourir? On peut aussi se demander si, accompagné du geste, la force de la croyance parmi le peuple ne suffisait pas à produire l'effet souhaité, c'est-à-dire une mort douce, un peu comme l'extrême onction pratiquée par l'église? Il est assez surprenant de voir le degré d'intérêt et l'attention portés encore aujourd'hui à ces objets rares soigneusement conservés dans les édifices religieux et considérés comme éléments du patrimoine sacré, entrés pleinement dans l'Histoire.
| Mel beniget de Caurel en 2018 |
Que n'a-t-on pas entendu et lu sur cet objet sacré, assimilé à un rite barbare, vestige d'une époque "celtique" décrite par les Romains avec toute la partialité du vainqueur dont l'habitude est de transformer ses adversaires (les druides) en sauvages sanguinaires! Cette image et cette version romaine vont perdurer avec les auteurs du XIXe siècle.
Ainsi pour Joseph Loth, linguiste et historien né à Guémené-sur-Scorff en 1847 (mort à Paris en 1934), "la massue bénie était un instrument servant à abréger la vie des vieillards qui contrariaient leurs héritiers en s'obstinant à vivre, ou encore les inutiles, impotents ou estropiés..."
Le site www.persee.fr fait état des études de M. Aveneau de La Grancière qui fait une description de cet objet particulier: un "boulet de granite" légèrement sphérique de 42cm de circonférence et 3kgs environ, recouvert d'une patine rougeâtre foncée (souvent un indice de chauffe, la chaleur modifiant la teinte de la roche en rouge).
Le "mell" en breton signifie boule, balle et "mel" signifierait plutôt maillet. L'orthographe varie ainsi selon les auteurs: mailh, mael, horz (ou morzh pour "marteau"). Sous le titre "Traditions et légendes au pays d'Armor. La massue sacrée ou mael beniget", un texte en fait la description dans le Bulletin de l'Association Bretonne, en 1900 (Société Polymathique du Morbihan: P.18).
Chez les auteurs du XIXe siècle, une époque où le religieux s'accomode mal de la persistance de rites associés au paganisme, on trouve le texte à sensations fortes de Cayot-Delandre en 1847. Ce celtomane évoque le site de Mané-Guen en Guénin et l'action des druides qu'il décrit frappant les vieillards "lassés de la vie"! Certains archéologues vont s'intéresser à cet objet comme Zacharie Le Rouzic qui parle du marteau béni de Carnac. M. Mahé de Locmariaquer signale en 1892 l'existence d'un "maillet béni": objet en dolérite de 44cm de circonférence et de 4,1kg. En 1906, une hache en métadolérite conservée à Corseul était empruntée "pour que les agonisants puissent l'embrasser au moment de mourir". Son dernier propriétaire s'est fait enterré avec elle. Des témoignages de ce type existent aussi dans les îles britanniques et semblent démontrer que cet objet à très haute charge symbolique n'avait rien d'un instrument de mort mais beaucoup plus d'un "viatique". L'article paru dans le Télégramme du 25 mars 2012 va dans ce sens. Dans cet article, le "maillet béni" ou "mael beniget" servait à un rituel autour des agonisants. Ce rituel fait encore l'objet de nombreux débats. Et l'auteur d'indiquer: "Il semble que cet objet légendaire soit porteur d'un très ancien symbolisme".
![]() |
| Photo n°1: Adrien Maho. 11/2016.Photo Daniel Giraudon |
Sur le site bcd.bzh (L'Ankou en Basse-Bretagne), une photo de Daniel Giraudon (du 11/2016) montre un habitant du village de Saint Adrien, canton de Bourbriac (Monsieur Adrien Maho: photo 1), près de la chapelle Saint Barthélémy, tenant un "mel beniget" dans sa main droite, ce qui donne une idée de sa taille.
Dans les différents textes sur ce sujet, on retrouve souvent des sites du Morbihan comme Locmeltro. Il est question aussi du rite de Caurel pour lequel une description indique que le "maillet béni" était en bois et gardé dans le creux d'un if du cimetière. On peut donc penser que le mel beniget actuel en granite conservé dans l'église n'est pas le plus ancien de cette paroisse située sur la rive gauche du Blavet, au Nord du lac de Guerlédan.
| "Mel beniget" de Caurel conservé dans l'église, photo 2018 |
Daniel Giraudon, né à Binic, gallésant et bretonnant, ancien professeur à l'UBO, chercheur au CRBC de Brest, Docteur en Ethnologie, Prix Claude Seignolle 2012 pour le livre "Sur les chemins de l'Ankou", livre une interprétation intéressante: Il fait le rapprochement entre l'Ankou et Sucellos, dieu gaulois au maillet, à partir de l'expression bretonne "Morzholig an Ankou" (Le petit marteau de la mort), qui est aussi le nom de la vrillette, cet insecte dont les coups dans le bois sont un intersigne funeste! Ce maillet béni est donc un élément de croyance mais aucun témoignage à ce jour ne l'a mis dans les mains de l'Ankou.
En conclusion et pour résumer les contributions sur ce sujet et en particulier celle de Daniel Giraudon, il s'agissait de mettre fin à la longue agonie d'un moribond en lui posant sur le front (ou en lui faisant embrasser), une pierre ovoïde conservée dans un sanctuaire religieux. Certains ont voulu y voir le souvenir ancien d'une forme d'euthanasie, mais ne s'agirait-il pas plutôt d'un rite de passage destiné à faciliter le départ de l'âme plutôt que d'aider le corps à mourir? On peut aussi se demander si, accompagné du geste, la force de la croyance parmi le peuple ne suffisait pas à produire l'effet souhaité, c'est-à-dire une mort douce, un peu comme l'extrême onction pratiquée par l'église? Il est assez surprenant de voir le degré d'intérêt et l'attention portés encore aujourd'hui à ces objets rares soigneusement conservés dans les édifices religieux et considérés comme éléments du patrimoine sacré, entrés pleinement dans l'Histoire.
mardi 9 avril 2019
Sculpture et temps à Rosquelfen
Le temps: pour ceux qui douteraient de son existence...
Le passé
Début du printemps, en avril 2011. Sculpture en châtaignier (allégorie de la lutte du bien et du mal), appliquée sur un tronc de merisier (en 2010).
La haie de cyprès que l'on devine derrière a été plantée en 1963 et définitivement coupée en 2012.
Le présent:
Avril 2019, la même sculpture au même endroit. Le lierre a produit un abri naturel qui protège la sculpture des pluies fréquentes. Une pellicule de mousse fine commence à colorer la sculpture.
Avril 2019: détails
Le lierre prend une allure d'arbre qui sert d'abri aux oiseaux (un bel endroit pour faire des nids!
Le passé
Début du printemps, en avril 2011. Sculpture en châtaignier (allégorie de la lutte du bien et du mal), appliquée sur un tronc de merisier (en 2010).
La haie de cyprès que l'on devine derrière a été plantée en 1963 et définitivement coupée en 2012.
Le présent:
Avril 2019, la même sculpture au même endroit. Le lierre a produit un abri naturel qui protège la sculpture des pluies fréquentes. Une pellicule de mousse fine commence à colorer la sculpture.
Avril 2019: détails
Le lierre prend une allure d'arbre qui sert d'abri aux oiseaux (un bel endroit pour faire des nids!
jeudi 4 avril 2019
Chapelle de Rosquelfen en Bon Repos sur Blavet , Côtes d'Armor
Dernière tranche de travaux à la chapelle de Rosquelfen, Bon Repos sur Blavet 22570
Sur cette vue, on distingue la nouvelle toiture en ardoises du Liscuis, ardoises montées à "pureau décroissant" (ce qui est visible par une réduction de la taille des ardoises en montant vers le sommet de la toiture terminée par le lignolet).L'entrée du porche a subi un affaissement des piliers qui doivent être redressés dans leur position d'origine. Cette tranche de travaux dont l'appel d'offres est lancé par le maître d'ouvrage (mairie) englobe aussi la restauration et mise en place du berceau de la voûte interne. Les bénévoles de l'association des Amis de la chapelle de Rosquelfen poursuivent leurs travaux et collectages de dons. Plusieurs animations sont prévues en 2019 dans et/ou pour la chapelle, comme un fest-noz à Laniscat le 15 juin prochain, le pardon du 7 juillet, une exposition de peintures-sculptures entre le 28 juillet et le 4 août ainsi que les journées du patrimoine en septembre (deux jours d'ouverture de la chapelle si les travaux le permettent).
| Porche Sud et calvaire: chapelle de Rosquelfen en 2019 |
samedi 30 mars 2019
Promenade à Caurel en Côtes d'Armor
Aux portes du pays "gallo", Caurel et le lac de Guerlédan (Côtes d'Armor)
Vue de Caurel, l'anse de Landroannec est une extension du lac de Guerlédan vers le Nord et ouverte sur ce dernier par une faille dans les grès armoricains qui encadrent la vallée du Blavet. Cette faille a donné, au moment de la construction du barrage, quelques sérieux soucis aux bâtisseurs de 1924! Elle laissait en effet apparaître des cavités importantes sous les fondations du barrage.
A proximité du bourg de Caurel, on peut observer de superbes orthostates de schiste comme celui-ci. Depuis quand ces pierres dressées à la verticale sont positionnées en bordure des parcelles? Certainement depuis moins longtemps que les monuments du Néolithique qui jalonnent les crêtes schisteuses du Nord de la commune. Ces orthostates sont très souvent les résidus des exploitations de carrières d'ardoises dont la période de forte activité va du XIXe au début XX, jusqu'à la construction du barrage de Guerlédan (en production en 1930).
Dans le bourg de Caurel, plusieurs façades anciennes démontrent le savoir-faire des bâtisseurs du pays qui étaient de grands artistes. La façade de l'ancien prebytère à proximité de l'église est un chef d'oeuvre de polychromie malheureusement abîmé par une modification un peu"sauvage" des ouvertures. Sur cette vue d'entrée, on peut admirer l'alternance de schistes chloriteux du Briovérien avec les schistes bleus de l'ordovicien des bords du lac, une savante polychromie pour un arc en plein cintre.
| Anse de Landroannec, lac de Guerlédan en mars 2019 |
Vue de Caurel, l'anse de Landroannec est une extension du lac de Guerlédan vers le Nord et ouverte sur ce dernier par une faille dans les grès armoricains qui encadrent la vallée du Blavet. Cette faille a donné, au moment de la construction du barrage, quelques sérieux soucis aux bâtisseurs de 1924! Elle laissait en effet apparaître des cavités importantes sous les fondations du barrage.
| Orthostate de schiste sur le bord d'un champ |
A proximité du bourg de Caurel, on peut observer de superbes orthostates de schiste comme celui-ci. Depuis quand ces pierres dressées à la verticale sont positionnées en bordure des parcelles? Certainement depuis moins longtemps que les monuments du Néolithique qui jalonnent les crêtes schisteuses du Nord de la commune. Ces orthostates sont très souvent les résidus des exploitations de carrières d'ardoises dont la période de forte activité va du XIXe au début XX, jusqu'à la construction du barrage de Guerlédan (en production en 1930).
| Ancienne maçonnerie en schiste dans le bourg de Caurel |
Dans le bourg de Caurel, plusieurs façades anciennes démontrent le savoir-faire des bâtisseurs du pays qui étaient de grands artistes. La façade de l'ancien prebytère à proximité de l'église est un chef d'oeuvre de polychromie malheureusement abîmé par une modification un peu"sauvage" des ouvertures. Sur cette vue d'entrée, on peut admirer l'alternance de schistes chloriteux du Briovérien avec les schistes bleus de l'ordovicien des bords du lac, une savante polychromie pour un arc en plein cintre.
dimanche 24 mars 2019
Poème
Les âmes captives*
Entends-tu la complainte
Aux douceurs infinies
Ces échos de la vie
Et leurs saveurs défuntes?
Dans l'hiver finissant
Les âmes en partance
Se font des confidences
Emportées par le vent
Pluie sur la lande nue
Décor des heures brèves
Le vent parle sans trève
D'un passé révolu
Où rien n'a effacé
Sur l'écorce d'un chêne
Ces deux coeurs qui s'enchaînent
Pour des voeux partagés
Au vivier du présent
Le gris souvent s'impose
Quelques boutons de roses
Annoncent le printemps
Et face à l'horizon
Sous un voile de brume
C'est bien la même écume
des jours** que nous vivons!
PJ: mars 2019
NB:*allusion à "Les âmes captives" de Clara Salaman, éd: Denoël 2014 et "Âmes captives" de G.H.David.** "L'écume des jours" Roman de Boris Vian publié en mars 1947.
Entends-tu la complainte
Aux douceurs infinies
Ces échos de la vie
Et leurs saveurs défuntes?
| Vallée du Blavet à l'Est de l'abbaye de Bon Repos mars 2019 |
Dans l'hiver finissant
Les âmes en partance
Se font des confidences
Emportées par le vent
Pluie sur la lande nue
Décor des heures brèves
Le vent parle sans trève
D'un passé révolu
Où rien n'a effacé
Sur l'écorce d'un chêne
Ces deux coeurs qui s'enchaînent
Pour des voeux partagés
Au vivier du présent
Le gris souvent s'impose
Quelques boutons de roses
Annoncent le printemps
Et face à l'horizon
Sous un voile de brume
C'est bien la même écume
des jours** que nous vivons!
PJ: mars 2019
NB:*allusion à "Les âmes captives" de Clara Salaman, éd: Denoël 2014 et "Âmes captives" de G.H.David.** "L'écume des jours" Roman de Boris Vian publié en mars 1947.
lundi 18 mars 2019
Histoire et patrimoine à Sainte Brigitte, Morbihan
Suite de la "Carte Blanche" du 24 février dernier sur l'église de Sainte Brigitte: voir l'article publié sur le blog annexe: kostarc'hoad-pj ou en tapant kostarhoad-pj.blogspot.com
La croix pattée à huit branches et colombe est un symbole huguenot dit : "croix huguenote"qui apparaît en 1688 après la révocation de l'Edit de Nantes par le roi Louis XIV.
Deux piliers à l'entrée du cimetière de Sainte Brigitte sont ornés d'une croix pattée à leur partie supérieure. D'où viennent ces croix stylisées et à quelle époque ont-elles été sculptées dans la roche du pays?
| Croix pattée alésée arrondie, entrée du cimetière |
La croix pattée à huit branches et colombe est un symbole huguenot dit : "croix huguenote"qui apparaît en 1688 après la révocation de l'Edit de Nantes par le roi Louis XIV.
Deux piliers à l'entrée du cimetière de Sainte Brigitte sont ornés d'une croix pattée à leur partie supérieure. D'où viennent ces croix stylisées et à quelle époque ont-elles été sculptées dans la roche du pays?
dimanche 10 mars 2019
Minéralogie en Morbihan
Minéraux naturels en environnement granitique: des espèces pas toujours fréquentables sans précautions dans le pays de Lignol, Persquen, Quistinic en Morbihan.
Lorsque l'on trouve dans des veines ou fissures traversant les blocs de granite, un quartz noir ou morion comme celui qui est présenté ici (cliquer sur la photo pour l'agrandir), c'est que ce quartz qui originellement est incolore, a subi une transformation par l'effet de la radioactivité naturelle du granite encaissant, c'est-à-dire par l'environnement pétrographique immédiat de ces fissures enrichies en silice cristallisée. Lorsque l'ouverture de ces fissures le permet, les cristaux de quartz peuvent être automorphes, ce qui signifie: à faces bien visibles. Rassurons tout de suite l'amateur de beaux cristaux, celui-ci est inoffensif !
Mais s'agissant du granite de ce secteur du Morbihan qui correspond à l'ancien permis minier de COGEMA (filiale du CEA), quelques veines de pegmatites dans le granite de ce secteur peuvent présenter des minéraux fortement radioactifs comme cette pechblende, et dans ce cas, il est recommandé de ne pas entrer en contact avec ces produits hautement radioactifs. La pechblende est en fait de l'uraninite, un dioxyde d'uranium (UO2) du système cubique mais qui se dégrade sous l'effet de sa propre radioactivité en minéraux dérivés souvent déformés (ici le cube est transformé en sphérolites sous l'effet de la radioactivité). La couleur de ces minéraux est noirâtre à brun-noir (densité 10-11 et dureté 5-6). Ainsi, des trainées noirâtres dans les fissures du granite ou veines parfois bien visibles en surface doivent alerter en l'absence de moyens de mesurer la radioactivité. Il est alors préférable de s'abstenir d'échantillonner!
Sources: "Les minéraux" guide vert d'E. Asselborn, P.J. Chiappero et J. Galvier. Editions Solar 1987.
Morion: géoforum
![]() |
| Quartz noir, dit Morion (Geoforum) |
| Pechblende en sphérolites centimétriques |
Sources: "Les minéraux" guide vert d'E. Asselborn, P.J. Chiappero et J. Galvier. Editions Solar 1987.
Morion: géoforum
samedi 2 mars 2019
Poème
"A la recherche d'une mélodie pour taquiner le silence éternel"
(Titre d'un tableau de Réon, autrefois au moulin du Corbeau en forêt de Quénécan et aujourd'hui à Prague (rép. Tchèque).
Rousse lune ascendante en ciel au noir si dense
Eclairant la surface des étangs endormis
Accompagne l'effraie taquinant le silence
Dans l'écrin forestier aux arômes de pluie
Ici vallons et crêtes font l'ombre singulière
Sur les tapis de mousse aux fragrances d'humus
Sélène allume d'or les vibrations de l'air
En reflets sur les eaux où se baigne Vénus
Se dévoilent en surface par de discrets accords
D'étranges violoncelles et cornes aquatiques
Dans une symphonie où les sons et les corps
Accompagnent le bain de déesses antiques
Dans les ruines endormies du vieux château des Salles
Cette effraie me regarde dans l'éternel silence
Au coeur du temps usé par un destin fatal
Brisant la mélodie aux échos de jouvence
Dans cet endroit perdu, près d'un ancien moulin
Où Brigit à Imbolc façonne des présages
Souvenir étonnant des trames du destin:
Dans mon rêve soudain, la grotte d'un autre âge...
3 mars 2019
(Titre d'un tableau de Réon, autrefois au moulin du Corbeau en forêt de Quénécan et aujourd'hui à Prague (rép. Tchèque).
Rousse lune ascendante en ciel au noir si dense
Eclairant la surface des étangs endormis
Accompagne l'effraie taquinant le silence
Dans l'écrin forestier aux arômes de pluie
Ici vallons et crêtes font l'ombre singulière
| A la recherche d'une mélodie pour taquiner le silence éternel. Huile sur toile de Réon |
Sélène allume d'or les vibrations de l'air
En reflets sur les eaux où se baigne Vénus
Se dévoilent en surface par de discrets accords
D'étranges violoncelles et cornes aquatiques
Dans une symphonie où les sons et les corps
Accompagnent le bain de déesses antiques
Dans les ruines endormies du vieux château des Salles
Cette effraie me regarde dans l'éternel silence
Au coeur du temps usé par un destin fatal
Brisant la mélodie aux échos de jouvence
Dans cet endroit perdu, près d'un ancien moulin
Où Brigit à Imbolc façonne des présages
Souvenir étonnant des trames du destin:
Dans mon rêve soudain, la grotte d'un autre âge...
3 mars 2019
mercredi 27 février 2019
Patrimoine de Sainte Brigitte en Morbihan
La fontaine Saint Ignace en forêt de Quénécan; Sainte Brigitte (56)
Dans le petit patrimoine rural de cette commune dont il a été question récemment ( une église pleine pour la Carte Blanche du 24 février), figure au coeur de Quénécan une fontaine déjà citée dans ce blog (illustration du poème "La Source" du 21 juin 2012) dont les eaux sont réputées les plus pures du pays et lorsque l'on situe cette fontaine dans son contexte géologique, on peut constater en effet qu'elle bénéficie d'une situation et protection exceptionnelles. Elle est dans les formations briovériennes du centre de ce que l'on nomme le "crochon" de Quénécan et encadrée par les reliefs de grès armoricains qui forment l'ossature de la courbure en S de cette forêt et par la couverture forestière elle-même.
Cette fontaine sans aucun doute très ancienne (certains auteurs parlent de l'époque celtique) est christianisée au Moyen-Âge et placée dans le patrimoine de Saint Aignan sur le site infobretagne, ce qui n'est pas exact si l'on tient compte des limites communales créées à la Révolution (St Aignan comme Ste Brigitte étaient alors des trèves de Cléguérec). En effet, la chapelle de Saint Ignace est bien sur Saint Aignan mais la fontaine est incontestablement sur Sainte Brigitte.L'explication de cette appartenance à St Aignan pourrait être d'ordre cultuel, la fontaine étant associée à l'usage de la chapelle. La fontaine aux trois bassins dispose d'une niche en face de chaque bassin; l'une d'elles recevait la statue de N.D. de la Force, patronne des forgerons, et les deux autres, Saint Ignace et Saint Méen.
Selon le témoignage d'une habitante de Ste Brigitte (Mme le Polotec, collectage de MC.Garrin en 1998), les enfants qui tardaient à marcher étaient envoyés à cette fontaine. Les anciens utilisaient également cette eau contre la typhoïde. Aujourd'hui, les niches ont perdu leurs statues mais l'eau pure de St Ignace continue à couler au coeur de la forêt dans cet endroit mystérieux et secret.
NB: Témoignages de Mme Videlo et Polotec dans "Kostarc'hoat. Renaissance d'un terroir de Basse Bretagne".P.Jézéquel et J.Y.Hélard 2001, éditions Coop Breizh (éd épuisée).
Dans le petit patrimoine rural de cette commune dont il a été question récemment ( une église pleine pour la Carte Blanche du 24 février), figure au coeur de Quénécan une fontaine déjà citée dans ce blog (illustration du poème "La Source" du 21 juin 2012) dont les eaux sont réputées les plus pures du pays et lorsque l'on situe cette fontaine dans son contexte géologique, on peut constater en effet qu'elle bénéficie d'une situation et protection exceptionnelles. Elle est dans les formations briovériennes du centre de ce que l'on nomme le "crochon" de Quénécan et encadrée par les reliefs de grès armoricains qui forment l'ossature de la courbure en S de cette forêt et par la couverture forestière elle-même.
![]() |
| Fontaine St Ignace aux trois bassins |
Selon le témoignage d'une habitante de Ste Brigitte (Mme le Polotec, collectage de MC.Garrin en 1998), les enfants qui tardaient à marcher étaient envoyés à cette fontaine. Les anciens utilisaient également cette eau contre la typhoïde. Aujourd'hui, les niches ont perdu leurs statues mais l'eau pure de St Ignace continue à couler au coeur de la forêt dans cet endroit mystérieux et secret.
NB: Témoignages de Mme Videlo et Polotec dans "Kostarc'hoat. Renaissance d'un terroir de Basse Bretagne".P.Jézéquel et J.Y.Hélard 2001, éditions Coop Breizh (éd épuisée).
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