Libellés

mardi 23 avril 2013

Poème

23 avril

Le jour est gris, l'ardoise pleure
Le vent absent force au silence
Landes et bois en renaissance
Printemps s'habille de belles fleurs

Mais aujourd'hui règne un silence
Inhabituel et surprenant
Jusqu'aux corbeaux de Quénécan
Qui de leurs cris font abstinence

Alors s'avance l'ombre féline
De ce chat noir si mystérieux
L'incandescence de ses yeux
Devant ma porte touche à l'intime

De quel message es-tu porteur
Toi qui me fixe étrangement?
Cette fin de jour au ciel mouvant
Vient réveiller une douleur

Devin chat noir, je désespère
Puis je retrouve en un instant
Le souvenir, déjà quatre ans!
Du dernier souffle de mon père.


dimanche 21 avril 2013

Archéologie néolithique

L'allée couverte de Bot-er-Mohed en Cléguérec

A proximité du Breuil du Chêne, entre Sainte Brigitte (56) et Cléguérec(56), un monument mégalithique attire l'attention, c'est Bot-er-Mohed ou "La Chambre des Nains" dénommée aussi parfois: "chambre des korrigans".

Cette sépulture du Néolithique est datée de 3000 à 2500 ans avant l'ère chrétienne, ce qui en fait un monument d'environ cinq milles ans érigé dans un endroit comparable à celui du Liscuis en Rosquelfen, sur une hauteur dominant le pays, en lisière de la forêt de Quénécan. La taille de cette allée couverte dépasse toutes celles du Liscuis en Laniscat par ses 24 mètres de longueur.

Elle présente également deux particularités remarquables: plusieurs séparations de la partie centrale par des dalles verticales isolant des compartiments et par la présence de cupules hémisphériques creusées dans le schiste. Le monument est en effet construit en dalles de schiste dont les affleurements sont visibles au Breuil du chêne à proximité.

jeudi 18 avril 2013

Peinture

La diligence



Au XVIIe siècle, une diligence lancée à toute allure sur une portion du "Grand Chemin", l'ancienne voie romaine de Condate (Rennes)à Vorgium (Carhaix), laisse derrière elle un nuage de poussière. Le train si rapide est-il lié à l'impatience d'arriver à destination ou à la peur d'une attaque de brigands, comme le nom breton du lieu: canac'hlaeron, pourrait le laisser penser?



huile sur toile 45 x38cm

mercredi 10 avril 2013

Poème

La maison sur la lande

Mélancolie d'un ciel graphite
Bois sec en feu, flammes crépitent
Chaleur diffuse, lumière mouvante
Coeurs silencieux, les corps patientent

Malgré la pluie, le vent si froid
Braises au foyer, bûches flamboient
Le temps figé reste à l'hiver
Avril s'avance aux courants d'air


Les couleurs chaudes préfèrent l'automne
L'odeur sucrée de ses fruits mûrs
Dans la vallée une cloche sonne
Et sur la lande, le vent murmure

L'astre solaire prend tout son temps
Pour effacer le ciel d'hiver
La maison dort en attendant
Son habit rouge et jaune ou vert

La pluie, le froid, la porte close
Les murs épais de la maison
Gardent les rêves et les chansons
Quand vivrons nous le temps des roses?

mardi 9 avril 2013

Chapelle de Rosquelfen

Suite du message "recherches sur les origines du monument" paru le 30/12/2011 sur ce blog.

Grâce surtout au Centre Généalogique et Historique du Poher, et suite aux compilations d'archives et visites de monuments tels que les églises  de Laniscat, Poerdut, Sainte Tréphine, une réelle avancée a été faite sur ce sujet.(participation deJérôme Caouën, Pierre le Dour).
Le blason aux trois croissants sur le culot de voûte à l'aplomb du choeur a été comparé à celui de la famille du Ponthou  dont le blason figure dans l'église de Ste Tréphine. le croissant de pointe du blason du Ponthou dans l'église de Sainte Tréphine est plus grand que les croissants en chef. La couleur non visible ici est un blason d'azur aux croissants d'argent d'après les nobiliaires bretons consultés. De plus, aucune possession ni droits d'enfeux ou blasonnement ne semblent exister sur Rosquelfen et c'est la même chose pour les de Roc'hcazre ou Roc'hcaer de Carhaix-Plouguer. Les couleurs présentes sur le blason du retable sont confirmées par le restaurateur de ce mobilier classé. Il s'agit donc bien d'un blason d'argent aux trois croissants de gueules.
C'est dans le nobiliaire L. Briant de Laubrière, daté de 1668 que la réponse est donnée: il s'agit du blason des Guernarpin, seigneurs du Liscuis (manoir proche de l'abbaye de Bon Repos) qui disposent des droits d'enfeux, privilèges de blasonnement à Rosquelfen, St Gelven et Laniscat, disposent d'une justice patibulaire à trois pots et de nombreuses terres sur Rosquelfen. Récemment le blason sur lequel une erreur dans le nobiliaire plus récent "Potier de Courcy" laissait planer un doute (les croissants s'étaient transformés en chevrons) a été confirmé par les recherches de l'héraldiste Jérôme Caouën (CGHP), ce dernier confirmant par compilation d'archives (Aveux sur Laniscat du début XVIe siècle dont un concernant deux soeurs Guernarpin) que le blason est bien aux trois croissants. Ce blason serait visible sur un manteau de cheminée dans un manoir (Kermabilou en Botmel).



  Cette découverte intéressante permet de conforter l'hypothèse qui peut être formulée maintenant sur l' identité des personnages sculptés dans les médaillons du retable de la chapelle qui est aussi son ancien jubé retaillé.
La femme présentant une fleur dans la main pourrait être Jeanne Le Provost et l'homme lui faisant face, avec un coeur à la main serait Jean de Guernarpin. Si cette hypothèse maintenant plausible était la bonne, la datation se situerait entre 1470 et 1510, ce qui correspond d'après les travaux de l'architecte du patrimoine à l'extension de la nef et la réalisation du transept.

samedi 6 avril 2013

Poème

Rêve de marins

Sur les îles du Ponant, les marins se souviennent
Des horizons liquides de l'immense océan
De leur brève jeunesse et du chant des sirènes
Généreuses maîtresses effaçant leurs tourments
Sur les îles du Ponant, les marins se souviennent

Des aurores du vieux monde, d'un paradis antique
Où Praxitèle sculptait inspiré par Phryné
Offrant à ses Vénus leur divine plastique.
De Lesbos à Paphos, les îles des voluptés,
Des aurores du vieux monde, sont les restes antiques

Ile de Bréhat côte ouest
Sous d'autres horizons, dans les eaux moins sereines
De ce vaste océan bordé de déferlantes
Molène, Ouessant et Sein, les îles armoricaines
Se prennent à envier Bréhat des agapanthes
Sous d'autres horizons, les eaux sont moins sereines

Groix, Belle-ile et le Golfe sont les paradis bleus
Façonnés par les vents et les grandes marées
Ignorés de Vénus, d'Eros et tous les dieux
Accompagnant Sapho au bal des voluptés,
Groix, Belle-ile et le Golfe sont nos paradis bleus

Sur la côte bretonne, la mer est combattante
Si le marin parfois rêve au bleu de l'Egée
Au départ pour Cythère que le soleil enchante
Dans sa mémoire fidèle revivent les naufragés
Sur la côte bretonne, la mer est combattante

A l'ouest l'astre solaire projette ses derniers feux
Dans les yeux des marins délavés par les ans
Le Fromveur et le Raz en seigneurs ténébreux
Activent la mémoire dans le souffle des vents
A l'ouest l'astre solaire projette ses derniers feux

L'amertume est parfois la saveur de la mer
Sous les eaux calmes et bleues dorment tant de naufrages
Le marin s'interroge aux portes du mystère
Sur cet amour passion versatile et sans âge
L'amour avec la mer partage aussi l'amer!



vendredi 5 avril 2013

Patrimoine

Fontaine Saint Nicodème en Pluméliau (56)

Comme St Ignace en Quénécan ou la Trinité en Cléguérec, la fontaine de St Nicodème, également triple, est la plus célèbre et la plus ornée de Bretagne. Les sources sacrées remontent au druidisme celte, l'eau étant un élément capable de:  guérir, féconder,  prédire l'avenir et protéger les hommes comme les animaux.
L'Occident chrétien va donc tenter de faire oublier l'origine païenne de ce culte en attribuant aux saints locaux toutes les vertus thérapeutiques de ces eaux, et à Saint Nicodème, on peut dire qu'il va mettre le paquet!
Le monument ceinturé de murs date du XVIe siècle (restauré en 1608, date gravée dans le granit). Il se situe dans un vallon au pied d'une chapelle du même nom qui étonne le visiteur par la taille impressionnante du clocher-porche (46m de hauteur).
La fontaine possède trois bassins dans un ensemble à quatre pans. Le bassin central est dédié à St Nicodème invoqué contre les maladies contagieuses, les maladies de peau et la protection du bétail (chevaux en particulier). Un deuxième bassin est dédié à St Gamaliel. Il est réservé aux jeunes femmes qui font un voeu après avoir bu de l'eau à ce bassin et avoir gravi toutes les marches du clocher-porche sans se retourner. Le troisième bassin est celui de St Abibon, invoqué dans les douleurs et maux d'oreilles. Ce saint est connu également sous le nom de St Diboan (en français: sans douleur) et nombreux autres noms (Yben, Languis, Idunet, Ivinec...) et le surnom "Tu-petu" qui semble relever aussi de l'ancienne tradition celtique relayée au Moyen-âge par les roues à carillon (l'église de Laniscat en possède une), héritage d'un ancien culte solaire, ou "roue de la fortune" qui évoque la conjuration du mauvais sort. Selon les bons vouloirs de St Abibon, le sort pouvait basculer d'un côté comme de l'autre: une guérison rapide d'un côté, une mort rapide pour abréger les souffrances de l'autre, d'où le "Tu-petu" (d'un côté ou de l'autre).
Trois niches en anse de panier sont surmontées d'un arc en accolade rehaussé de crochets frisés et encadré par un gâble plein, flamboyant, flanqué de gargouilles et pinacles. Les statues des trois saints ont disparu mais l'ensemble est toujours étonnant par sa richesse et la finesse des sculptures.
A l'étendue du champ de compétences attribué à ces trois saints, on imagine l'importance de cette source et sa qualité à l'époque celtique...
Et comme s'il manquait quelquechose, un quatrième bassin surmonté lui aussi d'un monument  destiné à abriter la statue de Saint Cornely a été rajouté à quelques mètres de la fontaine principale. Ce St Cornely complète l'ensemble en assurant la protection du bétail et particulièrement des boeufs. Si vous passez en centre Bretagne, ne manquez pas cet endroit d'où partent chaque année en été les circuits "L'Art dans les chapelles".  Pour en savoir plus: "Les fontaines de Bretagne", Albert Poulin, Bernard Rio, Yoran Embanner 2008. InfoBretagne, patrimoine de Pluméliau (Morbihan).

mardi 2 avril 2013

Poème

Souvenir d'une mélodie

Jour après jour le temps fuyant
Rythme la vie et les saisons
Des jours passés restent des sons
J'entends encore les airs d'antan

De la musique aux jeunes années
J'ai tant reçu, c'est une chance
En effaçant tous les silences
Chante la vie réaccordée

Les années passent et portent atteinte
A la mémoire, à sa vigueur
Les soubresauts parfois du coeur
Des ans passés marquent l'empreinte

Et la mémoire si sélective
Arrête alors les heures vaines
Les voix du coeur sont souveraines
Chaque printemps les réactive

Une partition me fait sourire
Binious, bombardes sont à la fête
Un air étrange et beau m'entête
La mélodie d'un souvenir.

lundi 1 avril 2013

Histoire

Le Rocher du Conseil

L'affleurement rocheux nommé Rocher du Conseil se situe sur la crête schisteuse eifélienne (voir message antérieur sur la géologie) qui domine Rosquelfen au sud. Cet affleurement est la partie terminale de la crête côté Gouarec. Pour situer les altitudes, il faut signaler que Gouarec (22570) est à 130m d'altitude environ. Le Rocher du Marquis dont il a été question précédemment se situe 40m plus haut, vers 170m et le Rocher du Conseil est à environ 200m.
Ce sommet schisteux domine donc toute la lande de Rosquelfen dans sa partie la plus à l'ouest. Sa forme est grossièrement pyramidale avec une face nord plus régulière que les trois autres et inclinée à 70° (pendage nord 70).
 D'où vient ce nom "rocher du conseil"?
Quelques anciens de Rosquelfen indiquent qu'ils ont toujours entendu la même histoire au sujet de ce rocher: il s'agirait d'un lieu de rassemblement des chefs de tribus à l'époque celtique. Le promontoire rocheux est en effet positionné de telle sorte qu'il permet d'observer à la fois, la vallée du Blavet et sa sentinelle "Rocher du Marquis"et toute la campagne vers le nord et l'ouest. L'enclos celtique dans lequel était enfoui le trésor de Laniscat (voir messages antérieurs) était très proche de cet endroit. Les Romains ont tout de suite exploité la position en implantant un poste d'observation et de défense à proximité (voir découvertes archéologiques, briques et divers: A. Le Diuzet), la grande voie romaine de Condate à Vorgium passe à une centaine de mètres au nord. Les derniers à avoir utilisé ce secteur stratégique sont les allemands pendant la dernière guerre. En parcourant la crête entre le Rocher du Conseil et le sommet topographique à une centaine de mètres plus à l'est, il est encore possible aujourd'hui de tomber sur des restes de tranchées et maçonneries de briques et béton avec restes de barbelés.Aujourd'hui, la pousse des chênes a fortement réduit le champ de vision, mais on aperçoit toujours les collines de Bothoa et St Nicolas-du-Pélem au nord.

mercredi 13 mars 2013

sculpture

Clocher de l'église de Gouarec (22570)

Cette reproduction en châtaignier du clocher de N.D de la Fosse à Gouarec fait environ un mètre de hauteur et a été réalisée pour la plus grande partie, par un menuisier de Gouarec, Auguste Henri, en forme de puzzle en bois (six pièces). A gauche on observe une affiche réalisée par Coop Breizh en 2000 à l'occasion de la sortie du livre sur le Kost-ar-c'hoat, aujourd'hui épuisé. Cette vue montre l'abbaye cistercienne de Bon Repos en cours de restauration l'année des fortes chaleurs (et sécheresse) de 1988. En cliquant sur l'image on devine en regardant l'agrandissement, la véritable largeur du Blavet à cet endroit avant la réalisation du canal de Nantes à Brest au début du XIXe siècle. Le pont de Bon Repos construit par les moines comprenait alors 10 arches et la rivière alimentait un vivier devant l'abbaye. Les moines ont réalisé ce pont sur l'emplacement d'un ancien pont romain, lui-même succédant à un pont de voie antique celte comme le laisse supposer J.Y. Eveillard dans sa thèse sur les voies antiques du pays.

lundi 11 mars 2013

Poème

Amnésie en manteau blanc

Les flocons blancs voltigent et leur trame légère
Tisse un manteau d'hermines aux crêtes dénudées
Un suaire s'étend sur les gorges boisées
Etouffant l'onde vive en sa crue séculaire

Sous le grand linceul blanc, une cheminée fume
Devant l'âtre, pensive, une âme rêve à l'Eden
La rougeur des tisons colore, ravive, exhume
Des étreintes brûlantes, les souvenirs anciens
C'est le regard perdu vers un rivage bleu
Que la mémoire fidèle convoque alors ici
Mélancolique espace au présent silencieux
Sous le manteau de neige, la lande s'est endormie

 Oubliées les eaux vives, Liscuis, Daoulas en crues
Oubliés les sanglots des jours de pluie sans fin
Oubliées les collines, les chênes des talus
Et cette clé rouillée trouvée sur le chemin

Sous le grand manteau blanc, alourdissant l'ardoise
Le temps s'est arrêté et la mémoire éteinte
Quitte l'espace blanc pour un bateau qui croise
Sur la mer bleutée des illusions défuntes.




archéologie

Le menhir de Cailouan

Dans la même disposition topographique que "La Quenouille du diable", menhir de Silfiac évoqué précédemment, il faut signaler le célèbre menhir de Cailouan sur la commune de Plésidy dans les Côtes d'Armor à quelques kilomètres au nord de Corlay vers Guingamp.
Ce magnifique menhir en granite de Quintin est implanté près d'une source et possède son jumeau couché à proximité. Classé monument historique depuis 1889 pour sa beauté et sa taille (8 mètres), c'est l'un des plus beaux menhirs de la région encore debout. Son implantation près d'une source  a fait penser à un culte de la fécondité possible.
Dans le même secteur, on trouve mais cette fois sur une hauteur et visible de très loin, le menhir de Kergornec appelé "la chandelle" plus épais et massif, également en granite et de 8m15 de hauteur sur une largeur de 2 mètres, situé sur la commune de St Gilles Pligeaux. Il a été classé monument historique en 1971 et se situerait en 6e position des mégalithes de Bretagne les plus hauts encore debout. En contrebas, se trouve le menhir "le pâtre", nettement plus modeste (un peu plus de 4m de hauteur), également en granite de Quintin. Ces mégalithes doivent sans doute à leur taille et leur poids d'être encore dans leur position d'origine. En effet, ces masses de pierre ont été suffisamment dissuasives au cours des périodes où le prosélytisme religieux voulait les voir disparaître, pour finir par être tout simplement ignorées des hommes.

jeudi 7 mars 2013

Peinture et poème

Le héron

Calme et silence d'un matin froid
Sur le rivage d'un vieil étang
Où l'onde frise au vent glaçant
Le grand héron attend sa proie

Dans ce décor de fin d'hiver
L'oiseau figé, plumes cendrées
En frêle branche, patte grimée
Le grand héron se désespère

A quand les charnelles voluptés
Vives couleurs et ciel d'azur
Douce chaleur et nourriture?
Le grand héron rêve à l'été

Matin d'hiver au bord de l'eau
Où le héron cendré patiente
Bientôt s'achève la longue attente
Le temps va changer son tempo.


Aquarelle et plume

mercredi 6 mars 2013

Mégalithe,archéologie

Le kegel an diaoul ou La quenouille du diable

Au fond d'un vallon humide et rocailleux, se cache un menhir massif nommé la quenouille du diable, en breton: kegel an diaoul, sur la commune de Silfiac (56) vers Lescouet-Gouarec.
Il faut déjà connaître le secteur pour le trouver, car on ne le voit qu'à moins de 50 mètres.
Ce magnifique menhir est en granite porphyroïde de Rostrenen qui affleure sur place. Il y a cinq à six milles ans de cela, les hommes ont débité ce bloc énorme pratiquement sur place pour le positionner dans ce vallon où coule une petite rivière. Le menhir est estimé à sept mètres de hauteur pour une largeur de deux mètres cinquante environ à sa base.

Le menhir "la quenouille du diable" vu de l'amont du vallon (est). Le bâton planté devant donne l'échelle (1m). Son aspect massif impressionne. Le sens de ce positionnement particulier visible également dans d'autres zones à sources reste énigmatique. S'agit-il d'une limite de territoire, d'un culte (fécondité près d'une source?) ou d'un lieu sacré? Le mystère reste entier.


Le même mégalithe vu côté sud-est: on observe qu'il est penché vers le nord et que la surface la plus tabulaire est orientée au sud. C'est donc en venant du sud qu'il était le plus visible. Sa base sud dépasse les deux mètres cinquante. Si l'on considère que ce bloc de granite atteint les 20 m3, on peut estimer son poids à plus de 50 tonnes.
On voit bien en arrivant sur ce site qu'il existe une explication sommaire sur une pancarte proche, mais l'endroit est peu accessible et le balisage nettement insuffisant pour un visiteur non initié.